Ford EcoSport 2018 : couvrir toutes les bases

Points forts
  • Bon dégagement pour la tête et les jambes
  • Système multimédia convivial
  • Prix concurrentiel
Points faibles
  • Absence d’agrément de conduite (surtout avec le moteur de 1,0 litre)
  • Roulement ferme en circulation urbaine
  • Consommation d’essence peu impressionnante
Évaluation complète

Alors que le segment des VUS et des multisegments gagne en popularité, Ford a décidé d’arrêter de regarder passer la parade et d’embarquer avec son propre véhicule. L’EcoSport est nouveau sur le marché canadien et celui des États-Unis, mais il ne s’agit pas d’un nouveau design. Pas de problème, car les consommateurs ne semblent pas s’en faire – ou s’en rendre compte.

En revanche, le Ford EcoSport 2018 concurrence des machines bien huilées telles que le Hyundai Kona, le Honda HR-V, le Mazda CX-3, le Subaru Crosstrek et le Nissan Qashqai, pour n’en nommer que quelques-uns. Ces cinq rivaux sont les VUS sous-compacts les plus vendus au Canada cette année, certains d’entre eux se vendant deux fois plus que le Ford. Ce dernier a donc du pain sur la planche.

D’abord, les acheteurs ne sentant pas le besoin d’avoir un rouage intégral obtiendront un EcoSport muni d’un trois cylindres turbocompressé de 1,0 litre qui développe 123 chevaux et un couple de 125 livres-pied, assorti d’une boîte automatique à six rapports. Ça peut sembler modeste, mais en réalité, ce moteur génère suffisamment de couple – son maximum se manifestant entre 1 500 et 4 500 tr/min – pour des performances adéquates, et s’avère plus raffiné qu’on ne le croirait malgré son nombre impair de pistons. Lors de notre essai à bord d’un EcoSport à traction, nous avons enregistré une moyenne de 8,2 L/100 km avec un trajet principalement constitué d’autoroute. Pas mal.

Photo: Michel Deslauriers

Le rouage intégral en option est combiné à un quatre cylindres atmosphérique de 2,0 litres déballant 167 chevaux et un couple de 149 livres-pied. Le muscle supplémentaire doit composer avec un poids additionnel d’environ 127 kilogrammes (280 livres), mais l’EcoSport est un peu plus vif avec le gros moteur. La variante à transmission intégrale consomme davantage en circulation urbaine, bien que sur l’autoroute, le moteur de 2,0 litres est en fait moins énergivore – 8,0 L/100 km contre 8,1 – que le tricylindre turbo.

À plein régime, le moulinet de 2,0 litres constitue également un meilleur choix, puisque le 1,0 litre peut devenir drôlement bruyant. La suspension est un peu ferme aussi, conférant à l’EcoSport un roulement saccadé sur les routes abîmées… finalement, partout sauf sur l’autoroute! Quant à la direction, on a l’impression qu’une demi-seconde s’écoule entre le moment où l’on tourne le volant et celui où les roues réagissent, mais on finit par s’y habituer. En somme, le Ford n’est pas très excitant à conduire, sans être une corvée non plus.

Trapu, le Ford EcoSport 2018 a été dessiné avec une ligne de toit et une garde au sol élevées, et surplombe les CX-3 et Kona, plus dynamiques et profilés. L’avantage, c’est que l’on monte à bord et l’on en débarque plus aisément : on n’a qu’à se glisser sur les sièges au lieu de « descendre » dans l’habitacle. À l’arrière, pas de hayon s’ouvrant à la verticale, mais une porte latérale qui s’ouvre vers la gauche. Ce n’est pas un gros problème, mais on doit réaliser que si quelqu’un se stationne très près derrière nous au centre commercial, on risque d’avoir plus de difficultés à rentrer des boîtes dans le coffre.

Photo: Michel Deslauriers

La capacité de ce dernier tombe dans la moyenne du segment, ce qui est convenable, mais les dossiers arrière ne se rabattent pas à plat dans le plancher. L’habitacle est étroit, bien que l’on profite d’un bon dégagement pour la tête et la position de conduite est surélevée. Les passagers arrière bénéficient d’un dégagement pour les jambes supérieur à la moyenne. Le système multimédia SYNC 3, disponible en option, propose un écran tactile doté d’une bonne réactivité et d’une interface simple à utiliser. Le reste des commandes sont faciles à manipuler et accessibles tout en conduisant.

Le prix de base de l’EcoSport est fixé à 22 099 $ avant les frais de transport et de préparation, alors qu’ajouter le rouage intégral et le moteur de 2,0 litres signifie une dépense d’au moins 24 599 $ -- plus ou moins le même prix que ses rivaux. Notre version SE à traction se détaille à un peu plus de 27 k$, à quelques dollars de moins par mois qu’un Ford Escape, plus gros et plus raffiné.

Il n’y a rien de mal avec le Ford EcoSport 2018. C’est juste qu’il n’est pas le plus divertissant à conduire dans son segment. Il n’est pas le plus logeable. Il n’est pas le moins énergivore. Et on sent qu’il s’agit d’un design vieillissant, et c’est effectivement le cas. Il mise sur beaucoup de qualités, mais dans le monde des VUS sous-compacts, on retrouve de meilleurs choix en général. Couvrir toutes les bases est une bonne stratégie, bien sûr, mais maintenant Ford doit conférer à l’EcoSport quelques améliorations afin de lui permettre de se démarquer dans sa catégorie.

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