BMW X5 xDrive35d 2009, réaction au Bluetec !

Points forts
  • Moteur diesel performant et frugal
  • Aptitudes routières exceptionnelles
  • Agrément de conduite supérieur à la moyenne
  • Habitacle chaleureux
  • Ligne sublime
Points faibles
  • Moteur diesel plus bruyant que chez Mercedes
  • Faire le plein, c’est complexe! (voir texte)
  • Prix prohibitif
  • Options nombreuses
  • Présence de bruits de caisse, hélas…
Évaluation complète

Les moteurs diesel se font rares en Amérique du Nord. Et même si quelques constructeurs allemands ont toujours cru chez nous au succès de ce type de motorisation, la plupart l'ont boudé. Depuis peu, on constate cependant que de plus en plus d'acheteurs s'y intéressent, et pas seulement pour des raisons d'économie. On apprécie le rendement des derniers moteurs diesel au même titre que l'autonomie qu'ils permettent d'acquérir.

Depuis quelques années maintenant, Mercedes-Benz qui avait presque abandonné le diesel en Amérique du Nord revient à la charge en offrant son moteur CDI (devenu Bluetec) à plusieurs applications. Les utilitaires de luxe que sont les modèles de Classe M, GL et R sont tous offerts avec cette mécanique, permettant ainsi au constructeur de maintenir ses ventes au-dessus de celles de ses rivaux européens. BMW, conscient de ce succès, a donc choisi de suivre avec son X5 en offrant une motorisation supposément encore plus inspirée que celle de Mercedes-Benz. Et d'ici peu, ce sera au tour d'Audi et de Volkswagen d'offrir un moteur TDI appliqué aux Q7 et Touareg.

De grandes attentes

Le moins que l'on puisse dire, c'est que BMW est un grand motoriste qui, à ce chapitre, n'a jamais permis à la concurrence de le surpasser. Par conséquent, mes attentes envers le moteur diesel insufflé au X5 étaient très grandes. D'autant plus qu'en consultant la fiche technique, il me fallait constater que la puissance et le couple étaient de beaucoup supérieurs à ceux du moteur Bluetec de Mercedes-Benz, pour une consommation comparable.

Hélas, le premier tour de clé, ou devrais-je plutôt dire le premier démarrage du bouton-poussoir, m'a confirmé que le diesel BMW n'était pas aussi raffiné que celui de son rival de Stuttgart. D'abord, le niveau sonore s'avère plus élevé, sans être démesuré, et son rendement n'est pas aussi souple et fluide. En d'autres termes, il est plus difficile avec le X5 d'oublier la présence du moteur diesel, que chez Mercedes.

Il est en revanche tout à l'honneur de BMW de pouvoir offrir une motorisation aussi frugale (environ 10 litres aux 100 kilomètres) en mesure de proposer des performances aussi relevées. En effet, la puissance et surtout, le couple de ce moteur, ont de quoi impressionner bien des sceptiques. Le X5 xDrive35d, c'est 200 lb-pi de couple de plus que la version à moteur six cylindres à essence (pour un total de 425) et un sprint du 0-100 km/h plus rapide d'une seconde, pour une consommation inférieure d'environ 35%.

Soyez avertis

Un des éléments agaçants du diesel, c'est bien sûr sa disponibilité plus limitée que celle du carburant régulier. On ne le retrouve pas partout, forçant de ce fait le conducteur à prévoir le coup. Toutefois, mon expérience avec ce X5 m'a obligé à réaliser que l'absence de diesel chez certaines stations-service n'était pas le seul obstacle. Arrivé à une station avec service, il m'a fallu constater que le pistolet de remplissage de diesel était impossible à insérer dans l'orifice de remplissage du X5. Vieille station, me suis-je dit, ce qui m'a amené à me rendre à une station vieille de moins de six mois. Et là, toujours le même problème : incapable de faire le plein. Un téléphone chez le concessionnaire BMW le plus près s'est soldé par l'incapacité de la part de deux employés de répondre à ma question, ce qui m'a obligé, faute de temps, à rapporter le véhicule au prêteur sans avoir fait le plein.

Après avoir communiqué avec les gens de BMW, mieux renseignés, je me suis fait dire qu'un adaptateur et une paire de gants étaient offerts de série avec le véhicule pour ce genre de situation. Vous avez bien lu, il faut donc insérer un adaptateur au bout du pistolet pour que le X5 veuille bien se remplir. Mais on m'a rassuré en mentionnant que les stations-service récentes possédaient pour la plupart des fusils répondant aux normes mondiales. Chose certaine, ça ne semble pas être le cas de Petro-Canada…

Ce qu'il est beau!

Autant le X6 m'horripile avec sa silhouette de casque de vélo, autant le X5 me plaît. Sa ligne est élégante, raffinée et totalement à l'image du dynamisme qui émane des produits BMW. Et à bord, c'est la même chose. Oh certes, on se passerait volontiers de la complexité du système iDrive, mais à part cet élément, on se sent à bord dans un environnement sélect, bien pensé et extrêmement chaleureux.

Oui, c'est vrai, on en paie le prix. Et comme de coutume, BMW nous réserve une liste d'options aussi longue qu'onéreuse. Hélas! Il semble que cette pratique soit une sorte de tradition que les constructeurs européens n'ont pas l'air de vouloir délaisser.

Le prix prohibitif du véhicule et de certains accessoires ne change cependant rien au fait que BMW sait encore et toujours nous offrir un confort carrément exceptionnel. Les sièges fermes et enveloppants, ajustables d'innombrables manières et à la fois chauffants et ventilés, permettent aux occupants de toujours voyager en première classe. Même à l'arrière, c'est digne des rois. Pas à la troisième rangée (s'il y a lieu), mais à tout le moins, au centre.

Quant au conducteur, il y trouve une position de conduite parfaite, qui laisse libre court à ses élans de conduite. Bien sûr, le X5 ne transmet pas au conducteur la même fougue qu'une M3, mais chez les VUS de sa gamme, c'est sans doute le plus agréable à conduire. Son comportement est extrêmement équilibré, sa direction étant rapide et communicative et sa suspension, très bien calibrée. Bref, chacun des éléments mécaniques sont conçus en fonction de l'agrément et des performances routières. Les seuls points décevants de ce véhicule sur la route consistent en son niveau sonore plus élevé que la moyenne, de par son moteur diesel, ainsi qu'en ses bruits de caisse et craquements, inadmissibles sur un véhicule de cette trempe.

Course au diesel : Qui gagne?

Trop tôt pour le dire. Mais chose certaine, l'intérêt du public est là. Jusqu'ici, je dois admettre que BMW se démarque plutôt par ses performances, alors que Mercedes le fait par son rendement général. Mais à tous les niveaux, l'acheteur gagne à se procurer ce type de motorisation. Reste maintenant à savoir si l'agrément de conduite supérieur, le dynamisme et le confort du X5 seront des éléments qui sauront vous séduire. Et que dire de sa ligne sublime et ô combien plus charmante que celle d'un Porsche Cayenne!

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