Volkswagen Atlas 2018: Le Touareg peut aller se rhabiller!

N’eût été le fameux Dieselgate, l’Atlas serait sans aucun doute mû par le V6 3,0 litres TDI de Volkswagen…

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2018

Dévoilé au Salon de Francfort en 2013, le concept CrossBlue vient de faire un petit. Ou plutôt un gros petit. Ce nouveau-né de l’industrie automobile, c’est le Volkswagen Atlas, un véhicule à six ou sept places, construit à l’usine de Chattanooga au Tennessee. Volkswagen y a même investi 900 millions (US, bien sûr) pour l’y produire.

Malgré ses dimensions peu discrètes, l’Atlas ne fait pas dans l’exubérance. Son style passe-partout ne se démarque pas dans la jungle automobile et seuls les renflements sur les côtés amènent un quelconque dynamisme. Il repose sur la plate-forme modulaire MQB, laquelle sert des véhicules aussi variés que la Volkswagen Golf de septième génération et le nouveau VUS Tiguan.

L’habitacle de l’Atlas est typique des produits Volkswagen, tant au chapitre de la présentation que de l’assemblage. Les matériaux sont généralement de belle qualité et les espaces de rangement pullulent, ce que les traîneux de mon espèce adorent. En revanche, il y a, au mieux, quatre ports USB. La version de base n’en offre qu’un seul.

Les gens avides de technologie seront heureux d’apprendre que le système multimédia de l’Atlas intègre l’Apple CarPlay, Android Auto et le MirrorLink. La version la plus huppée reçoit le Volkswagen Digital Cockpit, un ensemble de jauges digital aux graphiques nets et bien disposés. Il s’agit, en fait, du Audi virtual cockpit.

Les sièges s’avèrent confortables, tant à l’avant qu’à la deuxième rangée. Ceux de la troisième rangée ne sont pas les pires de l’industrie, mais je ne partage pas tout à fait l’enthousiasme de Volkswagen qui la qualifie de « spacieuse et confortable »… Heureusement, son accès est facilité par la banquette de la deuxième rangée qui coulisse sur près de 200 mm. En option sur certains modèles, il est possible d’obtenir deux sièges capitaines pour la rangée médiane, ce qui fait de l’Atlas un véhicule à six places. Sept avec la banquette.

Le Dieselgate et ses répercussions

On l’a dit, l’Atlas est imposant. Pour le mouvoir, il faut un moteur à l’avenant. Ce moteur est un V6 3,6 litres développant 276 chevaux et un couple de 266 livres-pied. Une boîte automatique à huit rapports et le rouage intégral 4MOTION complètent le tableau. Les Américains auront droit à une version à roues avant motrices.

Malgré ses 276 chevaux, on sent que ce V6 manque un peu de souffle, surtout à bas régime. Je gagerais un petit 2 $ que le cahier de charge de l’Atlas mentionnait l’utilisation du V6 3,0 litres TDI, un moteur qui l’aurait parfaitement servi. Mais depuis le Dieselgate, « Volkswagen » et « diesel » ne vont plus dans la même phrase... Et chaque fois qu’ils sont dans la même phrase, ça coûte cher à Volkswagen… Heureusement, le trio V6/8 rapports/4MOTION travaille main dans la main.

Toujours est-il que la marque allemande parle d’une moyenne de 12,1 l/100 km et notre consommation, mesurée majoritairement sur des routes secondaires et autoroutes — et par beau temps —, a prouvé que ce chiffre est atteignable. Lorsqu’équipé en conséquence, l’Atlas peut remorquer jusqu’à 5 000 livres (2 268 kilos).

Le rouage intégral 4MOTION fait de lui un véhicule à roues avant motrices. Cependant, jusqu’à 50% du couple peut être transféré en un clin d’œil aux roues arrière ou à la roue qui possède la meilleure traction. Combiné aux différents systèmes du véhicule, le 4MOTION peut aussi appliquer les freins à une roue qui perdrait de la traction.

J’allais oublier de vous parler du quatre cylindres turbocompressé 2,0 litres de 235 chevaux lié uniquement aux roues avant. Puisque cette version n’arrivera chez les concessionnaires qu’à l’automne 2017, nous ne l’avons pas encore essayée. Or, comme l’Atlas doté du V6 nous a laissés sur notre faim en matière de performances, nous n’osons pas recommander le quatre cylindres les yeux fermés. En plus, je ne serais même pas surpris qu’il consomme presque autant que le V6. On verra.

Tasse-toi, le Touareg!

Sur la route, donc, l’Atlas s’avère confortable et sa tenue de route est assurée. Malgré son centre de gravité élevé et son poids élevé, le roulis est bien contrôlé. La direction n’a pas la précision et n’offre pas le retour d’information des autres produits « Volks », mais elle est sans doute la meilleure parmi les VUS intermédiaires. Enfin, en dépits de ses deux tonnes, il semble plus léger qu’il ne l’est en réalité.

Il ne fait aucun doute que ce nouveau Volkswagen connaîtra du succès, surtout aux États-Unis. Il remplacera avec brio le Touareg, du moins pour 2018. Et puis, avec un tout nouveau Tiguan à empattement allongé, en plus de l’Atlas, l’offre du constructeur dans le domaine du VUS est pratiquement complète. Il ne manque qu’un VUS sous-compact pour venir déloger la Golf Alltrack!

Feu vert

  • Habitacle vaste et confortable
  • Consommation relativement bonne (V6)
  • Bon volume de chargement
  • Capacité de remorquage intéressante

Feu rouge

  • Fiabilité inconnue
  • V6 manque un peu de tonus à bas régime
  • Quelques plastiques plutôt bas de gamme
  • Direction peu enthousiaste
  • Un seul port USB (version de base)

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