Mazda CX-9 2017 : style et agilité

Points forts
  • Plaisir de conduite
  • Motorisation peu énergivore
  • Style séduisant, carrosserie et habitacle
Points faibles
  • Pas le plus spacieux de sa catégorie
  • Large console centrale à l’avant gâche le confort
  • Capacité de remorquage peu reluisante
Évaluation complète

La deuxième génération du CX-9, introduite l’an dernier, a repris le flambeau de la première génération au chapitre du comportement routier, tout en adoptant une nouvelle motorisation SKYACTIV pour remplacer l’ancien, et quelque peu glouton, moteur V6.

Elle dispose également d’un nouveau style qui fait riche, raffiné et très européen. De façon discutable, Mazda est le constructeur japonais qui possède les designers les plus créatifs, ou du moins, ceux qui profitent de la plus grande liberté créative. Bon, le pif du CX-9 est un peu long, un peu pointu, mais le reste de la carrosserie du VUS est svelte et bien proportionné.

On remarque peu de distinctions visuelles à travers les diverses déclinaisons, y compris GS, GS-L, GT et Signature. C’est bon si vous optez pour les versions de base, mais ceux qui choisissent les versions huppées n’obtiendront pas plus de regards admiratifs. Le CX-9 propose des jantes en alliage de 18 pouces en équipement de série, tandis que les livrées GT et Signature chaussent des roues de 20 pouces et sont habillées de garnitures de bas de caisse chromées. Ah oui : la calandre de l’édition Signature s’illumine, alors il y a effectivement une distinction notable pour le CX-9 le plus dispendieux – la nuit.

Du nouveau chez Mazda : du vrai bois

Le design intérieur élégant du Mazda CX-9 2017 emprunte des éléments stylistiques des autres produits de la marque. Les commandes affichent une sensation de solidité, et presque tout est placé de façon ergonomique. L’instrumentation du conducteur est simple, le système de climatisation présente de conviviaux rhéostats pour régler la température, et on retrouve un levier de vitesses conventionnel (lire : intuitif) au lieu d’une déroutante rangée de boutons que l’on commence à voir apparaître dans les nouveaux véhicules aujourd’hui.

Chaque CX-9 — sauf la livrée GS de base — reçoit une sellerie de sièges en cuir, mais la version Signature arbore plutôt du cuir nappa avec des coutures plus élaborées. Puisque l’on en parle, le CX-9 Signature obtient aussi de véritables garnitures en bois de rose sur les portes et autour de la console de la commande centrale. C’est peu, mais ces placages rehaussent le look de l’habitacle.

Photo: Michel Deslauriers

L’espace est adéquat à l’avant comme à l’arrière, et je n’ai aucun problème à trimbaler la famille de cinq — incluant trois adolescents — au New Hampshire sans que l’on se chicane pour de précieux pieds carrés d’espace. Un VUS à trois rangées de sièges est parfait avec trois enfants, du moment qu’un de ceux-là se porte volontaire pour occuper la banquette arrière. On retrouve un volume de chargement de 407 litres derrière la troisième rangée, ce qui est bien, mais en deçà de la moyenne du segment. Même avec les sièges arrière rabattus, le CX-9 s’avère l’un des VUS intermédiaires à trois rangées les moins spacieux. Il nous semble toutefois plus logeable que ne le suggèrent les chiffres, mais bon.

Le système multimédia Mazda Connect fonctionne très bien, bien que certaines fonctionnalités ne soient pas des plus faciles d’utilisation, comme le système de navigation. L’écran tactile ne répond au toucher du doigt que lorsque le véhicule est immobilisé, un désavantage pour le passager avant, mais dans l’espoir de réduire la distraction au volant, cette mesure est justifiable. Une fois que l’on s’habitue à la disposition des menus à l’écran, la molette multifonction est une merveille et le bouton de volume n’est jamais très loin.

En ce qui concerne l’habitacle, on aimerait bien que le panneau de commande de la console centrale ne soit pas aussi large, puisque notre jambe frotte constamment dessus. Le mécanisme des sièges de deuxième rangée est raide, et les enfants ont dû utiliser de la graisse de coude pour les replier et les coulisser afin de pouvoir accéder à la troisième rangée. Bien que l’appuie-bras de la banquette médiane cache deux ports USB — les enfants pouvaient donc garder leurs appareils portatifs bien rechargés —, il n’y a pas de points de recharge pour ceux assis complètement à l’arrière, et une prise de courant de 120 volts serait un bel ajout. Un système de divertissement arrière intégré n’est pas offert non plus.

Fidèle à la philosophie de la marque

Le CX-9 figure parmi les plus légers VUS intermédiaires à sept passagers, au même titre que le Honda Pilot et le GMC Acadia. Évidemment, les performances et la tenue de route en sont positivement affectées.

Le moteur SKYACTIV turbocompressé de 2,5 litres développe 227 chevaux et un couple de 310 livres-pied, ou 250 chevaux s’il est abreuvé au super avec un indice d’octane de 93 — que l’on retrouve dans très peu de stations-service. La modeste cavalerie est compensée par un couple généreux se manifestant à un régime aussi bas que 2 000 tr/min. Mazda croit qu’aucun conducteur de CX-9 ne montera constamment le moteur à son régime maximal avec la famille à bord, son raisonnement est donc logique.

Le Mazda CX-9 2017 n’est pas une fusée, mais n’a pas besoin d’en être une. Avec le quatre turbo, le CX-9 peut monter et descendre des routes montagneuses avec facilité, et consomme peu sur l’autoroute, aidé par la souplesse de la boîte automatique à six rapports. Les seuls points négatifs ici, c’est que la sonorité du moteur n’a pas la richesse de celle des V6 de la concurrence, et la capacité de remorquage est limitée à 1 588 kg (3 500 lb), alors que la plupart de ses rivaux peuvent tirer jusqu’à 2 268 kg. Si l’on possède un bateau, on devrait plutôt jeter un regard sur le Dodge Durango et le Nissan Pathfinder.

Photo: Michel Deslauriers

En revanche, en ce qui a trait au comportement routier, le CX-9 semble plus léger qu’il ne l’est vraiment, il est agile, et pour ces moments où la progéniture ou notre douce moitié n’est pas à bord, le VUS n’a aucun problème à négocier les virages d’une route de campagne sinueuse. L’économie de carburant est également un point fort, puisque l’on a enregistré une moyenne de 9,5 L/100 km lors de notre voyage de 750 km aux États-Unis.

Il n’est pas le VUS à sept passagers le plus spacieux sur le marché, mais le Mazda CX-9 2017 demeure l’un de nos favoris de par son agrément de conduite, bien entendu, mais aussi parce qu’il est raffiné et stylisé. Vendu à partir de 35 600 $ avant les frais de transport et de préparation, ou 38 100 $ avec un rouage intégral — que nous recommandons chaudement dans n’importe quel VUS —, le CX-9 affiche également un prix concurrentiel, et comprend une foule de caractéristiques de sécurité avancées. La version Signature n’est peut-être pas accessible pour tous les budgets, avec son prix de 50 k$, mais elle est entièrement équipée, à l’exception des quelques items mentionnés plus tôt.

En passant, le modèle 2018 sera bientôt en vente. Il obtiendra quelques changements au chapitre des groupes d’équipement, mais aussi des sièges chauffants à la deuxième rangée et le système de conduite dynamique G-Vectoring Control de la marque.

Si l’on a besoin de transporter la famille sans sacrifier le plaisir de conduite, le CX-9 est un choix idéal. Si les capacités de chargement et de remorquage maximales figurent parmi les priorités, il y a de meilleurs choix sur le marché.

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