Nissan Pathfinder 2019: Gros carrosse pour la famille

Figurant parmi les VUS intermédiaires les plus aborables, force est d’admettre que le Pathfinder est alléchant.

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2019

Nissan a compris comment faire une piastre. Son catalogue compte, cette année, six véhicules utilitaires sport (VUS) avec la venue du nouveau Kicks. Ça tombe bien, parce que c’est ce que veulent les consommateurs. Tout juste sous l’Armada au sein de la gamme de ce constructeur japonais, le Pathfinder peut se vanter de pouvoir accueillir jusqu’à sept occupants.

Pour 2018, le Pathfinder continue d’être animé par un V6 de 3,5 litres. Il développe 284 chevaux ainsi qu’un couple de 259 livres-pied. Il s’agit d’un moteur atmosphérique à l’inverse des moteurs turbocompressés que l’on retrouve entre autres sous le capot des Ford Explorer et Mazda CX-9. Ce V6 ne se distingue pas par sa sophistication ni par sa prestance, mais il s’agit d’une technologie qui a déjà fait ses preuves et qui ne déstabilisera personne. Contrairement au Toyota Highlander qui tente de se donner une conscience écologique en proposant une motorisation hybride, le Pathfinder a mis une croix sur ce type de technologie il y a quelques années. Les ventes n’étaient malheureusement pas au rendez-vous.

Un seul moteur est disponible et il en est de même pour la boîte de vitesses, une automatique à variation continue (CVT). Comme on dit, on ne s’est pas cassé le bicycle chez Nissan! Ce type de boîte est loin de faire l’unanimité. Or, en ce qui me concerne, elle ne m’a pas déplu dans le Pathfinder. En raison du couple suffisant du V6, on ne se sent pas catapulté haut dans les tours-minute dès la moindre accélération. Généralement, c’est ce que l’on a tendance à reprocher au jumelage de ce type de boîte à un moteur de petite cylindrée.

Sur papier, on annonce que le Pathfinder peut remorquer jusqu’à 2 722 kilogrammes (6 000 livres). On ignore toutefois la manière dont la boîte automatique réagit lorsqu’on lui en demande autant.

Malgré que la mécanique paraisse moins révolutionnaire que celle des concurrents, la consommation de carburant du Pathfinder s’apparente à celle de ses concurrents. En conduite combinée, la consommation annoncée s’élève à 10,7 L/100 km. Quant à ses rivaux, les Mazda CX-9 et Toyota Highlander consomment respectivement 10,4 L/100 km 10,6 L/100 km. Les plus gloutons sont manifestement les Chevrolet Traverse (11,8 L/100 km) et Volkswagen Atlas (12,1 L/100 km).

Pas mal plus VUS que camion

En 2013, Nissan a amorcé la commercialisation de la quatrième génération du Pathfinder. À ce moment, on a laissé de côté le châssis échelle et privilégié une structure monocoque. D’un seul coup, il est devenu nettement plus VUS que camion.

Depuis ce changement majeur, il y a déjà sept ans, le marché a évolué, mais on ne peut en dire du Pathfinder. En 2017, on a procédé à une brève mise à jour, c’est-à-dire qu’on lui a notamment offert une nouvelle calandre afin d’assurer l’unicité au sein de la marque en plus d’ajouter un nouveau système d’injection directe au V6 que l’on connaît bien. Cette dernière amélioration lui a entre autres fourni une vingtaine de chevaux supplémentaires. Ça ne se refuse pas.

Loin de se démarquer par le chic de son intérieur, le Pathfinder est doté d’un habitacle traditionnel, mais qui n’a absolument rien de costaud. Au centre de la planche de bord, on retrouve évidemment un écran tactile à partir duquel on gère le système multimédia. Mesurant 8,0 pouces, il n’est toutefois pas le plus intuitif de l’industrie. Parmi tous les systèmes que l’on a pu essayer, on a constaté qu’il n’était pas non plus le plus sensible au toucher. Les passagers de la deuxième rangée ne sont pas en reste, car en option, il est possible de l’équiper d’un lecteur DVD et de deux écrans intégrés dont la taille est aussi de 8 pouces.

Tout est une question de prix

Avec la Micra, Nissan peut se péter les bretelles en proposant la voiture neuve la moins chère au pays. Il n’y a pas qu’à ce chapitre que ce constructeur se distingue. En effet, dans le segment des VUS intermédiaires, le Pathfinder est celui qui affiche le prix le plus bas.

Vendu à partir d’un peu plus de 33 000 $, force est d’admettre que le Pathfinder est alléchant.

Or, à ce prix, seules les roues motrices avant sont offertes. Pour profiter pleinement de ce véhicule et, par le fait même, moins détester l’hiver, il est fortement conseillé de cocher l’option du rouage intégral. À cet effet, grâce à une roulette, il est possible pour le conducteur de verrouiller à sa guise le mode 4RM lorsque la surface est glacée, enneigée ou accidentée.

Si l’on jette un coup d’œil du côté de la concurrence, on note qu’il faut minimalement débourser davantage pour un Ford Explorer, un Honda Pilot, un Mazda CX-9 et un Toyota Highlander.

Feu vert

  • Prix de base très attrayant
  • Consommation d’essence dans la moyenne
  • Boîte CVT étonnamment efficace

Feu rouge

  • Modèle globalement vieillissant
  • Aménagement intérieur pourrait être mis au goût du jour
  • Conduite très peu inspirante

Partager sur Facebook

Plus sur le sujet

EssaisNissan Pathfinder Rock Creek 2019 : grand-papa en tenue de chasse
Le Nissan Pathfinder n’est plus la référence qu’il a déjà été. La génération actuelle, lancée pour 2013, en est à sa septième année sur le marché – une éternité de nos jours. Malgré tout, ses ventes se situent encore dans la moyenne (6 sur 12) des VUS intermédiaires à trois …
Voitures anciennesUn vieux Nissan Pathfinder fait sauter la banque
Introduit sur le marché en 1986, le Nissan Pathfinder de première génération n’était pourvu d’aucune caractéristique lui destinant un avenir de véhicule de collection. Et pourtant. Plus les années ont passé et plus les exemplaires en bon état sont devenus rares. Au point où cette semaine, un Pathfinder 1991 s’est …

À lire aussi

Et encore plus

Commentaires