BMW X5, OOPS !

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2009

Il y a déjà trois ans, BMW révisait de fond en comble son gros utilitaire sport X5. Ce n’était pas faute de succès puisque ce véhicule était l’un des plus populaires sinon le plus populaire de sa catégorie. C’était dans le but de l’améliorer et de répondre encore mieux aux attentes des utilisateurs et des acheteurs potentiels. Ces derniers réclamaient des dimensions plus généreuses et un habitacle plus spacieux. Ce qui fut fait avec brio. La silhouette est demeurée toujours aussi élégante, bien que la longueur hors tout ait progressé de 15 cm.

Heureusement, les designers ont évité que le X5 ressemble à un pachyderme de la route. Pour ce faire, ils ont respecté de près la silhouette de la première génération, retenant également le hayon incliné si caractéristique. En fait, la différence, du moins en ce qui a trait à la partie avant, est tellement minime entre les deux générations que les réviseurs du Guide de l’an dernier ne se sont pas rendu compte qu’on avait utilisé la photo du modèle de la première génération. En passant, nos mille excuses un an plus tard !

Mais il y a maintenant une ombre au tableau : malgré ses multiples qualités, le X5 ne cadre plus tellement dans le paysage, alors que le prix du carburant fait fuir les acheteurs potentiels de gros VUS, aussi raffinés soient-ils.

Un habitacle exemplaire

La compagnie BMW n’a pas atteint cette popularité et cette réputation d’excellence en proposant des produits de qualité inférieure. L’habitacle reflète donc l’achèvement de cette marque avec une finition impeccable, des matériaux de qualité supérieure, une ergonomie presque sans faille et un tableau de bord que la majorité trouve très élégant.

Cela dit, les sièges avant sont non seulement confortables, mais se règlent en de multiples positions, ce qui permet au conducteur de trouver une position de conduite presque idéale, favorisée encore plus par un volant réglable en hauteur et en profondeur. Malheureusement, dans le but de dégager le tableau de bord d’un trop grand nombre de boutons et commandes, les ingénieurs de BMW ont développé le système de gestion des commandes iDrive qui a fait damner bien des automobili stes depuis son introduction. Il faut un bon bout de temps avant de s’y acclimater et certains en sont incapables. Heureusement, il existe plusieurs commandes que l’on peut régler de façon traditionnelle.

L’habitabilité n’est pas en reste et les places arrière sont confortables. Par contre, la troisième rangée de sièges est quasiment symbolique et servira à punir les enfants trop turbulents. Quant à la soute à bagages, elle est d’une finition exemplaire, dotée de nombreux points d’ancrage et on y accède par un hayon en deux parties, le rabat inférieur servant également de tablette ou de siège.

La performance d'abord

Lorsque la direction de BMW a décidé de s’immiscer dans cette catégorie de véhicules multisegments, elle a voulu concilier le caractère pratique à un comportement routier équivalant presque celui d’une berline de sport. D’ailleurs, lors du lancement de la première génération, les journalistes ont été invités à en faire l’essai non dans la forêt, mais sur le circuit routier de Road Atlanta en Georgie ! La X5 de la nouvelle génération respecte toujours cette approche. On a même renforcé la plate-forme qui était originalement très rigide afin d’améliorer la tenue de route. Par la même occasion, les suspensions ont été redessinées. Malheureusement, le contexte a changé et le prix du carburant semble décourager même les mieux nantis, clientèle de ce modèle. Heureusement, il est toujours possible de commander une version plus économique à l’achat et en fait de consommation. Elle est équipée d’un moteur six cylindres de 3,0 litres dont la puissance est de 260 chevaux.

Il est vrai qu’avec ses 2 200 kg, le X5 n’est pas un poids plume, mais ce moteur permet quand même de tenir de bonnes accélérations tout en offrant une consommation de carburant inférieure à 14 litres aux 100 km. Soulignons au passage que peu importe le modèle, la transmission intégrale xDrive est de série et il s’agit d’un système qui s’est également raffiné au fil des années. La boîte manumatique à six rapports ne s’attire aucun reproche bien que la plupart des utilisateurs vont laisser le levier de vitesses en mode totalement automatique au lieu d’intervenir pour passer les rapports. Si une consommation de carburant moyenne de plus de 16 litres aux 100 km ne vous effraie pas et que vous aimez la conduite sportive, une X5 propulsée par le moteur V8 de 4,8 litres de 350 chevaux fera votre bonheur.

Les accélérations et les reprises sont de nature sportive et vous pouvez profiter de l’excellence de la suspension et de la tenue de route de ce modèle. Et si vous optez pour le groupe d’options Dynamic Handling à direction active et contrôle électronique des amortisseurs et des barres antiroulis, vous serez heureux comme un roi, du moins jusqu’au prochain plein de carburant.

FEU VERT

Bonne habitabilité
Fiabilité en progrès
Choix de moteurs
Tenue de route sportive
Nombreuses options

FEU ROUGE

Options chères
Système iDrive irritant
Troisième rangée symbolique
Prix prohibitifs
Pneus 21 pouces

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