Chevrolet Equinox 2019 : à la mesure de son image

Points forts
  • Silhouette et intérieur élégants
  • Bons sièges baquets
  • Coffre volumineux
Points faibles
  • Finition très plastique
  • Visibilité arrière réduite
  • Adhérence limitée du train avant (2RM)
Évaluation complète

Le véhicule de prédilection des familles canadiennes n’est plus une automobile. Ce n’est pas une camionnette non plus. Aujourd’hui, une part très importante d’automobilistes choisissent des véhicules utilitaires pour combler leurs besoins en matière de transport personnel et les favoris des Canadiens sont les modèles compacts : en 2018, un acheteur de véhicule neuf sur quatre s’en est offert un !

Une popularité pareille explique le grand choix de modèles qu’on retrouve dans ce créneau. Un créneau qui demeure dominé — et de loin — par un trio fermement implanté : les Toyota RAV4, Honda CR-V et Ford Escape. Voilà les véhicules avec lesquels le Chevrolet Equinox 2019 doit rivaliser.

C’est au printemps 2017, que cet Equinox de troisième génération a fait ses débuts. Comparativement au modèle qu’il a remplacé, l’Equinox actuel est marginalement plus court, mais son design tranche radicalement. Les flancs très sculptés de sa carrosserie sont rehaussés d'une garniture chromée d’un style emprunté à la Chevrolet Malibu. Elle met en valeur un vitrage généreux. Ironiquement, en dévoilant la troisième génération de cet utilitaire compact au Salon de l’auto de Montréal, en janvier 2017, le constructeur affirmait que son style expressif rappelait aussi les formes très travaillées des Chevrolet Volt et Cruze. Ces deux dernières étant destinées à bientôt disparaître, le style de l’Equinox ne risque donc pas de devenir commun rapidement !

Photo: Chevrolet

Au-delà de cet effet de style, l’attrait de l’Equinox repose sur une dotation devant procurer du confort et de l’agrément aux occupants, de même qu’un grand choix de groupes motopropulseurs.

Cette connectivité qui plaît

Au chapitre de la dotation, le mot connectivité prédomine et pointe vers l’écran couleur tactile logé au centre du tableau de bord. Cet écran de 7 ou 8 po, selon la version ou les options choisies, intègre un système d'infodivertissement MyLink capable de prendre en charge CarPlay d’Apple et Android Auto, de même que le système OnStar 4G LTE avec point d'accès Wi-Fi.

Photo: Chevrolet

En outre, l’Equinox Premier bénéficie d’intérieur paré d’habillages deux tons aux couleurs surprenantes. Les combinaisons cognac et noir jais, de même que cannelle et noir jais sont ravissantes. Avec la sellerie de cuir que cette version reçoit, l’Equinox prend alors des airs de VUS haut de gamme, image qu’on n’associerait pas spontanément à cette marque. Lorsqu’on sait qu’un Equinox Premier tout équipé peut coûter bien plus de 50 000 $, on réalise alors que ce statut haut de gamme que le constructeur veut associer à cette version existe bel et bien. Malheureusement, l’abondance dans l’habitacle de pièces fabriquées de plastique de qualité moyenne détonne avec une image pareille. Elles trahissent la véritable nature de l’écusson Chevrolet…

La gamme comprend cependant des versions LS et LT plus abordables. Mais pour le marché canadien, toutes les versions ont des sièges chauffants et un démarreur à distance de série, entre autres choses. De plus, l’intérieur spacieux procure le confort voulu pour quatre adultes de taille moyenne. Les sièges baquets offrent le niveau de soutien souhaité pour de longs parcours, alors que la banquette arrière dispose d’un dégagement généreux au niveau des genoux et des pieds. Dotée de dossiers rabattables 60/40 de série, elle permet de moduler le volume utile de 847 à 1 810 L, ce qui constitue un point fort de ce véhicule. Ce coffre, auquel un grand hayon facilite l’accès, permet d’adapter l’Equinox à une foule de besoins.

Photo: Chevrolet

Grand choix de motorisation

Trois moteurs suralimentés peuvent se retrouver sous le capot de l’Equinox de troisième génération. Ces trois 4-cylindres à turbocompresseur sont d’ailleurs très différents des moteurs atmosphériques utilisés auparavant qu’ils remplacent. Le moteur d’entrée de gamme réservé aux Equinox LS et LT est un 4-cylindres de 1,5 L jumelé à une boîte automatique à 6 rapports. Fort de ses 170 ch, il s’apparente au 4-cylindres de 2,4 L qui jouait le même rôle pour l’ancien Equinox, tout en promettant une consommation environ 15% inférieure.

Au V6 de 3,6 L de l’ancien modèle, GM a substitué un 4-cylindres turbo de 2,0 L jumelé à une nouvelle boîte automatique à 9 rapports bien étagée. Ce moteur a beau livrer 49 ch en moins, le couple qu’il produit, soit 260 lb-pi (12 de moins), à un régime nettement inférieur (dès qu’il tourne à 2 500 tr/min) le rend vif. Il peut accélérer de 0 à 100 km/h en 7 s environ. En outre, ce moteur permet à l’Equinox 2019 de remorquer des charges aussi lourdes que le V6, sa capacité maximale atteignant 1 588 kg (3 500 lb). Les deux autres moteurs limitent la capacité de remorquage à 680 kg (1 500 lb) comme l’ancien moteur de 2,4 L. De plus, lorsqu’il n’est pas à l’effort, ce moteur de 2,0 L affiche une consommation moyenne plus attrayante que celle du V6 : 9,7 L/100 km comparativement à 13,0 L. À l’effort, par contre, mieux vaut s’attendre à ce qu’il devienne plus gourmand.

Photo: Chevrolet

Le troisième moteur de la gamme est un turbodiesel de 1,6 L. Ce moteur, que partage la Chevrolet Cruze, produit un couple considérable (240 lb-pi à 2 000 tr/min) qui assure avant tout des reprises soutenues. Jumelé à la boîte à 6 rapports qu’utilise le moteur à essence de 1,5 L, il se contente d’environ 10% moins de carburant. Ce moteur plutôt coûteux sera privilégié par les automobilistes devant parcourir fréquemment de longues distances, sa grande qualité étant justement une faible consommation à vitesses d’autoroute : de 6,0 à 6,1 L/100 km.

Le constructeur offre aussi le choix de versions à deux ou quatre roues motrices. Les versions LS et LT sont livrées sous forme de traction (roues avant motrices), à moins d’opter pour la transmission intégrale réactive, un supplément de 2 400 $. Cette dernière, qui fait partie de la dotation de série des versions Premier, nous est apparue nécessaire, le train avant de notre modèle d’essai à deux roues motrices ayant patiné à de nombreuses reprises, et ce même sur des surfaces sèches !

Avec trois moteurs offrant des performances et des rendements écoénergétiques très différents, des versions à deux et quatre roues motrices, et un grand choix d’aménagements intérieurs, l’Equinox plaira assurément à ces acheteurs qui n’attachent pas beaucoup d’importance à la qualité des matériaux et de la finition, mais davantage à l’esthétique.

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