Plan vert: l’industrie automobile sera prête avant 2035, assurent des associations de véhicules électriques

Par Jérôme Gagnon

L’industrie automobile sera prête pour la transition avant même l'objectif de 2035, assurent des associations des véhicules électriques.

L’association des véhicules électriques du Québec (AVÉQ), qui participe activement à la cause de l'électrification des transports au Québec depuis 2013, se réjouit des annonces du gouvernement Legault d'interdire la vente de voitures à essence en 2035.

L’organisme souligne que la province suit actuellement une tendance mondiale qui imposera des changements rapides chez les constructeurs. 

«Selon les estimations, on s’attend en 2025 que le coût d’acquisition d’un véhicule électrique soit le même qu’un véhicule à essence équivalent. De plus, dès 2024, il sera désormais possible de se procurer une camionnette électrique de toutes les marques sur le marché», a mentionné le président et le fondateur de l'association, Simon-Pierre Rioux.

La technologie reliée à l’industrie évolue à vitesse grand V et pourra suivre la demande, souligne l'ex-ministre de l'Environnement, Daniel Breton.

«Quand on regarde dans les endroits où il y a des lois zéro émission, notamment en Colombie-Britannique et dans plusieurs états américains, ça représente presque 40% du marché nord-américain. On ne fait pas bande à part. C’est ce qui renforce la date de 2035» a indiqué celui qui est président-directeur général de Mobilité électrique Canada.

Daniel Breton croit que la politique québécoise changera la donne en ce qui concerne l'attente, actuellement de quelques mois, pour un véhicule électrique.

«Les constructeurs fournissent les concessionnaires là où il y a une réglementation qui les obligent en a fournir. Chez nos voisins ontariens, il n’a pas réglementation et ainsi il y en a très peu dans les concessionnaires», a-t-il tranché. 

Beaucoup de travail à faire 

L'industrie automobile affirme pour sa part qu'il y a beaucoup de travail à faire pour changer les mentalités, notamment avec les bas prix de l'essence.

«Si je regarde les chiffres pour les cinq dernières années, les québécois n’ont jamais autant consommé autant d’essence. De plus, 64% des véhicules au Québec sont des VUS. Il faudra changer la tendance chez le consommateur», a indiqué Éric Tétrault, président de l’association de l’énergie du Québec qui supporte néanmoins les ambitions du gouvernement Legault.

Simon-Pierre Rioux de l’AVÉQ se dit conscient du défi énorme et son association continuera ses tournées du Québec après la pandémie afin de convaincre les québécois d’opter pour les véhicules qui représentent «plus que jamais l’avenir».

En vidéo: 10 modèles qui devraient offrir une version électrique

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