Chevrolet Trailblazer 2021 : des versions pour tous les goûts

Points forts
  • Intérieur très polyvalent
  • Sièges baquets confortables
  • Esthétique séduisante
  • Gamme très étoffée
Points faibles
  • Direction légère (sur autoroute)
  • Moteur peu linéaire (1,3 L)
  • Boîte automatique perfectible (9 rapports)
Évaluation complète

La gamme Chevrolet compte un nouvel utilitaire depuis le mois d’avril : le Trailblazer. C’est en quelque sorte le petit VUS qu’il manquait, car, dans la hiérarchie des modèles de la marque, il comble le vide séparant le Trax et les Blazer et Equinox. Il vise donc une clientèle de plus en plus friande de petits véhicules qui... ne paraissent pas trop petits!

Avec le Trailblazer, GM vise les acheteurs de Hyundai Kona, Nissan Qashqai, Subaru Crosstrek et Honda HR-V. Ce sont quatre des cinq petits utilitaires (compacts ou sous-compacts, c’est selon) les plus populaires au pays actuellement (le cinquième étant le Nissan Kicks, modèle petit que le Qashqai).

Ce créneau n’existe quasiment pas il y a dix ans. Rappelez-vous : en 2010, Nissan lançait le Juke, un utilitaire de taille lilliputienne que plusieurs on ridiculisé. N’empêche qu’il était précurseur d’un créneau regroupant aujourd’hui plus d’une vingtaine de modèles de toutes marques. Même les fabricants de véhicules de luxe en offrent. Or, ces VUS se substituent chaque jour davantage aux automobiles sous-compactes et compactes que l’on voit disparaître les unes après les autres!

Un style classique

Parmi ces petits VUS, certains ont une allure qui s’assimile à celle d’une auto (Kona, CX-3, etc.), alors que d’autres maintiennent le style anguleux et massif traditionnel des utilitaires (Venue, Seltos, etc.). Le Trailblazer est de ceux-là. Proche parent du Buick Encore GX, avec lequel il partage sa plateforme et ses groupes motopropulseurs, le petit Chevrolet se distingue par une silhouette élégante, que rehaussent les peintures deux tons réservées aux versions haut de gamme Activ et RS. Cette silhouette n’a, par ailleurs, rien de commun avec celle du Trax (un modèle qui tarde à être renouvelé) et rappelle plutôt le nouveau Blazer par sa calandre surdimensionnée et ses phares encastrés.

Et pourtant, les dimensions du Trailblazer révèlent qu’il n’est pas si différent du Trax. Ses formes sont simplement mieux proportionnées grâce, entre autres, à une carrosserie plus longue (4,4 m contre 4,2 pour le Trax). Car son châssis, lui, a un empattement à peine supérieur (+85 mm). De plus, sa carrosserie n’est que 32 mm plus large, alors que la hauteur des différentes versions est proche à quelques millimètres près de celles du Trax, tout comme ses voies avant et arrière d’ailleurs.

De plus, bien qu’il soit plus léger, le nouveau Chevrolet n’est que marginalement plus spacieux à l’intérieur. Les places avant sont très accueillantes et les sièges baquets se révèlent confortables lors de longues randonnées. Les places arrière, par contre, conviennent plus à de jeunes enfants surtout si les places avant sont occupées par des personnes de grande taille. En outre, le coffre présente un des gains les plus intéressants par rapport au Trax : un volume utile supérieur. Lorsque les dossiers 60/40 de la banquette arrière sont en place, on dispose d’un volume 35 % plus important que dans le Trax et lorsqu’ils sont repliés, le gain est de l’ordre de 12 %.

Intérieur très polyvalent

Les concepteurs de ce Chevrolet l’ont également doté d’une particularité appréciée du Trax : le dossier rabattable du siège du passager avant. Lorsqu’on le replie vers l’avant en même temps que les dossiers de la banquette arrière, il est possible de charger des objets mesurant jusqu’à 2,4 m (8 pi). Des objets aussi encombrants qu’une planche à pagaie, par exemple. Naturellement, pour transporter ce genre d’objets, le conducteur doit sacrifier les autres places à bord.

Pour animer le Trailblazer, GM a recours à une paire de tricylindres suralimentés de faible cylindrée. Les versions d’entrée de gamme LS et LT, qui n’ont que deux roues motrices (avant), utilisent un 3-cylindres turbo de 1,2 L. Ce moteur de 137 ch est jumelé à une boîte de vitesses automatique à variation continue. Quant aux versions LT, Activ et RS munies de la transmission intégrale « sur demande » (une option pour le Trailblazer LT), elles ont recours à un 3-cylindres turbo de 1,3 L. Ce moteur, qui produit 18 ch de plus, livre un couple légèrement plus élevé (+12 lb-pi) à plus faible régime : 1 600 tr/min plutôt que 2 500, comme le fait le moteur de 1,2 L. De plus, il partage la boîte automatique à 9 rapports du Buick Envision 2020.

Comparativement au moteur du Trax, un 4-cylindres à turbocompresseur de 138 ch, ces deux tricylindres ont des consommations moins élevées. Compte tenu de sa petite taille, le Trax à quatre roues motrices s’avère en effet plutôt gourmand, comme en témoigne la moyenne de 9,1 L/100 km que lui attribue ÉnerGuide. Le Trailblazer à transmission intégrale (que 75 % des acheteurs choisiront, selon GM Canada) a une cote moyenne de 8,4 L (nous avons réalisé 8,5 L au terme d’un essai de plus de 400 km réalisé au volant d’une version Activ). Cette cote, qui est aussi celle du Trax à deux roues motrices, représente donc une amélioration de 7,6 % par rapport au Trax à quatre roues motrices.

Mais, comme tout est relatif en ce bas monde, on trouve des utilitaires plus gros qui réalisent de meilleures moyennes comme, par exemple, le Honda CR-V (7,7 L/100 km) et les Toyota RAV4 et Ford Escape 1,5 L (7,9 L/100 km). De plus, parmi les petits VUS, plusieurs modèles rivaux font mieux aussi à commencer par le Subaru Crosstrek dont la moyenne de 7,9 L est obtenue avec une transmission intégrale en prise constante. Le Trailblazer, rappelons-le, a une transmission intégrale réactive (sur demande).

Étrange initiative

Curieusement, le constructeur a muni les versions à quatre roues motrices de ce nouveau venu d’un commutateur permettant de désactiver cette transmission intégrale, sous prétexte de permettre au conducteur d’optimiser sa consommation. Mais à quoi bon payer un supplément pour une transmission intégrale, réactive de surcroît, si on la désactive? C’est sans compter qu’on risque d’oublier bêtement de l’enclencher au moment où elle serait nécessaire!

Sur l’autoroute, la servodirection du Trailblazer s’avère trop légère. Par contre, en ville, cet utilitaire brille par sa maniabilité et, naturellement, ses dimensions réduites qui lui permettent de se faufiler partout. Par ailleurs, il ne faut pas s’attendre à battre des records de vitesse avec ce véhicule. Le moteur de 1,3 L permet au Trailblazer de passer de 0 à 100 km/h en 9 s bien comptées. Naturellement, pour un petit véhicule à vocation urbaine, ça convient. Et puis, cette performance représente une autre amélioration par rapport au Trax, qui nécessite 10,5 s pour faire de même!

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