Mazda6 2018 : nouvelle et plus haut de gamme

Points forts
  • Style élégant et sophistiqué
  • Moteur turbo très performant
  • Qualité de finition
  • Conduite emballante
Points faibles
  • Pas de rouage intégral offert
  • Gamme de prix en hausse
  • Apple CarPlay / Android Auto non offert pour le moment
  • Moteur turbo plus capricieux en entretien
Évaluation complète

Avec la disparition de la Mazda5, il ne reste plus que trois voitures pour la marque nipponne : la MX-5, la Mazda3 et la Mazda6. Vous le savez sans doute, les ventes de voitures sont en baisse constante à la faveur des VUS et la Mazda6, qui fait office de porte-étendard pour la marque, s’inscrit dans un créneau durement touché par la tendance.

Étonnement, il n’y a jamais eu d’aussi bonnes berlines intermédiaires et malgré de ventes plus timides, la Mazda6 nous a toujours fait bonne impression, surtout en raison de son design et de sa conduite emballante. À peine deux ans après avoir subi quelques modifications, voilà que la Mazda6 profite à nouveau d’une refonte pour l’année-modèle 2018 et cette fois, les changements sont un peu plus importants. Ce qui retient principalement l’attention, c’est l’arrivée d’un moteur turbocompressé et un changement philosophique.

Une Mazda6 plus haut de gamme

Afin de tirer son épingle du jeu, Mazda a décidé de rendre sa « 6 » un peu plus prestigieuse et « haut de gamme », dans le même esprit que le traitement apporté récemment au CX-9. C’est tout de même un changement de cap assez important pour une marque réputée pour sa sportivité. On veut intéresser les consommateurs de voitures de luxe qui pourraient acheter une Mazda6, plus abordable, et bondée d’équipements.

Pour se faire, on a tout d’abord donné quelques coups de crayon à sa silhouette. Le nouveau carénage avant reprend l’inspiration du CX-9 et l’ensemble descend un peu plus près du sol. La grille est aussi plus imposante et adopte un motif différent. Les flancs sont pratiquement intouchés, mais les roues, les rétroviseurs et l’arrière profitent de quelques changements, les feux sont notamment un peu plus élancés. La voiture est très élégante et réussie esthétiquement, mais dans ce segment, le design n’a jamais été un élément clé du succès d’un véhicule.

Photo: Sylvain Raymond

Au revoir la Mazda6 GX, bonjour la Mazda6 Signature!

Autre preuve que l’on veut changer le statut du modèle, on a rayé du catalogue la version de base GX dont le prix se situait sous les 25 000 $. On doit aussi mentionner que les ventes des versions moins équipées était assez faible, alors que les acheteurs préfèrent une berline mieux nantie. C’est donc la Mazda6 GS (27 000 $ avant les frais de transport et de préparation) qui fait maintenant office de version d’entrée de gamme alors que la GS-L offre un peu plus d’équipement, dont des sièges en cuir à réglage électrique et un régulateur de vitesse intelligent.

La Mazda6 GT est de retour alors qu’au sommet de la gamme, on a emprunté le nom du plus cossu des CX-9, « Signature », pour en faire également la version la mieux équipée de la Mazda6. Il faudra par contre débourser un peu plus de 38 000 $, ce qui est assez élevé, mais quand même intéressant si on la compare avec des voitures de luxe certes plus prestigieuses, mais qui ne vous en offriront pas autant côté équipement pour un prix similaire.

Puisque les stylistes avaient pour mission d’épurer l’habitacle, à peu près tout a été retouché. Le tableau de bord semble plus mince et élancé, surtout dû aux buses de ventilation qui sont un peu plus étirées et qui se fondent mieux dans la planche de bord. L’instrumentation a aussi été minimalisée et dans le cas de la version Signature, un écran numérique au centre permet de personnaliser l’affichage à votre guise. Les lignes de contour sont plus harmonieuses et le design s’emboite de l’avant à l’arrière. Si vous choisissez les garnitures deux tons, ainsi que les panneaux de porte et le bas du tableau de bord garnis de suède, l’habitacle devient simplement magnifique et l’effet luxe est assuré.

Photo: Sylvain Raymond

Un nouveau moteur turbocompressé

Notre essai a débuté avec une Mazda6 2018 équipée du moteur quatre cylindres atmosphérique de 2,5 litres. C’est une mécanique connue qui était déjà offerte dans la voiture, mais on lui a ajouté un système de désactivation des cylindres qui optimise son économie de carburant. Avec ses 187 chevaux, le moteur n’est pas inintéressant, mais il doit révolutionner assez haut afin de livrer une puissance adéquate. Tout est un peu plus long, mais si vous n’êtes pas pressé, cela ne sera pas problématique.

On a mis au rencart la boîte manuelle, qui étonnamment est encore proposée chez nos voisins du Sud, pour ne conserver que la boîte automatique à six rapports. Même si la concurrence se targue de boîtes un peu plus sophistiquées, celle de la Mazda6 se veut efficace, jamais hésitante.

La nouveauté, c’est l’arrivée du quatre cylindres turbocompressé de 2,5 litres que l’on retrouve également dans le CX-9. Avec ses 227 chevaux – 250 chevaux si vous le nourrissez de carburant super –, ce moteur redonne ses lettres de noblesse au véhicule. Difficile de ne pas le recommander, car son excellent couple de 310 lb-pi rend la voiture beaucoup plus réactive à nos moindres besoins. Sur la route, la bagnole reprend le flambeau de l’ancienne génération, son comportement demeure le plus dynamique du lot, et seule la Ford Fusion Sport s’approche drôlement de la Mazda en matière de dynamisme. C’est d’ailleurs la Fusion Sport qui remporte la palme au chapitre de la puissance avec ses 325 chevaux, tout un bolide.

La direction demeure ultraprécise, on peut enfiler la voiture là où on le veut et on la sent agile. Les pneus larges et le calibrage des suspensions rehaussent le dynamisme, alors si vous préférez une automobile molle et ultraconfortable, vous n’aimerez pas celle-ci.

Les ingénieurs ont tout de même amélioré le silence de roulement en réduisant l’intrusion des bruits extérieurs et du moteur dans l’habitacle, notamment en rehaussant le niveau d’isolation et en optimisant plusieurs composantes mécaniques. Nous avons circulé sur des sections de route passablement amochées et les prétentions du constructeur se sont avérées exactes.

Pas de rouage intégral dans le cas de la Mazda, un avantage que certaines rivales possèdent et qui pourrait détourner les acheteurs de voiture de luxe...

Bref, la mission de la Mazda6 2018 ne sera pas facile à remplir. Elle brandit toutefois plusieurs arguments solides, et il faut prendre son volant afin d’être à même de les découvrir.

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