Lexus IS 350 F SPORT 2017 : une berline sport pour le vrai monde

Points forts
  • Sièges sport confortables
  • Système audio divin
  • Fiabilité légendaire
  • Qualité de finition géniale
Points faibles
  • Consommation élevée
  • Direction floue
  • Boîte automatique dépassée
Évaluation complète

L’homme est imparfait, et il est dans sa nature de commettre des erreurs. Je ne sais pas trop qui a dit ça, mais bon, à peu près tous les hommes sages ont déjà dit quelque chose qui abondait en ce sens. Si je le dis moi-même aujourd’hui, c’est que j’admets avoir commis une erreur de jugement. En fait, une demi-erreur.

Par le passé, j’ai été sévère avec la Lexus IS. Je lui reprochais de manquer de dynamisme à côté de ses rivales allemandes.

Je le pense toujours. Objectivement, la nouvelle Audi A4 est plus amusante à conduire que la Lexus IS, mais comme l’Audi A4 – et plus particulièrement la S4 – a été développée avec l’idée que son propriétaire l’amènerait sur une piste de course (même si ça n’arrivera que très rarement), il est normal, alors, que cette dernière soit plus dynamique qu’une Lexus IS. Cela dit, en vouloir à la IS pour ça, ce n’est pas correct. Pourquoi? Parce que dans la vraie vie, dans le vrai monde, la Lexus IS est probablement la seule berline de luxe compacte qu’il est logique d’acheter.

Photo: Marc-André Gauthier

Qualité, qualité, qualité

Il y a une dizaine d’années, juste avant que Lexus n’introduise la LFA, on reprochait, sur la scène mondiale, à Lexus de fabriquer des produits ennuyeux, mais d’une qualité exceptionnelle. Juste à observer l’assemblage des voitures, on constatait à quel point il n’y avait aucune imperfection. Même les coutures des sièges en cuir étaient parfaites.

Or, on ne peut plus dire que les produits Lexus sont ennuyeux. Après un petit sondage sur notre page Facebook, où l’on demandait à nos lecteurs ce qu’ils préféraient entre la Lexus IS et l’Alfa Romeo Giulia, c’était environ 50-50. Ça prouve que le design de Lexus est à point, puisque certains privilégient une auto japonaise à une italienne. Ce beau design se trouve tant à l’extérieur que dans l’habitacle.

La voiture à l’essai était une IS 350 F SPORT. Si le moteur sous le capot ne change rien à l’habitacle, l’ensemble F SPORT comprend un joli volant, inspiré de celui de la Lexus LFA, mais surtout, il ajoute deux sièges avant sport, sièges parmi les plus douillets que j’ai testés. Ils sont enveloppants et leur cuir est de bonne qualité. Chaque passager que j’ai embarqué lors de mon essai d’une semaine m’a dit la même chose : « Wow, les sièges sont confortables! »

Nouveau, le large écran à haute définition est un bel ajout au système multimédia, système que plusieurs journalistes détestent en raison de sa complexité. En vérité, une fois qu’on l’a apprivoisé, on apprécie ses fonctionnalités plus que complètes, mais bon, le temps d’adaptation est plus long que pour d’autres véhicules. Le véritable problème est au chapitre des contrôles, alors que tout se fait par l’entremise d’un petit joystick, qui malheureusement n’est pas suffisamment précis, surtout lorsque l’on conduit. Dans certains modèles Lexus, on l’a remplacé par une surface tactile, qui fait un meilleur travail.

Le tableau de bord de la Lexus IS est composé essentiellement d’un écran, dont les graphiques sont inspirés de l’interface légendaire de la Lexus LFA, et dont la disposition change en fonction du mode de conduite sélectionné. Par défaut, peu d’informations sont affichées, la voiture mettant l’emphase sur le compte-tours et la vitesse, mais en appuyant sur un bouton au volant, le tableau de bord se transforme, mécaniquement, poussant le compte-tours vers la droite, faisant de la place à un autre écran qui affiche la consommation d’essence, la direction, le morceau de musique qui joue, et plus. Graphiques simples, épurés et jolis, c’est une réussite.

Mention d’excellence pour le système audio Mark Levinson à 11 haut-parleurs, disponible en option. Puissant et d’une qualité exceptionnelle, il rend la musique comme peu de systèmes le font, que vous soyez amateur de jazz, de rap, ou encore d’opéra.

Photo: Marc-André Gauthier

Mécanique éprouvée

Alors que les concurrents allemands se tournent vers des moteurs turbocompressés, Lexus choisit pour sa IS la plus rapide son bon vieux V6 de 3,5 litres. Si vous voulez un moteur turbo, c’est vers la IS 200t qu’il faudra vous tourner. Ce V6 de 306 chevaux manque un peu de couple, avec seulement 277 livres-pied, disponibles à 4 800 tr/min. Par conséquent, on a l’impression de rouler plus lentement que dans une BMW, par exemple, mais en vérité, les temps d’accélération sont comparables. Ainsi, on accélère rapidement, mais en douceur. Le rouage intégral, de série dans la IS 350, travaille sans se faire sentir. Même si vous mettez les gaz à fond en plein virage, vous ne sentirez aucune perte de contrôle ni aucune hésitation.

La boîte automatique à six rapports laissera éventuellement sa place à la boîte à 8 rapports afin d’améliorer l’économie d’essence. Avec une moyenne de 11 l/100 km d’essence super lors de notre essai, l’IS 350 est plutôt gourmande.

On parlait plus haut des modes de conduite. Les modes offerts, Eco, Normal, Sport et Sport+, changent essentiellement le comportement de la motorisation. En mode Eco, l’accélérateur semble défectueux, en mode Normal, c’est parfait pour votre balade du dimanche, tandis que les modes Sport et Sport+ favorisent la rétrogradation plus rapide des rapports. Cela dit, force est d’admettre que si l’on compare cette boîte de vitesses à celle des bagnoles allemandes, on est en retard, côté rapidité.

La direction de la voiture est très assistée, un peu floue, ce qui nous donne l’impression d’avoir une tenue de route moyenne. Pourtant, quand on pousse la voiture en virage, on se rend compte que le châssis est rigide, et que la voiture demeure parfaitement appuyée. En fait, on se surprend à voir comment cette Lexus peut tenir la route.

Cela dit, le principal point fort de la Lexus IS, c’est sa fiabilité. On n’a peut-être pas les innovations technologiques les plus extravagantes dans notre voiture, mais on sait que l’on ne passera pas notre vie au garage, comme c’est le cas en BMW; statistiques à l’appui. Lexus est la marque la plus fiable de l’industrie, année après année, et cette qualité est des plus importantes au quotidien. Même chose pour le comportement de la voiture. La majorité des gens ne veulent pas d’un véhicule qui brusque ses occupants à chaque petite imperfection de la route. La Lexus IS offre une suspension qui tient la route, sans compromettre le confort. Ce n’est pas l’auto la plus excitante du segment, mais pour la vie de tous les jours, c’est celle que vous voulez.

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