Mercedes-Benz E 450 4Matic Cabriolet 2021: mariage du luxe et de la classe

Points forts
  • Silhouette élégante et classique
  • Moteur à six cylindres en ligne performant
  • Clarté du système MBUX
  • Sièges confortables
  • Habitacle soigné
Points faibles
  • Fermeté désagréable des suspensions
  • Assistant vocal « Hé, Mercedes » peu efficace en français
Évaluation complète

À une époque au cours de laquelle les voitures décapotables tendent à disparaître les unes après les autres, on constate que les manufacturiers de véhicules de luxe n’abandonnent pas le créneau. En tous les cas, c’est ce que l’on observe chez Mercedes-Benz qui en propose actuellement quatre : la Classe C, la Classe E, la Classe S de même que la Mercedes-AMG GT.

Au cours de l’été, Le Guide de l’auto a mis à l’essai la Mercedes-Benz E 450 4 Matic Cabriolet 2021. Elle se situe entre les Classe C et Classe S au sein du catalogue de la marque allemande. Voici un compte rendu complet de nos impressions.

Infiniment belle

Sans égard à l’angle choisi, la Classe E décapotable est belle, chic et élégante comme aucune autre. On aime la profondeur de sa calandre rappelant un ciel étoilé, la finesse de ses jantes de 20 pouces ainsi que son toit souple bleu qui s’agence à merveille avec la peinture argentée. Bien que la Classe E soit initialement une berline, elle ne donne pas l’impression d’une voiture qui a vu ses portes arrière être retranchées au dernier instant. Elle a plutôt l’air d’une authentique décapotable.

À l’intérieur, le bleu est également présent, ce qui donne plus de gaité à l’habitacle. Qui plus est, dans le cas d’un cabriolet, le mariage du beige et du bleu atténue la chaleur du soleil de midi, comparativement à un intérieur qui serait noir ou gris foncé d’un bout à l’autre.

Au centre de la planche de bord, on retrouve un écran tactile de 12,3 pouces. Jumelé à la technologie MBUX, le système est très facile à utiliser et la présentation pourrait difficilement être plus claire. Cependant, nous avons constaté que l’assistant vocal « Hé, Mercedes » n’était pas des plus efficaces lorsque l’on s’exprime en français.

Photo: Germain Goyer

Une mécanique appréciable

L’éventail de versions est limité dans le cas de la Classe E décapotable, à moins, bien entendu, de faire le saut vers une version AMG. La E 450 4Matic est animée par un moteur biturbo à six cylindres en ligne de 3 litres qui est bon pour 362 chevaux et 369 livres-pied. Malgré la lourdeur de la voiture – et on la ressent -, les accélérations et les reprises sont particulièrement impressionnantes. La technologie EQ Boost électrique (un système d'hybridation légère améliorant les performances) y est assurément pour quelque chose.

En ce qui concerne la transmission, elle est, sans surprise, automatique. Étagée sur neuf rapports, elle est très discrète et jamais on ne la sent travailler ou hésiter. Comme on a pu l’observer sur d’autres véhicules Mercedes-Benz, il y a un délai causé par le potentiomètre de la pédale d’accélération.

Dans le cas de la version E 53 4Matic+ AMG, on conserve le même moteur à six cylindres de 3 litres. Toutefois, la puissance et le couple développés passent respectivement à 429 ch et 384 lb-pi. Voilà qui a de quoi décoiffer.

Photo: Germain Goyer

Des suspensions beaucoup trop sèches

Au fil des kilomètres parcourus au volant de la E 450 4Matic Cabriolet, nous avons relevé un irritant majeur. Les suspensions étaient à ce point sèches que le confort général s’apparente à celui d’un banc de parc. Pour une voiture de ce calibre, c’est tout à fait inadmissible. Il faut rappeler la vocation d’une telle décapotable, soit celle d’une magnifique routière dont le confort devrait être suprême. On serait en droit de s’attendre au confort ultime, mais la réalité est bien différente : on ressent chaque crevasse de la route. Voilà ce qui représente, pour moi, comme on le dit si bien en anglais, un deal breaker. Il est aussi important de pdéciser que la voiture mise à l’essai était dotée de – magnifiques! – jantes de 20 pouces.

En revanche, n’allez pas croire que le confort est totalement absent. Les deux sièges baquets à l’avant enveloppent à merveille le conducteur et le passager. À l’arrière, sans grande surprise, le dégagement pour les jambes et la tête – lorsque le toit est en place - n’est pas optimal. Le soutien des sièges est, mentionnons-le, sans reproche.

Pas pour tous les budgets

Nul ne sera étonné d’apprendre que cette déclinaison de la Classe E ne s’adresse pas à toutes les bourses. En effet, elle est offerte à partir de 88 900 $. Dans le cas de la version mise à l’essai, la facture s’élevait à 99 700 $ puisque quelques options ont été cochées (caméra de tableau de bord (300 $), jantes AMG de 20 pouces (1 250 $), ensemble Premium (3 900 $), ensemble Technologie (2 100 $), etc.).

Dans le cas d’une version E 53 4Matic+ AMG, il faudra minimalement débourser 99 900 $.

Au terme de notre essai routier, l’ordinateur de bord affichait une consommation moyenne de 10,1 L/100 km. En guise de comparaison, Ressources naturelles Canada annonce une consommation de 9,3 L/100 km en conduite combinée. Le fabricant recommande l’utilisation d’essence de niveau d’octane 91 (super).

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