Subaru Crosstrek 2020 : fonctionnelle mais pas inspirée

Points forts
  • Confort des suspensions
  • Polyvalence et côté pratique
  • Bonnes aptitudes en conduite hors-route
  • Bonnes cotes de sécurité
Points faibles
  • Puissance du moteur
  • Niveau sonore perçu dans l'habitacle
  • Manque de raffinement
  • Look fade de l'intérieur
Évaluation complète

Le look de la Subaru Crosstrek la fait passer pour un VUS, mais il s’agit en fait d’une petite familiale surélevée avec un design plus aventurier, ce véhicule partageant sa plate-forme avec l’Impreza.

La Crosstrek actuelle, de seconde génération, est élaborée sur la plate-forme SGP (Subaru Global Platform), laquelle est particulièrement rigide. Cette structure très solide a permis aux ingénieurs de calibrer les liaisons au sol en fonction du confort et de la conduite hors route, les suspensions accordant un très bon débattement.

En fait, on peut dire que, côté confort, la Crosstrek est capable du meilleur et du pire. C’est l’un des véhicules les mieux adaptés à la qualité du revêtement des routes du Québec, les suspensions absorbant très bien les inégalités de la chaussée, mais le niveau sonore perçu dans l’habitacle affecte inversement le confort, soulignant le manque de raffinement de la Crosstrek. À ce chapitre, le pseudo-VUS de Subaru souffre beaucoup de la comparaison directe avec le nouveau Mazda CX-30, lequel lui est nettement supérieur.

Un moteur qui manque de punch

Concernant la dynamique, la direction de la Crosstrek, empruntée à la sportive Subaru BRZ, s’avère particulièrement vive, ce qui permet d’inscrire le véhicule en virage avec précision et de bien sentir la route.

Côté performance, la puissance du moteur de 2,0 litres, le même que celui de l’Impreza, est plutôt limite compte tenu du poids plus élevé de la Crosstrek. Le résultat, c’est qu’il faut bien anticiper certaines manoeuvres, comme les entrées sur l’autoroute, alors que d’autres, comme les dépassements sur les routes secondaires, deviennent plus risquées. Les cotes de consommation officielles sont chiffrées à 8,5 L/100 km en ville et à 7,0 L/100 km sur la route, mais nous n’avons jamais obtenu une moyenne inférieure à 9,0 L/100 km au cours de l’essai.

Il faut croire que Subaru est conscient de cette lacune puisque, dès l’année-modèle 2021, les versions Outdoor et Limited de la Crosstrek seront animées par le moteur quatre cylindres de 2,5 litres qui équipe déjà les Forester, Legacy et Outback.

Avec ses 182 chevaux et 176 livres-pied de couple, ce moteur devrait permettre à la Crosstrek de mieux figurer au chapitre des performances et, surtout, de soutenir la comparaison avec des rivaux offrant déjà des mécaniques plus puissantes, comme le Mazda CX-30.

Les autres déclinaisons de la Crosstrek 2021 continueront de faire appel au moteur de 2,0 litres, mais toutes les variantes afficheront un nouveau look avec un bouclier avant redessiné, histoire de rafraîchir un peu le design extérieur. Cela étant dit, la Crosstrek ne gagnera toujours pas de prix de design, le style n’étant clairement pas une priorité de la marque japonaise.

Fonctionnelle, mais pas inspirée

L’habitacle de la Crosstrek est très fonctionnel, mais son design manque sérieusement d’inspiration. Pour ce qui est des considérations pratiques, le volume de chargement est chiffré à 588 litres avec tous les sièges en place, et à 1 565 litres avec les dossiers arrière rabaissés.

On apprécie également qu’il soit possible de remiser le cache-bagages sous le plancher lorsqu’il ne sert pas, puisqu’il suffit de soulever la partie arrière du plancher pour ensuite fixer le cache-bagages à deux points d’ancrage localisés dans cet espace, ce qui est particulièrement ingénieux. L’ergonomie ne prête pas flanc à la critique, toutes les commandes étant facilement repérables, mais la Crosstrek ne figurera pas au palmarès du magazine Ward’s pour le design de son habitacle. Encore une fois, la fonctionnalité prime avant tout.

En terminant, la Crosstrek est dotée de nombreuses qualités, mais manque de raffinement. C’est un bon véhicule utilitaire, et sa garde au sol, ainsi que le dispositif X-mode, lui permet de faire preuve de bonnes aptitudes pour la conduite hors route.

Aussi, elle obtient de bonnes cotes en ce qui a trait à la protection accordée aux occupants en cas d’impact. Toutefois, le niveau sonore perçu dans l’habitacle, le look fade et peu inspiré de l’intérieur, et le manque de punch de son moteur de deux litres font partie des points faibles.

Comme la facture de notre modèle d’essai dépassait largement la barre des 35 000 $, on s’attend à mieux.

En vidéo: les modèles de Subaru sont-ils fiables?

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