Cadillac SRX, les temps changent

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2010

Il n’y a pas que l’organigramme de la compagnie qui a changé, plusieurs modèles ont fait de même et se sont adaptés aux besoins de notre époque. La première génération de la SRX n’était pas un mauvais véhicule mis à part une fiabilité initiale assez rocambolesque, mais elle tentait de faire le pont entre une familiale et un multisegment. Cette fois, on a donné un assez sérieux coup de barre pour la faire passer dans le camp des multisegments. De plus, les stylistes ont donné plus de caractère à cette Cadillac dont la silhouette est plus typée qu’auparavant.

Avant de parler du véhicule en soi, il est bon de rappeler que la division Cadillac a connu une remontée spectaculaire au cours des dernières années avec des véhicules dont les lignes étaient fort originales, bien qu’elles ne faisaient pas toujours l’unanimité. Par contre, la majorité des essayeurs était d’accord pour vanter les qualités routières de ces voitures  ainsi que leur mécanique sophistiquée. L’ère des Chevrolet déguisées en Cadillac est belle et bien révolue.

Politique minceur

Il est vrai que du premier coup d’œil cette nouvelle venue nous parait plus petite que la première génération. Il est alors facile de croire à une illusion causée par les lignes très ramassées de la nouvelle SRX. Mais les chiffres confirment cette impression puisque l’empattement est plus court de 150 mm tandis que la longueur hors tout a été raccourcie de 117 mm, ce qui est significatif.

Et cette politique minceur s’est également appliquée à la mécanique. Cette fois-ci, pas de moteur V8 comme sur le modèle précédent, mais bien deux moteurs V6 et encore de cylindrée bien moyenne. Les V6  3,0 litres  de série et le 2,8 litres  optionnel remplacent les moteurs de 3,6 et 4,6 litres de la génération précédente. Ce  nouveau V6 de 3,0 litres  génère 265 chevaux et est couplé à une boîte automatique à six vitesses. L'injection directe procure plus de puissance tout en réduisant la consommation et la pollution. Ce nouveau moteur V6 devrait permettre d’obtenir une économie de 10 à 15 % par rapport au moteur de série précédent. Il s’agit d’une version plus petite du 3,6 litres à injection directe de la berline CTS. Il est couplé à une boîte automatique Hydra-Matic 6T70 à six vitesses avec commande manuelle de changements de vitesses. Cette transmission  offre même un mode Eco qui modifie les points de changements de vitesses en vue de réduire la consommation.

Curieusement, c’est le moteur de plus petite cylindrée qui est optionnel ! Ce  V6 turbo de 2,8 litres est d’origine européenne  et produit 300 chevaux  mais offre la consommation d'un plus petit moteur quand le turbo  n'est pas sollicité à fond , comme en conduite à vitesse de croisière.  Il est couplé à une boîte Aisin AF40 automatique à six vitesses.

Comme tout multisegment qui se respecte, le SRX propose également un rouage intégral. Celui de la première SRX était efficace, mais le nouveau l’est davantage car les paramètres de contrôle sont plus nombreux et le système réagit avec plus de rapidité. Le SRX offre les avantages d'une berline sport en plus de la sécurité et les capacités que recherchent les acheteurs de multisegment et de VUS. Cette nouvelle transmission intégrale a été développée en partenariat avec Haldex, l’un des noms les plus respectés en fait de traction intégrale, le système transmet le couple moteur à la roue qui a la meilleure adhérence. Il faut souligner la présence d’un différentiel à glissement limité avec commande  électronique qui permet de distribuer le couple entre les deux essieux et entre les deux roues de l'essieu arrière assurant ainsi plus d’adhérence sur chaussée glissante.

Du style

Lorsque le SRX a été dévoilé lors du Salon de l’auto de Detroit en janvier 2009, il a été accueilli par des applaudissements nourris. Il est certain que plusieurs auraient aimé que les stylistes conservent l’apparence de la familiale, d’autres trouvaient que ça ressemblaient à une Saturn Vue pimpée, mais dans l’ensemble les gens ont bien accepté cette carrosserie aux tôles tendues, aux porte-à-faux réduits et dont la silhouette était accentuée par des accents de chrome. Un peu comme l’Escalade, le SRX sera facilement identifiée au premier coup d’œil.

La silhouette est très tendance comme le souligneront certain, mais l’habitacle en ajoute une couche. En effet, la planche de bord se démarque par des garnitures coupées et cousues à la main sur le tableau de bord tandis qu’un éclairage ambiant nous fait songer à ce que l’Allemagne propose de mieux. Nous sommes loin des plastiques durs et des tapis shags des années 90.

Comme c’est la mode, la console centrale est de forme trapézoïdale et comprend sa multitude de boutons qui permettent de gérer la climatisation et le système sonore, tandis que l'écran du système de navigation se trouve au centre du tableau de bord. Cet écran de navigation est escamotable tandis que ses images sont tridimensionnelles. Et si ce genre de détail vos intéresse, les logos Cadillac placés aux seuils des portes s'illuminent quand on ouvre les portes ! Parmi les autres accessoires de technologie de pointe, il faut mentionner l’éclairage adaptatif qui pivote les phares de route en fonction de la direction du véhicule, le hayon arrière à commande électrique à hauteur d'ouverture programmable, le disque dur intégré pour le stockage de musique et système de divertissement arrière à deux écrans.

Solide, silencieuse, propulsée par des moteurs qui consomment moins que la concurrence, il est certain que le SRX ne sera pas laissé pour contre, il possède tous les atouts pour venir inquiéter la concurrence.

Feu vert

Silhouette élégante
Choix de moteurs
Rouage intégral raffiné
Boîtes auto six rapports
Finition sérieuse

Feu rouge

Fiabilité inconnue
Roues de 19 pouces onéreuses à remplacer
Places arrière moyennes
Confiance du public à gagner

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