Fiat 500 2015: Au comptoir des coloris

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2015

Appelée Cinquecento dans son Italie d'origine, la Fiat 500 a suscité beaucoup d'intérêt lors de son introduction sur le continent nord-américain en 2012. Même si les aficionados lui ont déroulé le tapis rouge, la plupart des consommateurs ont été prudents avant de lui accorder leur bénédiction. Non sans raison, puisqu'à de rares exceptions près, les anciennes voitures Fiat n'étaient pas des exemples de fiabilité et de longévité. Mais cette époque est révolue et la nouvelle 500 semble rentrer dans les bonnes grâces des automobilistes. À preuve, plus de 135 000 unités ont été vendues en Amérique du Nord depuis sa résurrection. Dans le monde, le nombre d'adeptes est encore plus impressionnant et les ventes dépassent le million d'unités.

Faire renaître de ses cendres une automobile  ne se fait pas toujours dans l'allégresse. On se rappellera que la dernière Ford Thunderbird (2002-2005) était retournée dans les limbes aussi rapidement qu'elle en était sortie. De son côté, MINI a fait preuve de beaucoup d'imagination en multipliant les modèles et les versions de la Cooper. Reste la Volkswagen Beetle, laquelle est passée près de trépasser plus d'une fois n'eût été de la foi inébranlable du constructeur allemand envers sa divine enfant.

Pour éviter que les fidèles ne désertent les concessionnaires, Fiat devra à son tour engendrer plusieurs variantes. En 2015, le catalogue de commande comprend trois nouvelles teintes de carrosserie (perle jaune, bleu laser et billet argent) pour un total de 18 coloris – un record. Toutefois, les acheteurs ne sont pas dupes et il faudra plus que le jeu des couleurs pour maintenir la flamme. Pour ce faire, la 500 étrenne cette année une nouvelle console centrale avec des boutons plus modernes, des porte-gobelets redessinés et un système Bluetooth de série; l'instrumentation située derrière le volant accueille un nouveau cadran numérique de sept pouces plus informatif.

À l'origine d'une mode

La venue de la 500 en Amérique du Nord a créé un engouement pour les microvoitures. Face à ses rivales, la 500 est dans une classe à part. Pour élargir son éventail de modèles, la prochaine grande étape pour la citadine italienne sera d'accueillir dans ses rangs une carrosserie cinq portes à hayon. Plus petite que la 500L, cette nouvelle 500 pourra également être équipée en option de la traction intégrale et se verra attribuer le suffixe « X » pour 500X – elle sera l'émule de son cousin Jeep Renegade.

Pour l'instant, la 500 se décline en deux configurations : hayon à trois portes et cabriolet à deux portes. Le moteur de série est un quatre cylindres MultiAir de 1,4 litre développant 101 chevaux. Une boîte manuelle à cinq vitesses et une automatique à six rapports sont offertes. Pour des accélérations et des reprises plus vives, les motoristes ont conçu la 500 Turbo de 135 chevaux. Cette version se classe entre la 500 ordinaire (Pop, Sport et Lounge) et la 500 Abarth.

Une Abarth automatique!

L'Abarth est la version ultime de la gamme avec ses 160 chevaux. Pour exploiter la puissance de ce petit moulin qui déballe 114 chevaux au litre, une boîte manuelle à cinq rapports est proposée. Cette année, on a aussi prévu une optionnelle automatique Aisin à six rapports. Cette boîte est aussi offerte sur la Turbo.

Pour river cette bombinette au pavé, la direction et la suspension ont été raffermies, les freins ont plus de mordant et les pneus ont été élargis. L'ensemble est complété par des écussons facultatifs sur la carrosserie, des bas de caisse plus accentués, un aileron et une sortie d'échappement double. À l'intérieur, les sièges sont plus sculptés et enveloppants. De prime abord, cette transformation paraît attrayante pour rouler sur un circuit. Toutefois, le conducteur et ses passagers devront en payer le prix sur les routes défoncées de notre belle province où les nids-de-poule et crevasses pullulent. Mais n'ayez crainte, la suspension et les sièges dodus des autres 500 sont de loin plus confortables.

Quant à la 500e, elle est animée par un moteur entièrement électrique dont la puissance est estimée à 111 chevaux (83 kW) et l'autonomie à 140 km. Ce modèle n'est pas encore vendu chez nous et il serait étonnant qu'il traverse la frontière puisque le grand patron de Fiat, Sergio Marchionne, a récemment déclaré qu'il espérait que les clients n'achètent pas de 500 électrique. En effet, Fiat perd 14 500 $ sur chaque modèle électrique vendu compte tenu des coûts de production très élevés. Voilà, ce qu'on appelle ne pas avoir la langue dans sa poche!

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