Range Rover Velar 2019 : battre la concurrence avec le style

Points forts
  • Design réussi
  • Habitacle luxueux et très stylisé
  • Transmission à quatre roues motrices avancée
Points faibles
  • Consommation d'essence décevante
  • Commandes tactiles peu intuitives
  • Système multimédia à revoir
Évaluation complète

De nos jours, il est difficile pour un constructeur de pénétrer le segment des VUS de luxe compacts. L’offre est énorme, et le choix de modèles compétents ne manque pas.

Pour se démarquer, Land Rover a décidé de miser sur le design du véhicule. Après tout, les Allemands dominent déjà le marché par la technologie et la sophistication, et les Japonais continuent de suivre de près avec la fiabilité. Et quelque part là-dedans, il y a les marques américaines qui, elles aussi, tentent de s’en mêler.

Land Rover s’essaie donc avec le Range Rover Velar, un VUS de luxe qui est, sans contredit, le plus beau de la catégorie.

Photo: Caleb Gingras

Un gros compact

Non, nous ne nous sommes pas trompés. Le Velar fait effectivement partie de la catégorie des utilitaires compacts, même s’il affiche les proportions d’un intermédiaire avec sa masse nette de 4 676 livres (2 120 kg). En réalité, il partage son architecture et ses motorisations avec le Jaguar F-PACE, mais le Velar est beaucoup plus décontracté que son cousin, misant davantage sur le luxe et le confort plutôt que sur la sportivité.

On a donc droit à un choix de trois moteurs. Le P300 qui alimente les Velar d’entrée de gamme est un quatre cylindres turbo de 2,0 litres d’une puissance de 247 chevaux et d’un couple de 295 lb-pi. Un quatre cylindres turbodiesel de 1,8 litre niche dans les modèles R-Dynamic, avec 180 ch et 317 lb-pi. Deux moteurs V6 suralimentés de 3,0 litres, soit d’une puissance de 340 ou 380 chevaux et d’un couple de 332 lb-pi, ronronnent dans les déclinaisons cossues. Toutes les variantes viennent de série avec la transmission intégrale et une boîte automatique à huit rapports.

Photo: Caleb Gingras

Notre modèle d’essai était un HSE P380, le plus puissant et le plus équipé de la gamme. Peint en noir, vitres teintées noires et écussons noircis, il est doté de quelques options cool comme un pare-brise chauffant, un système audio Meridian et un système hors route avancé; il avait toute une gueule. Il se vend 89 822 $.

L’image avant tout

Le thème du « beau » se poursuit dans l’habitacle où l’on retrouve une planche de bord très stylisée, moderne et d’apparence haut de gamme. Comme dans les autres produits Jaguar, les commandes sont presque entièrement tactiles, présentées sous un deuxième écran servant à contrôler la climatisation, le confort des sièges et les multiples modes de conduite du véhicule.

Photo: Caleb Gingras

Franchement, c’est de toute beauté! Néanmoins, il y a un léger bémol : le système n’est pas très convivial, du moins lorsque l’on porte des gants en plein hiver!

Au moins, on a conservé quelques commandes physiques. Le chauffage, par exemple, s’active via une molette. Pareillement pour les sièges chauffants que l’on peut faire fonctionner en cliquant sur le même bouton. Toutefois, certaines des commandes s’avèrent complexes, surtout quand il faut alterner entre les modes Sport, Confort, Eco, Snow et Sand du véhicule. Ces modes sont représentés par une minuscule icône tactile. Imaginez-vous maintenant en train de conduire le véhicule en hiver, sur les routes du Québec, le soir. Il est presque impossible de toucher cette icône du premier coup! Et ne nous demandez pas ce que nous pensons de l’écran supérieur – celui qui gère le système audio et la carte de navigation – car c’est encore pire!

Au moins, tout est fort attrayant, particulièrement l’écran du haut qui se rétracte comme dans un film de James Bond. Avouez que ça, c’est très cool.

Photo: Caleb Gingras

Compétent

Sur la route, le Velar fournit un confort marqué grâce à ses sièges en cuir douillets et son habitacle hautement insonorisé. On remarque toutefois une dynamique de conduite et des accélérations très semblables au Jaguar F-PACE, mais en raison du poids, le Velar est plus relaxe.

En toute honnêteté, on aurait préféré une suspension un peu plus souple. Les ressorts sport ne coïncident pas très bien avec les prétentions luxueuses du Velar.

Le V6, quant à lui, permet à ce VUS de réaliser des accélérations plus que suffisantes, tout en lui octroyant amplement de couple à bas régime pour des décollages doux et sereins. Le Velar HSE P380 peut tout de même franchir le 0-100 km/h sous la barre des six secondes. Rapide, certes, mais certains de ses concurrents allemands le sont encore plus.

Photo: Caleb Gingras

La boîte automatique, quant à elle, nous a surpris. Les systèmes fournis par l’équipementier allemand ZF ont la fâcheuse manie d’être lents à répondre, notamment s'il faut rétrograder. C’est toutefois un problème qui ne semble affecter que les moteurs de plus petites cylindrées, car avec le V6, nous ne remarquons aucune faille. À vrai dire, c’est avec ce moteur que la boîte semble être plus efficace.

Outre son apparence absolument magnifique et son habitacle hyperconfortable, le Velar réussit à bien se débrouiller lorsque vient de temps d’être un véritable utilitaire.

Bon, nous avouons que sa consommation moyenne de 12 L/100 km n’est pas emballante, mais le Velar peut remorquer une charge pouvant atteindre 5 512 lb (2 500 kg), ce qui le positionne parmi les plus costauds du segment.

Photo: Caleb Gingras

De plus, si sa deuxième rangée de sièges est rabaissée au plancher, il peut loger jusqu’à 1 731 litres de marchandise. C’est nettement supérieur au coffre d’un Audi Q5 (1 550 litres), d’un BMW X3 (1 600 litres) ou d’un Mercedes-Benz GLC (1 600 litres).

Bref, le Range Rover Velar 2019 demeure compétent, sans oublier son système à quatre roues motrices avancé et sa suspension ajustable pouvant s’adapter à littéralement toutes les conditions routières possibles.

Certes, c’est un beau gros jouet pour les consommateurs bien nantis, une machine sophistiquée qui risque de coûter cher à l’entretien. Il n’y a pas de doute, c’est bel et bien un Land Rover!

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