Ferrari 308 GTS 1979 : pour l’amour de l’Italie

Une Ferrari au Québec, c’est rare. Une Ferrari 308 GTS 1979, c’est quasiment unique. Alors, imaginez la tête que font les gens quand ils croisent Simon Robin au volant de sa bagnole!

Grand amateur de voitures allemandes, Simon Robin a fait une exception à ses habitudes en se tournant vers une Italienne, il y a trois ans.

Visiblement, on a affaire à un homme qui n’a pas peur des problèmes mécaniques! « Je dis souvent aux gens que les moteurs allemands étaient trop simples, alors j’ai décidé d’acheter une Italienne », raconte-t-il à la blague.

Et tant qu’à se tourner vers l’Italie, il y est allé en grand!

Sa Ferrari, il l’a cherchée longtemps. Il savait ce qu’il voulait et il a pris le temps de faire ses recherches pour tomber sur un modèle qui lui convenait. Et finalement, c’est au Québec qu’il a fini par la trouver. « C’est une voiture canadienne qui avait d’abord été vendue à Toronto », résume-t-il.

Photo: Voitures anciennes de Granby

Une époque plus simple

Digne remplaçante de la Dino 206 GT, la 308 GTS était une version targa de la 308 GTB, avec laquelle elle partageait les mêmes composantes mécaniques.

Popularisé par la télésérie Magnum P.I., ce modèle a occupé les employés de l’usine de Maranello durant toute une décennie, de 1975 à 1985.

Équipée d’un moteur V8 à carburateur de 3,0 litres installé entre ses deux essieux, la 308 GTS proposait une puissance de 252 chevaux et un poids total dépassant à peine les 1 000 kilos. Cela lui permettait de passer de 0 à 100 km/h en environ sept secondes, un temps qui demeure encore impressionnant aujourd’hui.

Signe d’une autre époque, la belle Italienne était offerte avec une boîte manuelle à cinq rapports. C’était bien avant le perfectionnement des boîtes automatiques, qui ont peu à peu pris le dessus jusqu’à éradiquer complètement les mécanismes à trois pédales.

À la fin des années 70, c’était encore l’époque des quatre roues et du volant. Pas de freins antiblocage. Pas de servodirection. La 308 GTS offrait quatre freins à disques ventilés. C’était déjà pas mal.

Essayez de trouver une Ferrari neuve avec une boîte manuelle aujourd’hui. Vous allez essayer longtemps…

Du travail à faire

Tout ça pour dire qu’il y a trois ans, Simon Robin s’est gâté et s’est payé une Ferrari.

Ça lui aura pris trois hivers, mais sa 308 GTS est finalement à son goût. Il a retravaillé le système d’échappement, la suspension et l’habitacle. Il a aussi retouché la peinture rouge qui fait la signature de tant de Ferrari.

Maintenant, ne lui reste plus qu’à en profiter. L’été dernier, la 308 GTS a volé la vedette au Granby International, où les voitures exotiques demeurent plutôt rares. « C’était ma première exposition avec, et c’était la seule Ferrari sur place », se remémore-t-il en riant.

En 2017, il entend visiter un peu plus d’expositions. Autrement, vous pourrez toujours le voir sur les circuits du Québec, au volant de l’une de ses Porsche 944.

Pas de doute, on a affaire à un véritable passionné!

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