Audi Q8 2019 : parce qu'il le fallait

Points forts
  • Élégance des lignes
  • Finition exceptionnelle
  • Habitabilité supérieure à la moyenne
  • Confort général
Points faibles
  • Délai à l'accélération agaçant
  • Instrumentation distrayante
  • Facture et prix des options
Évaluation complète

Depuis quelques mois, le Audi Q8 circule sur nos routes. Un nouveau VUS pour le constructeur allemand, qui connaît un succès monstre avec ses modèles Q5 et Q7.

Pourquoi le Q8? Parce qu’il le fallait. Parce que la concurrence se nommant BMW et Mercedes-Benz propose une déclinaison « coupé » de ses utilitaires intermédiaires, en l’occurrence les BMW X6 et Mercedes-Benz GLE Coupé. Voilà donc une race de véhicules souvent qualifiée « d’inutilitaires », puisqu’ils sont à la fois encombrants et peu pratiques.

La bonne nouvelle, c’est qu’Audi a choisi d’emprunter une avenue différente avec le Q8. Celle de satisfaire les acheteurs en quête d’un véhicule stylisé et dynamiquement impressionnant, mais qui ne souhaitent faire aucun compromis en matière de polyvalence. D’accord, le Q8 ne fournit pas l’espace ni les sept places assises du Q7. Par contre, pour accueillir quatre occupants dans un confort exceptionnel, ainsi que leurs bagages, il éclipse toute rivalité.

Photo: Antoine Joubert

Élégant, raffiné et particulièrement bien assemblé, le Q8 se démarque par des portières sans cadres de fenestration, un peu à la façon de la berline A7, avec laquelle on peut faire un parallèle. Pourquoi? Parce que l’on utilise la même technologie mécanique, mais également parce que le Q8 est aux utilitaires ce que l’A7 est aux berlines. Une interprétation « coupé » de véhicules normalement plus traditionnels.

Sans surprise, Audi fait appel à la même structure se cachant sous la robe des Lamborghini Urus, Bentley Bentayga, Porsche Cayenne ainsi que le Volkswagen Touareg, vendu en sol européen. Une plate-forme payante pour le groupe Volkswagen, sur laquelle sont construits des véhicules vendus à fort prix.

Photo: Antoine Joubert

110 000 $

Pour l’heure, Audi n’a sorti qu’une seule version du Q8, soit le 55 TFSI Quattro. Cela ne signifie toutefois pas que l’on ne puisse pas le personnaliser, puisque les options sont très nombreuses.

D’apparence plutôt sobre, notre modèle d’essai comprenait pas moins de 17 000 $ d’options, faisant grimper la facture bien au-delà de 100 000 $. Cela dit, l’expérience sensorielle que propose le Q8 demeure sans aucun doute l’un des éléments les plus persuasifs. Voilà donc un environnement conçu pour offrir à chaque occupant un confort royal, où l’espace n’est jamais un obstacle, et où se trouve un mélange de technologies et de matériaux hyper tendance.

De façon intuitive, le conducteur peut très facilement naviguer à travers les différents menus des deux écrans tactiles superposés. Ici, pas de pavé tactile ou de molette servant d’intermédiaire. Le tout se fait directement, le plus simplement du monde, avec ce petit témoin sonore reproduisant l’effet d’un appui sur bouton, au moment où vous placez votre doigt sur l’écran. Génial! Qui plus est, l’écran supérieur est configurable de multiples façons, accueillant de surcroît l’application Apple CarPlay, et ce, via Bluetooth.

Photo: Antoine Joubert

Comme c’est le cas depuis plusieurs années, l’instrumentation numérique est elle aussi configurable. Simple à utiliser, mais parfois distrayante, compte tenu de la quantité d’images et d’informations qui y sont véhiculées.

Photo: Antoine Joubert

Chapeau aux ingénieurs d’Audi qui ont pu créer un environnement où la luminosité rayonne, en partie grâce à une grande surface vitrée. Superbe, cet éclairage d’ambiance qui, le soir venu, nous donne l’impression de carrément voyager dans le futur. Franchement séduisant.

Les mélomanes qui opteront pour l’extraordinaire chaîne audio Bang & Olufsen (5 100 $) n’ont probablement rien à faire de la sonorité du moteur qui, pourtant, témoigne d’un raffinement exceptionnel. Turbocompressé, ce V6 de 3,0 litres produit 335 chevaux et est jumelé à une boîte automatique à huit rapports.

Photo: Antoine Joubert

À l’instar de plusieurs nouveautés de la famille, une hybridation légère sous forme d’alterno-démarreur permet - via une batterie de 48 volts - de récupérer l’énergie cinétique créée en décélération ou en freinage, pour ensuite l’utiliser à l’accélération. Cela permet ainsi de gagner en couple et en agrément de conduite, tout en économisant quelques gouttes d’essence.

Puissant, silencieux et parfaitement adapté au véhicule, le moteur pèche néanmoins par un sérieux délai au niveau de la pédale d’accélération, problème que l’on pourrait attribuer à l’ensemble des produits de la marque. Dans certaines situations où le dépassement rapide est nécessaire, cet élément devient un irritant majeur. On parvient cependant à s’y habituer pour ensuite anticiper les situations du genre.

Photo: Antoine Joubert

Extrêmement confortable, le Q8 étonne par sa maniabilité. Le cercle de braquage est raisonnable, la tenue de route est quasi invraisemblable et la précision de la direction est exemplaire. On ne pourrait toutefois lui accorder une note aussi élevée que celle donnée au BMW X6, en ce qui concerne l’agrément de conduite. Non pas que le Q8 soit ennuyant, sauf que ce dernier nous isole davantage du monde extérieur, ne transmettant pas autant de sensations à son conducteur. Il faut dire qu’avec une masse de près de 2 200 kilos, les ingénieurs ont dû compenser à plusieurs chapitres grâce à l’électronique, omniprésente à bord.

Capable de remorquer des charges atteignant 3 500 kg (7 700 lb), le Q8 se veut encore une fois plus polyvalent que toute concurrence. Et il faut s’attendre à ce qu’Audi débarque prochainement avec une version SQ8, faisant probablement appel à la motorisation des Audi S6/S7 de 444 chevaux. Ça promet!

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