Chevrolet Impala 2018 : tranquille...

Points forts
  • Confort et douceur de roulement
  • Prix raisonnable
  • V6 efficace
  • Fiabilité honnête
Points faibles
  • Manque flagrant de personnalité
  • Boîte automatique vieillissante
  • Absence d'un rouage intégral, même en option
  • Modèle en fin de carrière
  • Très forte dépréciation
Évaluation complète

L’an dernier au Québec, l’Impala affichait une augmentation de ventes de 18% par rapport à 2016. Une statistique exceptionnelle pour un modèle vieillissant, et se situant dans un segment dont la popularité est en chute libre. Évidemment, ce que ce pourcentage n’indique pas, c’est le nombre d’unités vendues. Un total de seulement 283 voitures en 2017 contre 240 en 2016. D’ailleurs, il s’agit de la Chevrolet la moins vendue au Québec en 2017, ayant même été devancée par la Camaro et la Corvette.

Soyez-en donc certain, l’Impala est en fin de carrière. Du moins, sous cette forme. Et à l’heure où Ford confirme le retrait de la Taurus et où les rumeurs d’abandon de la Chrysler 300 vont bon train, tout laisse croire que les jours de l’Impala sont comptés.

Photo: Antoine Joubert

Ouin… je vieillis!

Dynamiquement décevante, plus ou moins élégante et certainement loin d’être impressionnante sur le plan technique, l’Impala a tout de même réussi à me charmer. Pas au sens propre, bien sûr, mais croyez-moi, après une dure et stressante semaine de travail, ce n’est pas au volant d’une BMW M4 ou d’une Dodge Challenger SRT que j’avais envie de rentrer au bercail. Des sièges sans grand support, une suspension souple, une direction surassistée et un V6 d’une grande douceur me convenaient davantage. Et l’Impala, aussi banale puisse-t-elle être, m’offrait tout ça.

Certes, j’étais agacé par l’effet de couple ressenti au volant, et ce, même en accélérant comme si un œuf était logé sous la pédale. Et bien sûr, l’automatique à six rapports au rendement très élastique me confirmait que GM n’avait pas mis de grands efforts pour moderniser l’Impala au fil des ans. Néanmoins, me faire dorloter à bord de cette grande berline sans prétention me permettait de lui pardonner bien des irritants. Et je vous assure, des irritants, il y en a. Comme la piètre visibilité arrière causée par la ligne de coffre si élevée que l’on distingue à peine le toit de la voiture qui nous suit. Comme cet écran central fortement incliné qui, en plein jour, est pratiquement illisible en raison des reflets du soleil.

Fort heureusement, le confort de l’habitacle et la grande facilité d’utilisation des accessoires permettent encore une fois de relaxer à bord, profitant d’un environnement où l’on s’isole du monde extérieur. À l’instar des lignes de la carrosserie, l’habitacle n’a non plus rien d’extravagant, mais a au moins le mérite d’un assemblage rigoureux et d’un éclairage d’ambiance chaleureux.

Un quatre cylindres?

Oui. Un quatre cylindres. Pas à bord de notre voiture d’essai, mais il est néanmoins possible d’opter pour une telle motorisation en choisissant la version de base. Une erreur à ne pas faire pour deux raisons. D’abord, parce que le rendement ne peut être adéquat dans une si grande berline, mais également pour une question de dépréciation. Oui, vous avez raison, la valeur de revente de l’Impala est faible, qu’importe la version. Mais opter pour le moteur de 2,5 litres augmentera drastiquement le pourcentage de dépréciation et surtout, votre chance de revendre la voiture à quiconque, qu’importe le prix.

Photo: Antoine Joubert

L’Impala n’est donc à considérer qu’avec le V6 de 3,6 litres, un moteur efficace qui roule sa bosse depuis des années. On lui reproche encore une fois de ne pas être marié à une boîte plus moderne et de ne pouvoir faire équipe avec la transmission intégrale, mais son rendement demeure intéressant. Même en matière de consommation, ce V6 se défend bien, ne nécessitant qu’environ 10 litres aux 100 kilomètres.

Alors oui, l’Impala est en fin de carrière et démontre de plus en plus de signes de vieillesse. Elle n’a pourtant été lancée qu’il y a cinq ans, mais dans un élan de conservatisme qui habitait aussi plusieurs de ses rivales comme la Toyota Avalon et la Buick LaCrosse, qui se sont depuis modernisées. Ces deux voitures sont d’ailleurs plus convaincantes que notre sujet, tant sur le plan technique qu’au chapitre du comportement, ce qui me force à vous diriger d’abord vers elles. Or, l’Impala n’est pourtant pas un navet. Juste une voiture sans histoire, efficace et éprouvée, mais qui ne passera certainement pas à l’histoire.

Alors, quelle raison justifierait son achat plutôt que celui d’une rivale plus moderne? Son prix, évidemment, sur lequel on octroyait jusqu’à 4 650 $ de rabais, au moment d’écrire ces lignes. Cela signifie une facture inférieure d’au moins 10 000 $ par rapport à ses rivales qui, croyez-moi, seront aussi affectées par un très haut taux de dépréciation.

La grande question est donc de savoir où vous placez vos priorités. Car si votre objectif n’est que d’obtenir une voiture efficace, fiable, et que vous n’êtes pas en quête de la « saveur du mois », l’Impala peut sans doute combler, voire même surpasser vos attentes. Or, faites vite, car 2019 pourrait très bien être sa dernière année d’existence. À suivre…

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