smart Fortwo 2015: L’esprit « smart » est préservé

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2015

La deuxième génération de la smart fortwo s’est peu démarquée de la première. Les intimes la reconnaissaient par ses deux feux (et non plus trois) arrière. La troisième génération, qui nous arrivera l’été prochain, sera une autre histoire. Et il n'y a pas que la robe qui diffèrera… 

Bien que ladite robe sera ce dont on discourra le plus. Elle cache toujours la cellule de sécurité Tridion et conserve ces porte-à-faux presque absents. L’esprit « smart » est préservé. Mais en vertu des normes européennes de protection des piétons, la bouille plongeante et sympathique fait place à un museau qui se relève, comme celui d'un bouledogue. D’ailleurs, les arrondis aux angles et le redressement du hayon (toujours en deux ouvertures) rappellent la Scion iQ, non?

Au-delà du style, il y a les transmissions. Vous avez bien lu : LES transmissions. D’une part, la manuelle automatisée décriée par plusieurs cède le pas à une plus moderne – et sûrement plus souple – boîte à double embrayage à six rapports, soit un de plus. Cette Twinamic devrait clouer le bec à ceux qui reprochaient à la smart fortwo des passages de rapports qui donnaient l’impression d’être dans une chaise berçante. Puis, pour la première fois de sa carrière, la smart offrira la boîte manuelle – en l’occurrence, une cinq vitesses. Eh oui, l’Amérique y aura droit, mais que pour la variante de base. Est-ce dire que le prix de départ sera nettement réduit? Après tout, les 9 998 $ demandés par les Nissan Micra et Mitsubishi Mirage (des quatre places, notez bien) sont venus changer la donne...

La smart n’a toujours pas de moteur diesel, ni en Amérique ni ailleurs sur la planète, mais ses trois cylindres, qu’elle installe encore sous son espace de chargement et qui propulsent ses roues arrière, sont nouveaux. Les deux premiers se différencient essentiellement l’un de l’autre par l’aspiration naturelle (1,0 L, 70 chevaux, 67 lb-pi) et le turbo (0,9 L, 90 chevaux, 100 lb-pi). Surprise : ce sera le plus puissant qui nous parviendra! Un troisième organe trois cylindres d’à peine 60 chevaux s’ajoutera en route, mais il ne fera pas le chemin jusqu’à nous.

La citadine conservera-t-elle une frugalité semblable à son actuel combiné de 5,3 l/100km (tests deux cycles)? C’est à voir. L’ajout d’un turbo pourrait troubler la fête, tout comme les 40 kg supplémentaires, bien qu’à 880 kg, la smart fortwo sera encore l’une des plus légères. À l’opposé, le dispositif Stop-and-start qui s’annexe (probablement en option) favorisera la conduite en ville.

Quelle plate-forme se cache là-dessous, maintenant? Celle de la Renault Twingo, mixée à une suspension avant à jambes de force empruntée à la Mercedes Classe C. L’essieu De Dion demeure à l’arrière, mais on l’a doté d’un débattement plus grand pour, dit-on, plus de confort (évidemment…). De même, la direction à crémaillère reste, mais une direction Direct-Steer (paramétrique à démultiplication variable et à assistance électrique, en bon français) viendra s’adjoindre. Reste à savoir si pareille chose traversera l’Atlantique et, si oui, si elle sera de série ou non.

Ce qu’on sait pour sûr, c’est que les ingénieurs, rencontrés à Berlin en juillet lors du dévoilement mondial de la nouvelle smart fortwo (et de la smart forfour, mais celle-là ne traversera pas l'océan), ont insisté sur le rayon de braquage. Et vrai qu’à 7,3 m, c’est 1,5 m de moins qu’avant – et c’est un beau pied de nez aux 8 m de la Scion iQ!

Pas de panique…
smart nous l’avait juré, promesse tenue : la troisième génération de la fortwo garde ses légendaires 2,695 m de longueur et peut donc encore se stationner de travers. Les designers se sont toutefois vengés avec 10 cm en largeur, pour une meilleure stabilité (d’autant que notre smart fortwo viendra de série avec la technologie Crosswind, qui jouera du frein pour réduire la déportation) et un habitacle plus spacieux.

Justement, parlons cabine, pour dire que l’esprit « smart » est conservé, avec ces yeux de grenouille qui trônent à la planche de bord et ces sièges dits « intégraux » (l’appuie-tête est uni au reste du corps). On assure ces derniers plus confortables, merci à plus de rembourrage. Quand même, quelques améliorations notables : les matériaux montent en grade, le volant se fait plus substantiel, la connectivité sera plus conviviale et le volume de chargement gagnera 20 % (260 litres derrière les sièges). Les alertes aux changements de voie et aux collisions frontales agrémenteront la donne.

Deux histoires à suivre cette année : l’annonce (sans doute) d’une variante décapotable et d’une version électrique (en attendant, la smart fortwo electric drive continue sous sa robe actuelle). Et, peut-être si l'on est chanceux, une smart forfour pour l’Amérique…

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