Chevrolet Malibu 2015: Mon oncle Jean regarde encore Alerte à Malibu!

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2015

Non, la Chevrolet Malibu ne requiert pas qu'on lance l'alerte, du côté conduite du moins. Mais chez les berlines intermédiaires, elle est l'une des plus confortables et des mieux insonorisées qui soient. Et ça, mon oncle Jean aime ça...

Je vous en ai déjà parlé, de mon oncle Jean : oui, oui, celui-là même qui regrette les Cadillac DTS et Mercury Grand Marquis... Vous vous en doutez, tonton Jean ne recherche pas le zeste d'une conduite allemande; il est plutôt de ceux qui recherchent (encore) les qualités d’une bonne routière, confortable et solide – le propre d'une berline intermédiaire sans prétention sportive comme la Chevrolet Malibu.

Certes, pas d'Alerte à Malibu pour la berline américaine, côté style, mais la silhouette est élégante et on aime ce clin d'oeil aux feux arrière inspirés de la Chevrolet Camaro. Ce qui se cache là-dessous? La plate-forme Epsilon, que GM utilise depuis dix ans, mais que l'on a élargie, de sorte que la voiture est l’une des plus larges de la catégorie. C'est super pour les occupants, qui ont tout l'espace nécessaire à bord, mais c'est un brin problématique en stationnement.

Sur l'autoroute, la balade est sereine – comme mon oncle Jean l'aime. De fait, avec une révision au niveau de la suspension l'an dernier (eh oui, dès la 1re année de cette 8e génération de Chevrolet Malibu), on a désormais droit à l'une des conduites les plus confortables du marché, mais qui n'est pas pour autant déconnectée ou « balloune ». Le nez ne plonge plus en freinage et les amortisseurs restent bien domestiqués sur les cahots. La direction électrique s'est également précisée : plus besoin d'effectuer moult corrections pour maintenir le cap.

Bon, il faudra convaincre mon oncle Jean que ça se peut, une Chevrolet Malibu sans V6. Il faudra lui expliquer que, dans la course effrénée pour réduire la consommation, la berline américaine a fait table rase sur son V6, pour la première fois de son histoire. En lieu et place, on a droit à un quatre cylindres turbo de 2,0 litres à injection directe de  259 chevaux. C'est le même moteur turbo que pour la Cadillac ATS.

Nous dirions cependant à mon oncle Jean que ce « turbo » n'est réservé qu'à la version haut de gamme. Et qu'il est d'autant moins nécessaire, que l'organe de base fait du bon boulot – d'ailleurs, ce quatre cylindres de 2,5 litres à injection directe est, lui aussi, proposé dans le bébé Cadillac.

Jumelée à une boîte automatique qui ne compte que six rapports, la mécanique de base se délie en souplesse, dans un bon raffinement tant pour les réactions sous le pied droit que pour l'oreille. Sa puissance de 196 chevaux est parmi les plus vigoureuses pour un quatre cylindres non turbo – mais il n'en fallait pas moins pour la Chevrolet Malibu, qui s'affiche avec une centaine de kilos de plus que la moyenne de la compétition.

Des options... tardives
C'est surtout ce qui se passe dans l'habitacle qui compte. Il faut bien le dorloter, ce mon’oncle Jean! Les sièges sont larges et confortables, le dégagement est généreux à toutes les places. Les révisions faites en 2014 ont d’ailleurs amélioré l’espace pour les genoux à l’arrière, merci au réaménagement des dossiers avant. La planche de bord est aérée et les grosses commandes sont faciles à rejoindre, bien qu'il faille décrypter certaines de leurs fonctions, qui ne sont pas toujours instinctives. Et avec des teintes en duo qui déjouent toute monotonie, l'allure générale est sophistiquée, tout en livrant une impression de calme – impression rehaussée par une excellente insonorisation, peut-être l'une des meilleures de la catégorie. Avec ses 462 litres, le coffre est aussi l'un des plus généreux.

Côté prix, ça débute à un poil sous les 25 000 $. Certes, c'est jusqu'à 10 % de plus que pour certaines concurrentes, mais l'équipement de base justifie la chose, à commencer par un système d'arrêt-démarrage qui fait s'éteindre le moteur lorsque la voiture s'immobilise. Vous noterez que la Chevrolet Malibu est l'une des rares, sinon la seule de sa catégorie à avoir la chose de série. Et vous noterez, du coup, la disparition de la Chevrolet Malibu Eco, avec son moteur de 2,4 litres et son système eAssist, une variante pourtant proposée au lancement de cette 8e génération.

Sauf que mon oncle Jean aime se gâter. Et malheureusement pour lui, la Chevrolet Malibu offre ses options les plus populaires – sièges chauffants, clé intelligente, caméra de recul et alerte de circulation transversale – que dans ses versions les mieux nanties. Mais s'il est disposé à grimper dans l'échelle des variantes (et des prix), mon oncle Jean aura droit à une berline qui respecte tout à fait sa tradition de confort.

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