Nissan Altima 2019 : la berline qui aime l’hiver

Points forts
  • Rouage intégral offert de série
  • Présentation intérieure réussie
  • Consommation d’essence raisonnable
Points faibles
  • Performances ordinaires
  • Accélérations bruyantes
  • Pas de bouton pour désactiver l’antipatinage
Évaluation complète

L’arrivée d’une nouvelle génération de l’Altima pour 2019 ne fera certainement pas de tort.

Armée d’une nouvelle gueule et un habitacle repensé qui se veut nettement plus moderne que celui de la génération sortante, l’Altima a l’épineux mandat de réanimer les ventes ensommeillées des berlines chez Nissan.

Pour y arriver, la division canadienne de Nissan a pris un audacieux pari : celui d’offrir un rouage intégral de série sur toutes les variantes de la nouvelle Altima.

Photo: Frédéric Mercier

Eh oui! Pour l’année-modèle 2019, l’Altima est automatiquement munie d’une configuration à quatre roues motrices, une caractéristique qui n’était même pas offerte en option pour 2018. L’Altima devient ainsi la deuxième voiture de sa catégorie (après la Subaru Legacy) à proposer une telle configuration comme commodité de base.

Après un premier contact avec l’Altima en Californie l’automne dernier, l’équipe du Guide de l’auto a enfin pu tester l’Altima et son rouage intégral sur les routes encore bien enneigées et parsemées de nids-de-poule des Laurentides. Le vrai test québécois!

Pas besoin d’un VUS

Avant même de prendre la route, l’Altima 2019 nous plonge dans un environnement à l’ergonomie quasi irréprochable. La planche de bord, bien que plutôt sobre, dispose les commandes de jolie façon sans compromettre le côté pratique. Les boutons physiques demeurent bien présents et sont faciles à consulter.

Idem pour l’écran tactile de huit pouces qui trône au centre de la console. Le système d’infodivertissement qui y est hébergé est de loin supérieur à celui que proposait Nissan dans la génération antérieure de l’Altima. Le constructeur nippon a fait des pas de géant à ce chapitre au cours des dernières années.

Photo: Frédéric Mercier

Une fois sur la route, on s’habitue rapidement à la contribution du système à quatre roues motrices. Celui-ci confère de facto au conducteur un sentiment de contrôle et de sécurité que l’on retrouve habituellement dans des véhicules plus haut.

Avec l’Altima 2019, Nissan propose une nouvelle alternative aux consommateurs en quête d’un bon véhicule hivernal qui n’ont pas nécessairement envie d’un VUS. Avec un coffre de 436 litres et des places arrière étonnamment confortables, l’Altima se veut somme toute assez pratique tout en adoptant un comportement routier supérieur à celui d’un Nissan Rogue ou d’un Honda CR-V, par exemple.

Nissan a mis le paquet en matière de sécurité avec l’intégration de l’ensemble de conduite assistée ProPILOT de même qu’avec un système de freinage automatique en cas de collision imminente.

Ces technologies, bien que nécessaires pour améliorer la sécurité active du véhicule, s’avèrent toutefois plutôt intrusives et deviennent parfois un handicap plus qu’un réel avantage. Il est possible de désactiver le système d’antipatinage pour un peu plus de latitude, mais Nissan a omis d’installer un bouton physique à cet effet. Il faut donc passer par l’ordinateur de bord du véhicule, une perte de temps qui aurait facilement pu être évitée...

Photo: Frédéric Mercier

Un moteur seulement

Si l’Altima a su nous séduire par son rouage intégral et son design revampé, il en va autrement pour ce qui est des performances.

Sous le capot, la berline intermédiaire n’est offerte qu’avec un seul moteur, un bloc à quatre cylindres de 2,5 L d’une puissance et d’un couple plutôt timides de 182 chevaux et 178 livres-pied.

Jumelée à une boîte automatique à variation continue (CVT), cette motorisation limite l’Altima à des accélérations assez mornes. Sans compter le bruit agressant qui se fait entendre quand on enfonce la pédale droite.

Photo: Frédéric Mercier

On comprend que l’Altima n’est pas une voiture sport, mais un peu plus de vigueur n’aurait certainement pas fait de tort.

D’ailleurs, aux États-Unis, la berline est également livrable avec un moteur turbocompressé de 248 chevaux emprunté à Infiniti, la division de luxe de Nissan. Les stratèges canadiens ont toutefois décidé de le bouder, histoire de ne pas jeter d’ombre à la Maxima et même à l’Infiniti Q50.

Heureusement, le quatre cylindres de l’Altima 2019 se rattrape avec une consommation d’essence ville/route très raisonnable de 7,9 L/100 km.

Livrée en trois versions pour 2019 (S, SV et Platine), l’Altima 2019 est disponible à partir de 27 998 $, un prix légèrement supérieur à celui de la Subaru Legacy, qui devient sa plus proche rivale.

L’Altima ravivera-t-elle la flamme des automobilistes québécois envers les berlines intermédiaires? Probablement pas. Mais avec une présentation réussie et quatre roues motrices de série, la berline de Nissan devient soudainement beaucoup plus intéressante pour un marché comme le nôtre.

Surtout après un hiver comme celui que l’on vient de traverser!

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