Lincoln Corsair - Deuxième essai

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2020

Alors que tout nous laissait croire qu’il était en fin de vie, on s’imaginait que son remplaçant allait être éminemment présenté. Et c’est ainsi que le MKC est passé à la trappe afin de céder sa place au Corsair. Celui-ci a été dévoilé en avril 2019 dans le cadre du Salon de l’auto de New York.

Sur le plan esthétique, le Corsair n’a rien à voir avec le MKC. Sa ligne plus raffinée lui procure un air prestigieux qui ne lui fera assurément pas de tort.

Bâti sur la même plate-forme que celle du Ford Escape 2020, le Corsair est livré de série avec un bloc turbocompressé de 2,0 L qui génère 250 chevaux et un couple de 275 livres-pied. Il est aussi possible d’opter pour un second moteur turbocompressé d’une cylindrée, cette fois, de 2,3 L. Celui-ci déploie 280 chevaux et 310 livres-pied. Ces deux moteurs sont jumelés à une boîte automatique à huit rapports. Que vous choisissiez l’un ou l’autre, la transmission intégrale est proposée de série.

À bord d’un véhicule de cette marque, on s’attend à du silence. Et c’est justement ce que nous promet Lincoln avec le Corsair. À cet effet, le tableau de bord à double paroi a pour but de mieux séparer les occupants ainsi que le moteur et ses composantes.

Pour ajouter à la noblesse du véhicule, Lincoln a supprimé les bruits d’avertissement lorsqu’un occupant n’a pas bouclé sa ceinture de sécurité, par exemple. Le constructeur américain a fait appel à l’Orchestre symphonique de Detroit pour l’enregistrement de six nouveaux carillons instrumentaux. Fidèle à son habitude, il offre en option une chaîne Revel comprenant 14 haut-parleurs.

Comme c’était le cas aussi avec le MKC et les autres véhicules du segment, le nouveau Corsair possède deux rangées de sièges, lui permettant ainsi d’accueillir jusqu’à cinq passagers.

La barre n’est pas trop haute

Puisqu’il est digne de son temps, le Corsair permet le chargement sans fil de votre téléphone. Il est bien sûr doté du système multimédia SYNC 3. Sur le plan technologique, on n’en reste pas là. Grâce à l’application Lincoln Way, il est possible de notamment verrouiller et déverrouiller les portes, d’ouvrir le hayon et de démarrer le véhicule simplement en utilisant son téléphone cellulaire. En revanche, l’affichage tête haute est optionnel.

De série, le Corsair est livré avec l’ensemble Co-Pilot360 qui comprend l’assistance précollision avec freinage d’urgence automatique et détection de piétons, la surveillance des angles morts, le système de maintien de voie, la caméra de recul et les feux de route automatiques. En option, un ensemble regroupant la fonction d’aide en cas d’embouteillage – qui immobilise et redémarre le véhicule de façon autonome –, l’aide à la direction lors de manœuvres d’évitement, l’assistance au freinage en marche arrière et le stationnement actif peut être livré.

Un nom qui en dit long

Avec la MKZ qui devrait disparaître d’ici un an ou deux, le MKC était le dernier véhicule à porter une série de lettres. Si le nom « Corsair » vous dit quelque chose, c’est tout à fait normal. En effet, ce nom a été employé par la marque Edsel en 1958 et 1959. Par la suite, au cours des années 60, Ford l’a repris pour le marché britannique. Plus tard, au tournant des années 90, Corsair a été à nouveau utilisé, mais cette fois, du côté de l’Australie.

Non seulement cette appellation a un riche passé derrière elle dans la grande famille de Ford, mais elle s’inscrit dans la lignée Navigator, Aviator, Nautilus et Continental qui sont tous unis par le monde marin. Le Larousse définit le « corsaire » comme étant un « navire rapide armé par un équipage habilité par son gouvernement à capturer des bâtiments de commerce ennemis ». De son côté, Lincoln affirme que le nom Corsair provient du latin cursus et qu’il signifie « voyage ».

Le Corsair sera assemblé à Louisville (Kentucky) et que son arrivée chez les concessionnaires est prévue pour cet automne.

En 2014, Lincoln a tenté de percer le segment des VUS compacts de luxe en introduisant le MKC. Avec le recul, il serait faux d’affirmer que la marque américaine a réussi son pari. En effet, c’est en 2015 que Lincoln a vendu le plus de MKC, soit un peu moins de 3 000 unités au Canada. La même année, Audi a écoulé plus de 8 000 Q5. Alors que les ventes du MKC ont dégringolé, celles du Q5 sont en croissance : près de 12 000 exemplaires en 2018. Avec son nouveau Corsair, Lincoln pourrait difficilement faire pire.

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