Subaru WRX 2015: Des bolides plus accessibles

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2015

On est toujours étonné de constater que Subaru a réussi à se forger une réputation très enviable dans le créneau des voitures sport et surtout, comment il a réussi à incarner le rêve accessible chez les jeunes amateurs. On peut bien être emballé par la dernière Ferrari, n'empêche que Subaru démocratise la puissance en produisant des véhicules comportant un rapport prix/performance difficile à égaler. Voilà pourquoi le tandem WRX/STI ne cesse d’alimenter les discussions depuis des années.

Les deux modèles n’ont d’ailleurs pas fini de faire couler de l’encre puisqu’ils nous arrivent cette année sous une toute nouvelle génération, pratiquement au moment où la seule véritable rivale de la STI, la Mitsubishi Lancer Evolution, tire sa révérence. Présentées en grande première au dernier Salon de Los Angles, et de Detroit dans le cas de la STI, les premières images et les nouvelles spécifications mécaniques n’ont pas impressionné les puristes. On a même crié à la trahison avec la venue d’une transmission CVT pour la WRX. Tous auraient souhaité plus de puissance et une voiture plus radicale, Subaru a plutôt décidé de faire l’inverse et de démocratiser davantage ses sportives.

Une berline uniquement

Les deux voitures profitent cette année d’un nouveau châssis, le même que celui de l’Impreza mais renforci. Étant donné que tout a été repensé de A à Z, on a décidé de ne miser que sur la berline afin de réduire les couts de développement. Dommage, car la familiale à cinq portes en intéresse plus d’un au Canada.

Au chapitre du style, il faut avouer que la WRX est beaucoup plus réussie en réalité qu’en photo. Curieusement, il faut porter grande attention pour la démarquer de l’ancien modèle. C’est de profil que la différence est la plus marquante, notamment en raison de la position des rétroviseurs qui sont maintenant ancrés dans le haut de la portière, et non plus dans la base du pilier A. La voiture semble également plus élancée et moins trapue que le précédent modèle, les parties avant et arrière adoptant un design un peu moins carré. La STI est aussi moins distincte par rapport à la WRX que dans le passé, surtout qu’en livrée de base, elle ne dispose pas de son large aileron arrière pourtant si typique. Ses emblèmes et ses jantes uniques sont les témoins les plus évidents de son exclusivité.

On a toujours misé sur les performances dans le développement des WRX et STI et le souci du détail à bord n’était pas en tête des priorités. Certes, la sportivité était soulignée par le pédalier en aluminium, les sièges et le volant sport, mais on retrouvait plusieurs plastiques durs et surtout, un système de sonorisation loin de convenir aux attentes des acheteurs types... On n’est toujours pas au niveau des Allemands en termes de qualité d’habitacle, mais Subaru a su rehausser le tout avec l’ajout de surfaces souples dans les portes et sur le tableau de bord. On a légèrement amélioré la qualité du système audio, mais l’ergonomie mériterait un peu plus d’attention. Plusieurs commandes sont éparpillées à gauche et à droite et auraient intérêt à être regroupées de façon à les rendre plus accessibles.

Performance et CVT

C’est indéniablement quand on en prend le volant que les WRX et STI démontrent toutes leurs aptitudes. La WRX hérite cette année du même moteur qui équipe le Forester, soit un quatre cylindres de 2,0 litres turbocompressé qui développe dans ce cas-ci 268 chevaux pour un couple de 258 lb-pi. Jumelé à une nouvelle transmission manuelle à six rapports, on obtient une voiture qui n’a rien perdu de son ADN et qui se dirige du bout des doigts. Quel aplomb, que ce soit sur un circuit ou une route enneigée! La grande nouveauté est l’arrivée d’une boite à variation continue CVT, censée attirer ceux qui n’aiment pas jouer de l’embrayage. L’offre d’une boite à double embrayage aurait certainement été plus judicieuse, mais à sa défense, la CVT est loin d’être désagréable. Subaru a su réduire de belle manière ses désagréments, notamment en raison de ses rapports programmés, six ou huit selon le mode de conduite sélectionné.

Quant à la STI, elle demeure au sommet de son art avec ses performances plus relevées. Son quatre cylindres suralimenté de 2,5 litres jumelé à un refroidisseur d’air produit un bestial 305 chevaux, ce qui permet à la voiture de se frotter sans gêne à de grosses pointures. Équipée de la seule transmission offerte, une manuelle six rapports, ses accélérations sont puissantes mais, surtout, plus linéaires que par le passé. On la sent moins brutale. Non seulement son groupe motopropulseur lui assure des performances relevées, mais elle dispose aussi d’un excellent rouage intégral à prise constante. La STI se distingue à ce chapitre avec son différentiel avant autobloquant hélicoïdal et arrière autobloquant Torsen sensible au couple.
 
Les Subaru WRX et STI sont performantes en toutes conditions, dotés d’un bon espace de chargement et de quatre portes. Beau compromis!

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