Subaru Forester 2019 : il ne faudrait pas l'oublier

Points forts
  • Habitacle plus spacieux
  • Bonne tenue de route
  • Rouage intégral efficace
  • Bon choix de versions
Points faibles
  • Système multimédia
  • Abandon du moteur turbo
  • Version haut de gamme pas aussi cossue
  • Boîte CVT moins emballante
Évaluation complète

Pour 2019, le Forester fait peau neuve afin de demeurer concurrentiel dans le créneau des VUS compacts. Certains, surtout les puristes, peuvent lui reprocher de s’être embourgeoisé au fil des années, mais le Forester est sans doute le modèle de la marque, avec l’Outback, qui aura le mieux conservé ses racines dans son évolution. Plusieurs ont tendance à l’oublier lors de leur magasinage, il ne faudrait pas.

Vous le trouvez plus imposant à première vue? Vous avez raison, le véhicule profite de la nouvelle plate-forme globale de Subaru – utilisée par l’Ascent, le Crosstrek et l’Impreza – et dispose d’un empattement supérieur et d’une longueur accrue de 30 mm. Le tout se traduit par un peu plus d’espace à bord, particulièrement pour les passagers arrière. Puisque les VUS compacts sont très populaires chez les jeunes familles, le nerf de la guerre c’est l’espace de chargement et le Forester en fournit maintenant plus que plusieurs de ses concurrents, surtout avec ses 2 155 litres une fois les banquettes arrière abaissées.

Photo: Sylvain Raymond

Du beau boulot à bord

Nous l’avions mentionné lors de notre récent essai de la Subaru Impreza, le constructeur s’est attardé à corriger une lacune importante : la finition de ses habitacles. C’est aussi le cas à bord du Forester qui profite d’un aménagement beaucoup plus en ligne avec la concurrence. L’impression de qualité est plus présente, notamment avec l’ajout de matériaux souples aux endroits plus visibles. Par contre, notre version Premier, vendue près de 40 000 $, n’avait pas le panache de certaines livrées haut de gamme de la concurrence.

Étonnamment, il fallait régler le climatiseur automatique à 19 degrés afin de ne pas avoir trop chaud et même une fois la température idéale atteinte, le ventilateur continuait à souffler à grande vitesse plutôt que de réduire le débit et ainsi diminuer le bruit à bord.

Photo: Sylvain Raymond

Logé sur le tableau de bord, un second écran multifonction de 6,3 pouces, typique aux véhicules Subaru, procure quelques informations supplémentaires dont la consommation. On se dit qu’il y a belle lurette que Subaru aurait dû intégrer le tout au système principal ou du moins, dans le groupe d’instrumentation. On est heureux de retrouver l’intégration Apple CarPlay et Android Auto, toutefois la qualité du système de sonorisation demeure médiocre, car on ne perçoit pratiquement aucune basse fréquence.

Toute nouvelle cette année, la version Sport donne un peu de style à ce VUS qui arbore, il faut l’avouer, un design assez passe-partout. Le Forester a toujours fait appel à la partie logique et pratique du cerveau, certainement pas émotive. Cette livrée ajoute quelques éléments tape-à-l’œil incluant des accents orangés sur certaines composantes de carrosserie dont les rails du toit, des jantes et une grille au fini noir mat ainsi qu’un petit aileron à l’arrière. La thématique orangée est aussi présente à bord.

La fin du moteur turbo

Ironiquement, on s’affaire à dynamiser le style du Forester, mais on lui retire son moteur turbocompressé et sa boîte manuelle. La cinquième génération du Subaru Forester perd sa version XT et donc, son moteur suralimenté, alors que de son côté le Mazda CX-5 en reçoit un cette année dans ses versions Signature et GT. Dommage, car cette mécanique procurait un avantage concurrentiel au modèle, ce n’est plus le cas. Toutes les versions sont donc maintenant équipées du quatre cylindres de 2,5 litres qui développe 182 chevaux, 12 de plus que dans l’ancien modèle. C’est en ligne avec la concurrence, alors que le Honda CR-V en offre un peu plus en raison de sa mécanique turbocompressée.

Au volant, difficile d’admettre que les 12 chevaux supplémentaires changent la donne, le comportement du Forester demeure très similaire. Le moteur Boxer avec sa configuration à plat émet toujours une sonorité distincte et la boîte automatique à variation continue ne l’aide pas à être silencieux. Heureusement que l’on a amélioré l’insonorisation de l’habitacle, le tout est perceptible en conduite normale.

On aime bien la position de conduite et la prise en main du volant, lesquelles procurent un bon sentiment de contrôle. La vision périphérique est excellente, surtout à l’arrière, les formes carrées du véhicule lui servent bien. Le Forester se situe à mi-chemin entre le confort sur route et le plaisir de conduite. Il se montre engageant et colle bien en virage. On remarque très peu de transfert de poids, que ce soit dans les courbes ou au freinage.

Le Forester possède également un système d’arrêt-démarrage du moteur qui favorise l’économie de carburant, mais l’opération du système n’est certainement pas transparente. On perçoit de fortes vibrations, le véhicule faisait même un léger bond en avant au redémarrage, et ce, malgré que nous avions le pied sur le frein.

La force du Subaru Forester demeure son excellent rouage intégral qui est l’un des plus efficaces sur le marché. Si vous aimez le Forester, attendez que l’hiver se pointe, c’est lors d’une tempête que tous ses petits irritants se feront rapidement oublier.

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