Toyota Corolla Hatchback 2019 : l’art de bien faire ses devoirs

Points forts
  • Style excitant
  • Qualité de finition
  • Fiabilité assurée
  • Bon niveau d'équipement
Points faibles
  • Version XSE intéressante, mais dispendieuse
  • Sièges manquant de soutien
  • Direction un peu moins précise que certaines rivales
Évaluation complète

Pas assez riches pour se payer les coupés sport de l’époque, c’est dans les années 80 que les jeunes acheteurs ont découvert les vertus des compactes à hayon. La Honda Civic en était l’exemple parfait, tout comme la Mazda 323, des modèles qui offraient des performances plus que décentes tout en demeurant plus accessibles.

Comme vous l’imaginez, la Toyota Corolla n’a jamais réellement fait partie de cette liste. La Corolla, qui la majeure partie de sa vie n’a été offerte qu’en berline, a toujours fait appel au rationnel, beaucoup plus qu’à l’émotion, une composante essentielle afin d’attirer les plus jeunes. La Toyota Matrix a fort bien réussi cette mission avant de disparaître.

Un test réussi

Avec la disparition de la marque Scion et de la compacte iM à hayon, la gamme Corolla se voit donc bonifier d’une version Hatchback pour 2019. C’est la version XSE que nous avons mise à l’essai cette fois-ci, la plus cossue du lot et la plus sexy grâce à son béquet arrière et ses jantes de 18 pouces. Sa carrosserie peinte en Bleu flamme ajoutait largement à l’impact. Non, toutes les Corolla ne seront plus beiges ou grises!

Ayant deux adolescents en âge de commencer à conduire, leur intérêt envers les véhicules sexy et surtout, plus abordables, devient de plus en plus marqué. Le salaire d’un étudiant leur a rapidement fait comprendre que les Porsche et autres bolides qui décorent notre entrée de temps en temps ne seront pas de sitôt dans leurs plans.

Photo: Sylvain Raymond

Jamais, au grand jamais, mon arrivée dans une Toyota Corolla ne les aurait fait sortir de la maison, mais à ma grande surprise, ce fut le cas. Ils se sont précipités à l’extérieur pour l’examiner sous toutes les coutures et découvrir un habitacle fort réussi et très techno grâce à l’écran multifonction tactile de sept pouces placé sur le tableau de bord.

Il faut avouer que la version XSE brille par son volant chauffant sport gainé de cuir et son tableau de bord orné de similicuir avec surpiqûres grises. Il ne manque que quelques détails , notamment un pédalier métallisé et des sièges au maintien un peu plus ferme. Plus imposante que feu la Scion iM, la Corolla Hatchback dispose d’un habitacle spacieux, même les passagers arrière ne seront pas en reste.

Attention au prix

L’excitation de mes ados était au comble, mais j’ai rapidement refroidi leur ardeur en mentionnant le prix de notre modèle à l’essai, plus de 31 000 $ en incluant les frais de transport et de préparation. La déception était palpable, mais il faut savoir que la Corolla Hatchback est vendue en version de base à 20 980 $, soit un prix en ligne avec ses rivales. Dans tous les cas, les livrées hatchback sont toujours plus dispendieuses que les berlines. La version SE Upgrade nous semble la plus intéressante de la gamme côté prix et équipement offert.

Sous le capot, elle hérite d’un moteur quatre cylindres de 2,0 litres qui développe 168 chevaux pour un couple de 151 lb-pi. C’est tout de même une puissance supérieure à l’ancienne Scion iM et à plusieurs de ses rivales, sauf la Honda Civic qui en offre un peu plus. La puissance est transmise aux roues via une boîte manuelle à six rapports qui vient de série dans toutes les livrées, une boîte automatique à variation continue (CVT) est livrable pour 1 000 $ de plus.

Une boîte CVT

C’est d’ailleurs l’automatique qui équipait notre modèle d’essai. Nous aurions certainement aimé voir si la boîte manuelle est aussi efficace que celle de la Honda Civic, de la Mazda3 ou même de la Volkswagen Golf, mais c’était plutôt l’occasion de voir comment Toyota a réussi à améliorer son modèle en l’équipant d’une boîte à variation continue.

Cette dernière comprend non seulement 10 rapports simulés pour atténuer l’effet désagréable des boîtes CVT, mais on a eu l’idée d’utiliser un engrenage classique au décollage. Il est vrai que cette boîte s’est avérée en général plus agréable en maîtrisant mieux les hurlements du moteur, mais on demeure toujours dans le compromis, au nom du prix et d’une consommation d’essence réduite.

Le moteur quatre cylindres à injection direction ne manque pas de puissance, mais il n’a pas le punch des moteurs turbocompressés de certaines rivales. C’est le couple qui entre ici en jeu et la Honda Civic ainsi que la Volkswagen Golf en offrent beaucoup plus.

Au volant, on perçoit une bonne rigidité de la caisse qui, mariée à une suspension sport, procure un comportement assez dynamique. Ce n’est toutefois pas aussi marqué avec la Mazda3 ou la Volkswagen Golf, mais certainement un peu plus que dans les cas des bagnoles coréennes. Son capot abaissé permet une bonne vision en avant et même si la caméra de recul est de série, la vision arrière n’est pas mauvaise non plus.

Avec son style sport et athlétique, la Corolla Hatchback à ce qu’il faut pour séduire une nouvelle clientèle et surtout, elle aidera la Corolla à faire oublier son étiquette de voiture fiable, mais peu emballante.

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