Toyota Highlander - Design > polyvalence

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2020

Le VUS intermédiaire à trois rangées de Toyota profite d’une refonte en profondeur pour le millésime 2020, et cette quatrième génération arrivera chez les concessionnaires avant la fin de l’année 2019.

Le Highlander 2020 a été conçu sur une architecture modulaire servant déjà de base à de nombreux produits du constructeur, dont les Camry et Avalon ainsi que le VUS compact RAV4. Sa rigidité impressionnante aidera certainement à rendre cette nouvelle mouture plus sécuritaire, plus raffinée et plus dynamique.

Volume de chargement en baisse

Le nouveau Highlander gagne 60 millimètres en longueur par rapport à la génération sortante, et s’il y a un supplément d’espace à l’arrière lorsque la troisième rangée de sièges est relevée, le volume de chargement maximal a été réduit d’environ 12%, totalisant 2 076 litres. Dommage, puisque le Highlander se classe maintenant dernier à ce chapitre dans le segment des VUS intermédiaires à trois rangées.

Comme avant, des configurations à sept ou à huit passagers sont disponibles, et la banquette médiane coulissante ajoute 30 mm de jeu afin d’accorder plus d’espace aux jambes des occupants de la troisième rangée.

Le design de la planche de bord est beaucoup plus moderne, sans pour autant sacrifier les nombreux points de rangement. De série, le système multimédia mise sur un écran tactile de huit pouces, alors que dans la nouvelle livrée Platinum, au sommet de la gamme, on profite d’un écran de 12,3 pouces. Les versions Limited et Platinum obtiennent d’ailleurs une chaîne audio JBL de 1 200 watts avec 11 haut-parleurs. L’intégration Apple CarPlay et Android Auto ainsi qu’une borne wi-fi intégrée (forfait de données en sus) figurent de série également.

Nouveau système hybride

Dans les déclinaisons plus abordables du Highlander, on a conservé le V6 de 3,5 litres à injection directe. Assorti d’une boîte automatique à huit rapports, il développe toujours 295 chevaux et le système arrêt/redémarrage automatique est désormais inclus dans toutes les déclinaisons. Le constructeur estime sa consommation mixte ville/route à 10,7 L/100 km, en recul légèrement comparativement au modèle 2019 équivalent. La capacité de remorquage demeure fixée à 2 268 kg (5 000 lb).

La transmission intégrale a toutefois été repensée, et deux versions de celle-ci sont livrables. La première favorise les roues avant en conduite normale et lors d’une perte d’adhérence, elle peut acheminer jusqu’à 50% de la puissance du V6 aux roues arrière. Dans les livrées Limited et Platinum, une vectorisation dynamique du couple varie la puissance entre les roues arrière pour une conduite plus engagée, alors qu’un système de modes de conduite permet au conducteur de choisir entre plusieurs réglages, dont Boue/sable et Roche/terre. Bref, un bidule peu utile pour un VUS qui sortira rarement des sentiers battus, mais puisque la concurrence propose également de tels systèmes, il en faut un ici aussi.

Contrairement à la motorisation hybride dans la génération sortante du Highlander, qui développait 306 chevaux, celle dans l’édition 2020 mise plutôt sur un quatre cylindres de 2,5 litres, assisté de deux moteurs électriques et d’une boîte automatique à variation continue. Un troisième moteur électrique, indépendant des autres et connecté à l’essieu arrière, assure le rouage intégral à gestion électrique. Du côté de Toyota, on figure probablement que les acheteurs sont davantage intéressés par l’économie de carburant que par les performances brutes.

Le nouveau système produit un total de 240 étalons, une baisse significative. En revanche, la consommation mixte ville/route chuterait de 8,3 L/100 km à 6,9 L/100 km. Comme toujours, un mode EV peut être activé pour une conduite 100% électrique, mais à basse vitesse et sur de courtes distances. La capacité de remorquage de la version hybride n’a pas été confirmée au moment d’écrire ces lignes, toutefois on s’attend à une baisse par rapport à l’édition 2019, qui pouvait tirer une charge maximale de 1 588 kg (3 500 lb).

Pour le Highlander 2020, on a donc fait un compromis sur la polyvalence pure du véhicule en faveur d’un design plus affirmé et d’un raffinement rehaussé. Notamment, en ce qui concerne la qualité des matériaux dans l’habitacle. On a en outre bonifié l’équipement technologique avec un système multimédia plus poussé et des caractéristiques de sécurité figurant désormais de série, comme la surveillance des angles morts et l’alerte de trafic transversal arrière.

Avec l’arrivée de nouveaux modèles dans le créneau, et la refonte de certains autres, comme le Ford Explorer qui proposera lui aussi une motorisation hybride, Toyota a choisi le bon moment pour renouveler son Highlander. Si, à première vue, il ne semble pas se démarquer outre mesure, on peut toujours assumer que sa réputation de fiabilité et sa valeur de revente demeureront des points forts.

Feu vert

  • Motorisation hybride moins énergivore
  • Équipement technologique bonifié
  • Design plus affirmé

Feu rouge

  • Volume de chargement en baisse
  • Version hybride moins puissante
  • Moteur V6 aussi énergivore qu’avant

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