smart EQ fortwo cabrio 2018 : économe et efficace en ville

Points forts
  • Facile à conduire et à stationner
  • Rapide au décollage
  • Plus moderne à l’intérieur
  • Pas besoin de payer pour de l’essence
Points faibles
  • Habitacle restreint
  • Idéale en ville, mais pas sur l’autoroute
  • Peu d’autonomie
Évaluation complète

MONCTON, Nouveau-Brunswick – La marque smart a toujours été une division marginale, mais originale de Mercedes-Benz avec ses solutions de mobilité urbaine tout à fait uniques. Depuis l’an dernier, cependant, elle se démarque encore plus en étant l’une des seules compagnies automobiles en Amérique du Nord à offrir une gamme 100% électrique – l’autre étant Tesla.

Dans son plan d’électrification, smart a renommé sa célèbre voiture, qui se fera désormais appeler la smart EQ fortwo. Les deux lettres du milieu désignent la nouvelle bannière de voitures électriques du constructeur allemand et nous les verrons aussi sur plusieurs modèles Mercedes-Benz – au moins un dans chaque segment de marché, en fait.

La smart EQ fortwo se présente en formats coupé et cabriolet. Nous avons pu essayer la seconde pour la première fois au Canada en marge de l’Écorandonnée 2018 de l’Association des journalistes automobile du Canada (AJAC) au Nouveau-Brunswick. Elle ne faisait pas partie des 19 véhicules inscrits à cet événement de deux jours débutant à Moncton et se terminant à Fredericton, mais elle a quand même occupé une place spéciale.

Jusqu’ici cette année, les choses vont bien pour la fortwo au Canada. Malgré l’abandon de la version à essence, 139 exemplaires ont été vendus de janvier à mai 2018 inclusivement, soit à peine 10 de moins que pendant toute l’année 2017. Comment peut-on se débrouiller avec son autonomie de 92 kilomètres? C’est ce que nous avons vérifié en sillonnant le centre-ville de Moncton.

Photo: David Miller

Changer la perception des petites voitures urbaines

Si je me fie au regard des passants, j’avais l’air de M. Bean au volant de sa vieille Mini. Or, la smart EQ fortwo 2018 a vraiment évolué depuis le lancement de la smart originale il y a 20 ans.

De loin, on ne remarque pas grand-chose, mais en l’inspectant de plus près, les détails nous sautent aux yeux. Bon, c’est certain que la peinture deux tons ne passe pas inaperçue : la mienne était d’un Bleu minuit métallique accentuée de noir, mais vous pouvez aussi l’avoir en noir/orange, blanc/vert ou noir/noir, par exemple. La voiture nous révèle ensuite de belles touches comme une calandre grillagée, des boîtiers de rétroviseurs assortis à la cellule Tridion, des phares à DEL et des jantes en alliage bicolores de 15 pouces à cinq rayons doubles.

Si l’extérieur surprend, on peut dire que l’intérieur répond parfaitement aux attentes des jeunes conducteurs que cible la smart EQ fortwo cabrio par son style et sa connectivité. Évidemment, les familles ne sont pas les bienvenues à bord de cette citadine, mais les célibataires et les couples trouveront leur compte notamment grâce à un toit qui se rétracte en appuyant deux fois sur un bouton, même pendant qu’on roule.

Photo: David Miller

L’habitacle se veut confortable et dégagé, la planche de bord ne souffrant pas d’encombrement. À part l’écran multimédia de sept pouces, on n’y retrouve qu’un petit affichage de 3,5 pouces et un indicateur circulaire montrant l’utilisation de la batterie ainsi que la charge restante.

Dans une voiture aussi petite, des compromis sont nécessaires et il ne faut pas chercher plus loin que le levier de vitesses et les commandes de chauffage/climatisation pour en trouver. Ils paraissent démodés et auraient grandement besoin d’une refonte. Le beau style moderne qui les entoure ne fait que renforcer cette impression.

Les sièges chauffants de série sont un extra apprécié, tout comme le volant et le pommeau du levier gainés de cuir. J’aurais aimé que l’écran de sept pouces soit inclus de série lui aussi, mais il exige en réalité un supplément de 1 395 $. Parmi les autres options, on note un éclairage ambiant, un accoudoir central, un réceptacle pour téléphone et une alerte de collision avant.

Une petite balade relaxe en ville

Comme la smart EQ fortwo cabrio 2018 ne pouvait pas participer à l’ÉcoRandonnée de l’AJAC, j’ai compris que son autonomie allait être un problème. À ma surprise, toutefois, quand j’ai appuyé sur le bouton Eco près du levier de vitesses, l’ordinateur de bord n’a pas affiché 92 kilomètres, mais plutôt 114.

Afin d’en profiter le plus possible, j’ai baissé le toit pour ne pas avoir à utiliser le climatiseur. Sur la route, le couple de 118 livres-pied du moteur électrique (alimenté par une batterie au lithium-ion de 17,2 kWh) m’a permis d’accélérer sans délai, un bel avantage en ville quand il faut s’arrêter à tout bout de champ à cause d’un feu rouge ou d’une traverse pour piétons.

De nos jours, la puissance des voitures importe beaucoup. La smart EQ fortwo cabrio 2018 ne génère que 80 chevaux (contrôlés par une boîte automatique à simple rapport), mais même si elle en offrait 100 ou 110, est-ce que ça inciterait vraiment plus de personnes à l’acheter? Quand on magasine pour une petite voiture urbaine, c’est parce qu’on cherche davantage à se faufiler dans le trafic et les ruelles, à tourner sur un dix cents et à se garer dans des endroits restreints. Il n’y a que sur l’autoroute où le manque de puissance se fait réellement sentir – et dans mon cas, j’y ai passé bien peu de temps.

Sous un soleil resplendissant, j’étais bien content de sentir le vent dans le peu de cheveux qu’il me reste et surtout de pouvoir dépasser de gros VUS dans un silence total. La smart s’est montrée confortable et m’a permis de bien voir la route… sans parler des regards amusés auxquels j’ai fait allusion tout à l’heure. Pour rouler en ville, elle fait très bien l’affaire, surtout quand on sait qu’elle ne coûte rien à la pompe et que son rendement global équivaut à 2,3 Le/100 km. En passant, on peut la recharger en seulement trois heures via une borne de niveau 2 (240 volts), contrairement à d’autres qui nécessitent de quatre à huit heures.

Conclusion

Comme la plupart des voitures électriques, la smart EQ fortwo cabrio 2018 n’est pas donnée, elle qui se vend à partir de 32 050 $ (le coupé débute à 29 050 $) plus les frais de transport et de préparation. Bien sûr, on doit tenir compte des rabais gouvernementaux au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. D’un autre côté, il y a les options comme l’écran tactile et les phares à DEL qui font grimper la facture, mais rendent la smart plus moderne. Mon modèle d’essai valait 34 890 $ en tout, ce qui n’est quand même pas si mal.

La petite citadine allemande à deux places s’est toujours adressée à une clientèle marginale, encore plus depuis qu’elle est devenue 100% électrique avec une autonomie d’un peu moins de 100 kilomètres. Pour la marque, cette stratégie me paraît toutefois ingénieuse dans le contexte actuel et futur. Si vous restez en ville et n’avez pas d’enfants, la smart EQ fortwo représente un choix sensé.

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