BMW Z4 sDrive30i 2019 : inquiétudes dissipées

Points forts
  • Apparence distinguée
  • Moteur quatre cylindres costaud
  • Habitacle spacieux et confortable
Points faibles
  • Absence d’une boîte manuelle
  • Sonorité du moteur quatre cylindres
  • Système iDrive peut être complexe pour les néophytes
Évaluation complète

PALM SPRINGS (Californie) - Après une pause de trois ans, la décapotable biplace de BMW revient sous une allure complètement différente, assemblée sur une nouvelle plate-forme, et alimentée par de nouveaux moteurs. Ça promet.

Mais nous étions inquiets. Inquiets que cette Z4 soit trop grosse, trop lourde et loin de ses racines (la Z3). De plus, le fait qu’elle partage presque toutes ses composantes mécaniques avec la Toyota Supra 2020 ne l’aide certainement pas à attirer l’attention qu’elle mérite.

Nos inquiétudes se sont immédiatement dissipées après l’avoir conduite dans la région de Palm Springs, en Californie. La BMW Z4 2019 est sublime, point final.

Photo: William Clavey

Dans l’ombre de l’autre

La renaissance de la Toyota Supra a généré tellement d’engouement, que la pauvre Z4 a rapidement été reléguée dans l’ombre de sa jumelle. Pourtant, le retour d’une auto sport décapotable au sein de la marque bavaroise a de quoi exciter les mordus de conduite, surtout que ce type de bolide se fait de plus en plus rare.

Mais cela n’empêche pas la Z4 d’avoir de bonnes concurrentes, car elle en a quelques-unes, comme la Mazda MX-5, l’Audi TT, l’Alfa Romeo 4C, la Mercedes-Benz SLC et la Porsche 718 Boxster.

Dès le premier coup d’œil, on remarque effectivement une bagnole singularisée par un design angulaire, lequel apparaît tranquillement sur les récents produits du constructeur. Au moins, elle conserve les proportions d’un roadster avec son long « museau » et ses ailes bombées. Franchement, c’est un design réussi.

Avec cette Z4, BMW promet un retour aux sources en offrant plus de légèreté et davantage de maniabilité que sa devancière, laquelle avait le fâcheux défaut d’être trop molasse et américanisé.

Photo: William Clavey

Ça commence avec un toit souple, permettant à la nouvelle Z4 de perdre quelques livres sur la balance. Mais pas beaucoup, car elle ne pèse que cinq kilos de moins (1 491 kg contrairement à 1 496 kg). Le toit demeure toutefois mécanique, car après tout, c’est une BMW.

Pour 2019, elle s'amène sous une seule déclinaison, la sDrive30i, alimentée par un quatre cylindres turbo de 2,0 litres d’une puissance de 255 chevaux et d’un couple de 295 lb-pi. Une M40i arrivera en 2020, propulsée par un six cylindres turbo de 3,0 litres de 382 chevaux et d’un couple de 369 lb-pi. Oui, c’est le même moteur que l’on retrouve dans la Supra, mais il développe ici 47 chevaux de plus.

La grande déception, du moins pour les puristes, c’est l’absence d’une boîte manuelle. Fini les trois pédales pour la Z4 : il n’y a plus qu’une boîte automatique à huit rapports pour l’étendue de la gamme. Par chance, toutes les Z4 sont armées d’un rouage à propulsion.

Curieux de voir ce que le « petit modèle » avait dans le ventre, nous nous sommes concentrés sur la déclinaison sDrive30i pour notre essai.

Photo: William Clavey

Du soleil et beaucoup de vent

Notre essai s’est effectué sur la route Box Canyon Road, à quelques kilomètres du circuit de Thermal, où se déroulait l’événement annuel BMW Test Fest.

Dignes des routes californiennes, c’est un bout d’asphalte sinueux et absent d’imperfections qui se faufile entre une série de montagnes rocailleuses, au sein d’un désert sec. Bref, c’est l’endroit idéal pour conduire une décapotable les cheveux dans le vent!

Dès le premier tour de volant, on remarque effectivement une sensation de légèreté. On prend les virages sans entendre un bruit de caisse et sans ressentir une sensation de flexibilité. La Z4 est hyper solide, une bonne nouvelle pour la Supra.

Le fait que l’auto soit considérablement plus large que sa devancière (1 864 mm au lieu de 1 790 mm) aide beaucoup, ainsi que la suspension adaptative. Ensemble, ces éléments font en sorte qu’elle est stable à haute vitesse, sans perdre de son agilité. On se sent en confiance derrière le volant, ayant l’impression de conduire une voiture de gabarit plus imposant.

Photo: William Clavey

La direction, même si elle est électronique, transfère juste assez de rétroaction afin de bien saisir ce que les roues avant sont en train de faire. Dernièrement, BMW semble avoir compris comment calibrer ces systèmes. Bien que moins organique qu’une direction hydraulique, le volant de la Z4 ne risque pas trop de décevoir les adeptes de conduite.

Le quatre cylindres, de son bord, livre une bonne dose de couple à bas régime, s’activant dès 1 500 tours/min, suivi d’un subtil et court délai. Il aime aussi révolutionner, développant sa pleine puissance à 6 500 tours/min. Bref, c’est un petit moteur costaud, permettant à la Z4 d’être rapide dans sa déclinaison d’entrée de gamme.

On déclare un 0-100 km/h en 5,3 secondes. Pas mal pour un moteur de deux litres!

Cependant, nous ne sommes pas fervents de la sonorité de ce moteur, surtout qu’on lui a ajouté un amplificateur de décibels, ainsi que des effets artificiels, comme les faux backfires dans le tuyau d’échappement. C’est amusant à écouter, certes, mais on s’en lasse rapidement.

Photo: William Clavey

Une bonne « Béhème », ça fait toujours du bien

Mais quand on y pense, on s’attend à ce qu’une BMW soit divertissante à conduire. Sans surprise, la Z4 ne déçoit pas. Et comme toute bonne BMW, son habitacle est d’un confort inégalé.

Malgré l’absence de places arrière, l’avant est étonnement spacieux, même pour les grandes personnes. Les sièges sport se reculent et s’inclinent sans obstruction, comme dans une berline, sans oublier leur soutien et leur confort sans reproche. Notre modèle d’essai s’ouvrait sur un habitacle plutôt joli avec des sièges et intérieurs de portière rouges. Il était aussi intéressant de comparer cet habitacle à celui de la Supra. Certes, les ressemblances sont visibles, mais le design de la planche de bord et les jauges de la Z4 sont uniques.

Et que dire du système multimédia iDrive qui, après plusieurs années d’évolution, a atteint un niveau d’ergonomie presque parfait?

Photo: William Clavey

Qu’on le manipule par le pavé tactile ou par la molette centrale, c’est un système simple à comprendre, incorporant les plus récentes technologies en matière de connectivité ainsi que des commandes physiques pour les fonctions importantes, comme la chaîne audio, la carte de navigation et la climatisation.

Son seul défaut, comme dans toutes les BMW, c’est qu’il intègre tellement de réglages et de technologies, que l’on peut facilement se perdre dans ses innombrables menus...

Pour finir, on vous rassure en vous disant que la Z4 nous a quittés pour mieux revenir, rapportant tout le savoir-faire technique que l’on attend d’une BMW.

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