Subaru Outback 2020 : pour une vraie vie active

Points forts
  • Belle apparence robuste
  • Excellente économie d’essence
  • Performances du moteur turbo
Points faibles
  • Volant chauffant réservé aux déclinaisons les plus chères
  • Peu d’espace de rangement dans la console centrale
  • Moteur de base à peine suffisant lorsque le véhicule est chargé à bloc
Évaluation complète

WHITEHORSE, Yukon – On a assisté à d’innombrables lancements de véhicules au fil des ans, et avec la mode des VUS est arrivé la notion que chacun d’entre eux a été conçu et pensé pour les consommateurs qui pratiquent un style de vie actif.

« Style de vie actif » : des gens qui passent leurs fins de semaine dehors. Ils vont faire du camping, de l’escalade, du vélo, du kayak et de la planche à neige. Ils ont besoin d’un véhicule pouvant non seulement transporter leurs jouets, mais qui affiche un look robuste et aventureux. Cela définit parfaitement la Subaru Outback depuis son introduction sur le marché il y a environ 25 ans.

L’Outback est essentiellement une familiale haute sur pattes, mais elle est maintenant classée comme un camion léger au Canada et aux États-Unis. Elle repose désormais sur la même plate-forme modulaire que tous les autres produits Subaru (sauf les BRZ et WRX) et partage bon nombre de composants mécaniques avec la Subaru Legacy 2020, également redessinée.

Un design conservateur

La marque nous a montré quelques esquisses d’idées fraîches pour le design de la nouvelle Outback. Cependant après avoir entendu les commentaires des clients existants, le constructeur a plutôt opté pour une évolution du style actuel plutôt qu’une révolution. Une bonne décision.

La carrosserie aux lignes conservatrices de la Subaru Outback 2020 est enveloppée d’ajouts de bas de caisse et de pare-chocs non peints, couronnée de robustes longerons de toit avec barres transversales dépliables. Fraîchement sorti de sa boîte, ce véhicule est prêt à transporter des kayaks et des vélos. Pour 2020, même la déclinaison Premier reçoit cette galerie de toit, à la demande de la clientèle.

La Subaru Outback 2020 est grosse et spacieuse, mais adopte toujours la conduite d’une voiture, et ce, malgré sa suspension surélevée. Son gabarit de format intermédiaire permet beaucoup d’espace à l’avant et sur la banquette arrière, et les dossiers de cette dernière sont inclinables pour rehausser le confort. Le hayon à commande électrique livrable est maintenant plus rapide d’exécution et s’ouvre automatiquement si l’on se tient à proximité avec la clé dans nos poches.

Photo: Michel Deslauriers

L’espace de chargement est en hausse, mais les chiffres publiés par Subaru sont à la baisse à cause d’une révision de la norme de calcul établie par la SAE. Avec les dossiers en place, le volume grimpe de 1 005 à 1 051 litres basé sur l’ancienne norme, et avec les sièges rabattus, de 2 075 à 2 209 litres. Pour la forme, les chiffres dictés par la nouvelle norme s’élèvent à 951 (dossiers relevés) et 2 144 litres (sièges rabattus). C’est autant que dans plusieurs VUS intermédiaires à cinq passagers.

Photo: Michel Deslauriers

Le design intérieur de l’Outback est également évolutif, avec des matériaux de bonne qualité et une sensation de solidité de la part des commandes. Par contre, il n’y a pas assez d’espaces de rangement sur la console centrale pour y déposer gants et collations pendant la conduite.

La grande nouvelle ici, c’est le système multimédia dans la finition de base qui comprend deux écrans tactiles de sept pouces – infos audio et de navigation en haut, commandes de climatisation et réglages du véhicule en bas. On retrouve toujours quelques boutons physiques pour régler le volume et la température ainsi que pour activer le dégivrage.

Toutes les autres déclinaisons reçoivent un seul écran, mais celui-ci mesure 11,6 pouces, monté verticalement sur la planche de bord, à la Tesla et Volvo. Nos véhicules à l’essai étaient équipés de ce gros écran, qui fonctionne bien avec des zones de boutons de bonne dimension et une disposition simple des menus. Sinon, l’intégration Apple CarPlay et Android Auto figure de série dans toutes les versions. La recharge d’appareils par induction n’est pas une option installée à l’usine; il s’agit plutôt d’un accessoire acheté et installé chez le concessionnaire coûtant 444 $ avant les taxes et la main-d’œuvre.

Photo: Michel Deslauriers

Les services connectés Subaru STARLINK sont également une nouveauté dans l’Outback. Offert avec un abonnement gratuit pendant trois ans, STARLINK comprend des fonctionnalités telles que le démarrage ainsi que le verrouillage et le déverrouillage des portes à distance, la géolocalisation et l’immobilisation du véhicule en cas de vol, l’alerte de vitesse, l’alerte de couvre-feu, la prise de rendez-vous en ligne pour l’entretien et l’assistance routière. Dans l’éventualité d’une collision, le système appellera automatiquement les services d’urgence.

Photo: Michel Deslauriers

Sous le capot

Comme avant, un quatre cylindres à plat de 2,5 litres fait office de motorisation de base dans la Subaru Outback 2020. Par contre, il reçoit l’injection directe, l’arrêt/redémarrage automatique et la plupart de ses pièces ont été révisées. Il produit 182 chevaux et un couple de 176 livres-pied. Une boîte automatique à variation continue et un rouage intégral à prise constante sont également inclus.

Le moteur de 2,5 litres se montre doux et assez puissant, bien que les accélérations à plein régime ne soient pas à couper le souffle. En revanche, il affiche des cotes ville/route de 9,0/7,1 L/100 km, ce qui est excellent – mieux en fait que celles de plusieurs VUS compacts à rouage intégral.

Un six cylindres de 3,6 litres était auparavant disponible dans l’Outback, mais il a été mis au rancart en faveur d’un quatre cylindres turbocompressé de 2,4 litres. C’est le même que celui sous le capot du Subaru Ascent et dans la nouvelle Legacy, développant 260 chevaux et un couple de 277 livres-pied. Il est aussi géré par une boîte à variation continue. En passant, cette dernière a été retravaillée, alors que 80% de ses pièces sont nouvelles et sa plage de ratios a été élargie pour bonifier les performances et l’économie de carburant. En effet, cette boîte travaille bien avec les deux moteurs.

Photo: Michel Deslauriers

Selon Subaru, l’Outback XT turbocompressé peut accélérer de 0 à 100 km/h en 6,4 secondes, alors que la génération précédente avec moteur à six cylindres atteignait la même vélocité en 7,2 secondes. Sans être une fusée, la variante XT est évidemment plus agréable et mieux adaptée à certaines conditions de conduite – surtout si l’on remplit fréquemment le véhicule de passagers et d’équipements. Les cotes ville/route de l’Outback s’élèvent à 10,1/7,9 L/100 km, alors le sacrifice à la pompe est minime, et le moteur roule sur de l’essence ordinaire. Il permet aussi à l’Outback de proposer une capacité de remorquage de 1 588 kilogrammes (3 500 livres) – par rapport à 1 225 kg (2 700 lb) pour le moteur de base.

Sur le parcours hors route léger que Subaru nous avait préparé, l’Outback s’est évidemment débrouillée sans faille. Le sentier n’était pas très accidenté et n’importe quel VUS à rouage intégral aurait pu l’affronter avec plus ou moins d’effort, mais il s’agissait d’une belle occasion pour tester le système X-Mode de Subaru, qui comprend la retenue en descente de pente. Lentement mais sûrement, l’Outback a fait son bonhomme de chemin en bas de la colline escarpée sans que l’on doive toucher aux freins, soulevant occasionnellement une route dans les airs et démontrant la grande rigidité de sa plate-forme.

Photo: Michel Deslauriers

La version Commodité de base se détaille à partir de 30 695 $ avant les frais de transport et de préparation, et comprend les sièges avant chauffants, le climatiseur automatique, le siège du conducteur à commande électrique, la sellerie en tissu ainsi que la suite de sécurité avancée Subaru EyeSight. La variante Touring à 34 795 $ représente un bon rapport prix/équipement avec des jantes en alliage de 17 pouces, un toit ouvrant, un gros écran multimédia avec services STARLINK, la surveillance des angles morts et bien plus. Par contre, on aurait aimé obtenir le volant chauffant à ce prix, réservé aux déclinaisons plus chères.

Cette année, on introduit la version Outdoor XT à 38 695 $ profitant du moteur turbo, de sièges arrière chauffants, d’éléments de carrosserie noircis, d’une roue de secours pleine grandeur, d’une caméra frontale et d’une sellerie résistant aux intempéries et lavable, qui ressemble drôlement à du vinyle souple. Les Limited et Premier, les mieux équipées, peuvent être commandées avec un ou l’autre des moteurs, le PDSF plafonnant à 43 795 $.

Cela place la Subaru Outback 2020 dans une position confortable entre les VUS compacts et intermédiaires, bénéficiant d’excellentes capacités, de beaucoup d’espace ainsi que d’une apparence robuste recherchée par les gens au style de vie actif. Avec une consommation réduite, des performances rehaussées et des caractéristiques améliorées, la nouvelle Outback devrait indéniablement continuer d’être un choix populaire pour les consommateurs canadiens qui ne veulent pas d’un banal VUS.

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