Hyundai Veloster 2019 : partir pour mieux revenir

Points forts
  • Look unique et distinctif
  • Agrément de conduite surprenant
  • Prix alléchant
Points faibles
  • Isolation des arches de roue
  • Délai d’accélération (boîte DCT)
  • Direction un brin élastique
Évaluation complète

Elle nous avait quittés pour le millésime 2018, et on la croyait disparue à jamais. Mais la Veloster n’avait pas dit son dernier mot. Pourtant, les ventes de ce modèle étaient devenues symboliques, tout comme celles des quelques autres rivales de ce segment. Alors, pourquoi Hyundai insiste-t-elle en ramenant une seconde génération?

Parce que contrairement à certains manufacturiers, Hyundai souhaite plaire à tous, et pas juste aux acheteurs de VUS/multisegments. Évidemment, Hyundai se targue de mentionner la présence de quatre multisegments dans sa gamme, mais veut également continuer de s’imposer dans le segment des compactes et des sous-compactes, en fabriquant des produits capables de se distinguer.

Vous aurez compris que le Veloster, par son image, joue ainsi un rôle déterminant au sein de la gamme, étant même considéré comme une voiture phare symbolisant fortement l’image de la marque. De ce fait, on nous revient avec une nouvelle voiture certes évolutive, mais qui propose aujourd’hui des éléments techniques plus convaincants.

Belle gueule

Un peu plus long, un peu plus large, la nouvelle Veloster demeure tout de même compact. Contrairement au modèle antérieur, qui faisait appel aux bases de la Hyundai Accent, il repose désormais sur la plate-forme de la récente Elantra GT de conception européenne. Sur le plan esthétique, le concept d’un côté conducteur à portière unique et de deux portières côté passager a été conservé. Cet élément pour le moins original permet à la voiture de se démarquer sur le plan esthétique, mais aussi de faciliter l’accès à bord des passagers arrière. Autre fait intéressant, l’ouverture du hayon donne dorénavant accès à un volume de coffre augmenté de 22%. Parlant du hayon, il n’est plus caractérisé par une lunette arrière divisée, de façon à améliorer la visibilité.

Toujours aussi musclée sur le plan esthétique, la Veloster se distingue aujourd’hui par un « museau » plus agressif, plusieurs choix de jantes de 18 pouces ainsi que par un diffuseur arrière bien intégré au bas du pare-chocs et au centre duquel se trouve un pot d’échappement double. Plusieurs choix de teintes sont offerts, l’option d’un pavillon noir étant nouvellement disponible. Le gris mat est encore là, au coût supplémentaire de 1 000 $.

À bord, le souci du détail est frappant. Vous pourriez même choisir, en option, un habitacle avec cuir de couleur crème et rouge, où l’environnement du conducteur et du passager avant est distinctif. Or, la plupart des gens opteront pour une sellerie en tissu ou en cuir, avec surpiqûres rouges ou bleues. Possédant des sièges enveloppants et confortables, la Veloster impressionne aussi avec sa planche de bord où l’ergonomie est irréprochable.

Évidemment, la garde au toit est limitée, particulièrement à l’arrière, mais tout a été pensé pour créer un environnement à la fois douillet et esthétiquement dynamique. Quant à l’équipement, il s’avère complet, même pour une version de base. Vous aurez ainsi droit aux sièges et au volant chauffants, à l’intégration Apple CarPlay / Android Auto, à la détection d’angles morts et à une caméra de recul désormais obligatoire.

Photo: Antoine Joubert

Vive la manuelle!

Bonne nouvelle, chacune des trois versions propose la boîte manuelle. Une boîte amusante, facile à manœuvrer, et qui permet d’exploiter efficacement la puissance. Dans la version de base, le Veloster héberge le quatre cylindres de 2,0 litres issu de l’Elantra, bon pour 147 chevaux. Selon Hyundai, la majorité des acheteurs feront toutefois le saut vers la version à moteur 1,6 litre turbocompressé, développant 201 chevaux. Là aussi, un moteur issu de l’Elantra. De sonorité agréable, ce moteur est également plus enjoué et propose une belle plage de puissance.

Néanmoins, on lui préfère le mariage à la boîte manuelle, puisque la boîte séquentielle à double embrayage (DCT) occasionne un sérieux délai lors des accélérations ou des départs arrêtés. Une fois lancée, cette boîte s’avère heureusement plus efficace, et favorise de meilleures cotes de consommation qu’avec la manuelle. À ce propos, notre essai réalisé en milieu urbain et sur les routes secondaires des Laurentides s’est soldé par une moyenne de 7,3 litres aux 100 km. Pas mal!

Sur la route, la voiture est stable et amusante. Les différents modes de conduite vous permettent d’obtenir un rendement propice à l’humeur du moment, quoique les nuances soient parfois très subtiles. Doté d’un châssis très rigide, la Veloster a aussi droit à une nouvelle suspension, avec pièces allégées. La géométrie des roues a été revue pour une meilleure stabilité, alors que la poutre de torsion arrière du précédent modèle a laissé place à une suspension complètement indépendante.

À cela s’ajoute un vecteur de couple qui permet d’améliorer la tenue de route en freinant légèrement la roue intérieure en virage. Il en résulte une conduite plus envoûtante, même à basse vitesse, et une bien meilleure maniabilité. Il n’y a en fait que le manque d’insonorisation des arches de roue qui agace, ainsi que la direction, encore un brin élastique. Quant aux pneumatiques, vous serez mieux servis par les Michelin Pilot Sport 4 inclus dans l’ensemble Performance, qu’avec les pneus Nexen, plus bruyants.

N

Parce que certains ne peuvent se contenter de 201 chevaux, une version N à moteur de 275 chevaux sera prochainement lancée. Celle-ci vise à chatouiller des modèles comme la MINI John Cooper Works, la Honda Civic Type R ou même la Volkswagen Golf GTI, trois voitures compactes, puissantes et sans traction intégrale. Son arrivée prévue pour l’automne risque de fortement dynamiser l’image du constructeur, qui souhaite aussi multiplier ses modèles de luxe via sa division Genesis.

En terminant, sachez que la Veloster a deux gros avantages sur la concurrence. D’abord, sa garantie de base de cinq ans, mais également son prix, fort raisonnable, qui ne vous dépouillera pas même si vous optez pour une version bien habillée. On peut donc considérer que la relance de la Veloster est sur la bonne voie, et que l’on écoulera fort probablement beaucoup plus d’unités que l’an dernier. Surtout avec un litre d’essence à plus de 1,50 $...

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