BMW i4 M50 2022 : au volant de la première BMW M électrique

Points forts
  • Couple maximal disponible en tout temps
  • Châssis très rigide
  • Silence et confort de roulement
  • Système de télématique iDrive de huitième génération
  • Bonne habitabilité
Points faibles
  • Poids élevé
  • Tarif des options
  • Dynamique pas aussi affûtée qu'une M3 ou M4
Évaluation complète

Munich, Allemagne – Signe des temps, la BMW i4 M50 est la première voiture électrique de BMW à recevoir la désignation M, alors que le constructeur bavarois déploie la deuxième vague de son offensive électrique, laquelle est composée de la berline i4 et du VUS iX dont nous avons pu faire l’essai récemment.

C’est en Allemagne, plus précisément entre Munich et la frontière autrichienne, que nous avons pu conduire la i4 M50, qui fera son entrée en concessions au pays à compter du premier trimestre de 2022, accompagnée de la i4 eDrive40.

Une dynamique de pointe mais pas pour le circuit

Premier constat relevé lors d’un parcours réalisé sur une route de montagne, il est clair que la vocation de la i4 M50 n’est pas de sauter les vibreurs et de rejoindre les points de corde en roulant à haute vitesse sur un circuit, ce dont une M3 ou une M4 à motorisation thermique est capable, mais plutôt de livrer une dynamique de premier plan en conduite sportive sur routes publiques.

Elle n’est donc pas en mesure de rouler aussi vite que les M3 et M4 en virage tout simplement parce que sa masse est beaucoup plus élevée. En fait, la i4 M50 affiche plus de 2 200 kilos à la pesée, sa batterie pesant plus de 500 kilos à elle seule. Le poids devient donc un facteur limitatif à la vitesse de passage en virage, les lois de la physique régissant le comportement des véhicules en mouvement étant immuables.

Photo: BMW AG

Un rouage intégral électronique performant

Cependant, la conduite de la i4 M50 est grisante à souhait, le couple maximal étant disponible en tout temps et la réponse du système électronique variant la répartition de ce couple entre les trains avant et arrière étant dix fois plus rapide que celle d’un rouage mécanique traditionnel.

Par ailleurs, la direction électromécanique à pas variable est à la fois directe et précise, ce qui permet de guider efficacement le train avant, et le freinage se montre très performant. La i4 M50 est également chaussée d’une monte pneumatique mixte, avec des pneus arrière plus larges, afin de composer avec une répartition des masses qui est de 48,2% sur le train avant et de 51,8% sur le train arrière.

Photo: BMW AG

Un système intelligent de récupération d’énergie

Bien évidemment, la BMW i4 M50 est aussi dotée d’un système de freinage régénératif très poussé qui comporte un mode adaptatif variant la récupération d’énergie selon le contexte dans lequel la voiture évolue. À titre d’exemple, lorsque j’ai rattrapé un groupe de cyclistes roulant devant moi sur une route sinueuse, le système a automatiquement commandé l’entrée en action du freinage régénératif pour ralentir la voiture et récupérer cette énergie pour ensuite y mettre fin quand j’ai modifié ma trajectoire pour laisser un espace aux cyclistes lors du dépassement.

Ce scénario s’est répété à plusieurs reprises, notamment lors de l’arrivée dans des villages ou lors du parcours de bretelles de sorties d’autoroutes. Il est aussi possible pour le conducteur de paramétrer ce freinage régénératif selon plusieurs modes, soit Bas, Moyen et Élevé ou même de pouvoir rouler « à une seule pédale » en déplaçant le levier de vitesses à la position B plutôt que D.

Photo: Fabian Kirchbauer

La capacité utilisable de la batterie est de 80,7 kWh, ce qui permet une autonomie variant entre 416 et 521 kilomètres selon les standards WLTP, lesquels sont maintenant plus réalistes. Il est donc permis d’anticiper que l’autonomie réelle de la i4 M50 avoisinera 400 kilomètres. La recharge complète s’opère en un peu plus de huit heures avec courant de 11 kilowatts, et une recharge de 10 à 80% peut se faire en un peu plus de 30 minutes lorsque la i4 est branchée à une borne rapide de 200 kilowatts. En Europe, le réseau de bornes de recharge rapide est beaucoup plus étendu que chez nous. À ce sujet, BMW est d’avis qu’une telle autonomie est suffisante et n’a pas l’intention de viser plus en misant plutôt sur le développement de réseaux de bornes de recharge rapide.

Photo: BMW

Une configuration à cinq portes

Dérivée de la prochaine Série 4 Gran Coupe, la BMW i4 est élaborée sur la plate-forme modulaire CLAR et présente une configuration à cinq portes, donc avec hayon arrière plutôt qu’un coffre habituel, ce qui lui donne une polyvalence bonifiée. Côté style, la i4 reprend les codes typiques de la marque avec sa calandre verticale, et des porte-à-faux très courts, à l’avant comme à l’arrière. Comme la i4 est à motorisation électrique, on constate que sa calandre est obstruée, pour améliorer l’aérodynamique, et que ses poignées de portière sont affleurantes.

Photo: BMW AG

Écran courbé et système iDrive de huitième génération

La pièce maîtresse de l’habitacle de la i4 est son écran courbé, qui est en fait composé de deux écrans mesurant respectivement 12,3 et 14,9 pouces. Le premier est localisé directement devant le conducteur et le second est au centre de la planche de bord.

Le système de télématique est la huitième génération du iDrive de BMW, lequel peut être contrôlé par l’écran tactile, la molette rotative sur la console centrale ou encore la commande gestuelle ou vocale, et la qualité graphique est absolument remarquable. Mis à part ce nouvel écran, l’ambiance est typiquement BMW avec volant multifonction, levier de vitesses traditionnel et une très belle qualité de finition intérieure.

Photo: BMW AG

Le prix de départ de la i4 eDrive40 est de 54 990 $ et celui de la i4 M50 est fixé à 72 990 $. Dans le cas de la i4 M50 essayée, nous pouvons conclure qu’il s’agit d’une authentique BMW pour ce qui est de son comportement routier, bien que sa dynamique ne soit pas aussi relevée que celle d’une M3 ou d’une M4, en raison de sa masse beaucoup plus élevée.

Cela étant dit, la i4 M50 nous a vraiment surpris par ses qualités routières, son habitabilité et sa qualité d’assemblage.

À voir aussi: notre essai du BMW iX 2022

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