Toyota RAV4 2019, le champion se refait une beauté

Points forts
  • Esthétique réussie
  • Intérieur spacieux
  • Volume utile du coffre important
Points faibles
  • Boîte automatique perfectible
  • Suspension molle
  • Moteur bruyant
Évaluation complète

Si vous recherchez un véhicule utilitaire compact ayant une silhouette distinctive, qui ne laisse personne indifférent, alors le Toyota RAV4 2019 pourrait vous intéresser.

Le Toyota RAV4 change radicalement pour 2019. Il adopte des formes plus sculptées avec sa partie avant rappelant le 4Runner, un 4x4 pur et dur de la marque. C’est le moyen qu’a choisi ce constructeur pour titiller des acheteurs d’utilitaires compacts toujours plus nombreux qui ont faim de nouveauté.

Avec cette cinquième génération de RAV4, Toyota souhaite naturellement renouveler le succès obtenu jusqu’ici. Depuis 2016, cet utilitaire a été le plus vendu de sa catégorie au Canada, alors qu’auparavant, depuis 2012, il se maintenait parmi les trois modèles les plus populaires aux côtés du Honda CR-V et du Ford Escape.

Mais la concurrence est vive dans ce créneau qui a généré près d’un demi-million de ventes au pays l’an dernier et près de 4 millions chez nos voisins du sud. Voilà pourquoi le constructeur nippon mise sur cette nouvelle allure associée à un « aventurier raffiné ». Un aventurier éminemment urbain, il faut l’admettre.

Ce style nouveau suggère un véhicule plus massif avec une calandre trapézoïdale large encadrée de blocs optiques longs et étroits munis, pour tous les modèles, de projecteurs à diodes électroluminescentes (DEL) : des phares paraboliques à deux DEL pour les RAV4 ordinaires et des DEL de type projecteur pour les RAV4 hybrides, du moins les modèles XLE et Limited.

Plus haut ? Pas vraiment

Au premier coup d’oeil, on croirait le RAV4 plus haut. En réalité, sa carrosserie est légèrement plus basse (-5 mm). Le dégagement sous le châssis, par contre, a augmenté considérablement. Oubliez cette garde au sol qui était comparable à celle d’une automobile, soit 155 mm (165 pour la version Trail 2018), le nouveau RAV4 paraît désormais haut perché avec ses 213 mm, dans le cas des modèles moins chers LE et XLE, et 218 mm pour les modèles XLE Premium, Trail et Limited. Ces cotes l’assimilent mieux à ses nombreux rivaux : le CR-V (208 mm) et l’Escape (201 mm), mais aussi le Subaru Forester (220 mm) et le Jeep Cherokee (221 mm), les VUS compacts ayant la garde au sol la plus généreuse. Rappelons qu’une garde au sol supérieure procure au conducteur une position de conduite plus haute, un attribut de plus en plus prisé.

Photo: Toyota

L’impression de hauteur est accentuée aussi par la peinture noire appliquée sur les bas de caisse et, dans le cas du RAV4 Trail, par les agencements deux tons que propose le constructeur et qui combinent un toit blanc à l’une ou l’autre de trois nouvelles teintes : Noir minuit métallisé, Bleu flamme et Roche lunaire. Ce traitement esthétique vise clairement à associer le RAV4 au Land Cruiser d’antan et au FJ Cruiser, deux 4x4 iconiques, même s’il n’a pas leurs aptitudes extrêmes.

L’intérieur du RAV4 change tout autant que l’extérieur. On le remarque dès qu’on aperçoit l’écran central (de 7 ou 8 po selon la version) qui paraît un peu trop distinct du tableau de bord, comme s’il s’agissait d’un oubli ! Quant à la console centrale, plus large de 38 mm, elle se veut clairement plus polyvalente qu’auparavant. Les occupants de la banquette arrière bénéficient pour leur part de l’empattement, qui a été allongé de 30 mm par rapport au RAV4 2018; un changement qui se traduit par un dégagement accru au niveau des jambes. Le RAV4 convient donc parfaitement à quatre adultes, qui profiteront pleinement du coffre très volumineux. Comparativement au modèle 2018, son volume modulable a diminué marginalement (1 065-1 976 L par rapport à 1 090-2 080 L pour le modèle antérieur), ce qui n’enlève donc rien à la grande polyvalence de cet utilitaire. Par contre, l’abondance de plastique rigide dans l’habitacle de ce nouveau venu lui porte ombrage. Comparativement à la finition soignée et riche d’un Mazda CX-5, ce détail détonne indéniablement.

Photo: Toyota

Plus puissant et moins gourmand

Pour animer ce RAV4 assemblé à Cambridge, en Ontario, Toyota a recours à un 4-cylindres de 2,5 L, comme pour le modèle antérieur. Ce moteur que partage la berline Camry a toutefois un taux de compression plus élevé qu’auparavant (13,0 plutôt que 10,4:1). De plus, il livre 203 ch et 184 lb-pi, ce qui représente un gain de 27 ch et12 lb-pi. Comme pour la Camry, il est jumelé à une nouvelle boîte de vitesses automatique Direct Shift à 8 rapports, qui remplace une boîte qui en avait 6.

Ce nouveau groupe motopropulseur rend le RAV4 plus frugal, comme en témoignent les cotes de consommation moyenne publiées par Ressources naturelles Canada (RNCan). Qu’il s’agisse d’un modèle à deux ou quatre roues motrices, on observe une diminution de la consommation d’environ 13% comparativement aux anciens modèles. Dans le cas des modèles hybrides, dont nous ferons l’essai plus tard cette année, la diminution atteindrait 17%, selon RNCan.

Photo: Toyota

Le RAV4 « thermique » dont nous avons fait un bref essai nous a permis d’accélérer de 0 à 100 km/h en un peu plus de 8 s, une performance parfaitement convenable pour un véhicule à vocation familiale. Sa suspension s’est aussi révélée plutôt molle, ce qui toutefois n’est pas toujours un atout, surtout sur une route bosselée et cahoteuse. Enfin, sa boîte automatique, qui cherchait constamment le bon rapport, s’est avérée irritante, au point de nous faire regretter la boîte antérieure à 6 rapports !

Rav4 trail : unique !

La gamme 2019 compte de nouveau un modèle haut de gamme appelée RAV4 Trail (Adventure aux États-Unis). Ce VUS est décoré pour suggérer la robustesse d’un 4x4 comme le 4Runner SR5. Pour le suggérer, sans plus. Ce modèle est cependant le seul à offrir une capacité de remorquage de 1 588 kg (3 500 lb), les autres étant limités à 680 kg (1 500 lb). De plus, sa dotation comprend une transmission intégrale à modulation de couple dynamique avec arbre de transmission à désaccouplement, un dispositif qu’il partage avec le RAV4 Limited, le plus cossu du lot.

Photo: Toyota

Ce système peut transmettre 50% du couple moteur aux roues arrière et même le répartir entre la roue gauche et la roue droite afin d’optimiser le comportement du véhicule. Lorsque la transmission intégrale n’est pas requise (sur l’autoroute, par exemple), le mécanisme de désaccouplement peut aussi faire de ce RAV4 un « deux roues motrices » afin de diminuer la consommation de carburant.

Toute cette quincaillerie ne fait pas du RAV4 Trail un véritable tout terrain. En revanche, pour les automobilistes plus hardis, Toyota offrira bientôt un nouveau modèle un peu mieux adapté aux pistes non balisées : le RAV4 TRD Off Road.

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