Kia Sportage 2009 : bonne à tout faire

La Kia Sportage a connu de nombreuses conditions d’utilisation depuis son entrée en scène à la fin du mois de novembre dernier. Et comme si on avait poussé sur un bouton de commande, les chutes de neige se sont  succédées dès l’instant de la livraison. Semaine après semaine, il y avait toujours une chute de neige qui nous permettait  de vérifier bien des choses notamment les qualités du système intégral de cette coréenne. Et il faut dire qu’à défaut d’avoir la même sophistication mécanique que certains spécialistes du tout terrain, ce rouage intégral automatique s’est débrouillé pas trop mal. Et si jamais les centimètres de neige s’accumulaient sur la chaussée et les congères se montraient intimidants, un bouton placé à la gauche du volant nous permettait de verrouiller le différentiel pour nous sortir d’une impasse.

Soulignons avant d’aller plus loin que notre modèle d’essai était  un LX-V6 AWD propulsé par un moteur V6 de 2,7 litres d’une puissance de 175 chevaux, ce qui est correct en raison de la catégorie et de l'utilisation anticipée La consommation enregistrée au cours des trois premiers mois de notre essai a été de 12,6 litre aux 100 km, mais au fur et à mesure que la température s'est réchauffée, la consommation s'est améliorée avec une moyenne d'un peu plus de 10 litres aux 100 km. Moyenne observée le 17 juin, date de rédaction de ce texte. Pendant l’hiver, pour respecter les lois du Québec quant à l’obligation d’utiliser des pneus à neige, le véhicule nous a été livré avec des pneus d’hiver de marque générique. Ceux-ci ont été efficaces dans la neige en raison de leurs sillons assez profonds. C’est cette même caractéristique qui les rendait bruyants. Une fois la date fatidique du 15 mars arrivée, ils ont rapidement pris le bord et remplacés par les pneus d’origine, des quatre saisons qui ont  rendu la conduite plus agréable, la tenue de route plus efficace et ont certainement permis de réduire la consommation de carburant. Toujours au chapitre de la consommation de carburant, il certain qu'un rapport de plus à la boîte automatique à quatre vitesses aurait rendu la conduite plus agréable sur l’autoroute et permis de sauver quelques litres de carburant au fil des kilomètres.

Tel que rapporté lors d'un essai précédent, la silhouette révisée pour 2009 s'est méritée des commentaires positifs de même que l’habitacle. Parmi les bémols, il faut souligner un siège du conducteur n'offrant pas assez de recul tandis que les cadrans indicateurs sont difficiles à lire lorsqu’on roule face au soleil.

Bien que le siège du pilote manque de recul par rapport au volant dans sa position la plus reculée, il  offre un support adéquat tout comme celui du passager. La banquette arrière pour sa part  est dans la moyenne de la catégorie en fait de confort et d’habitabilité. Son dossier se rabat à plat assez facilement bien qu’il soit facile d’accrocher la ceinture de sécurité au passage. La soute à bagages est moyennement spacieuse et recouverte d’un revêtement en caoutchouc qui protège des éraflures mais qui est particulièrement glissant. Ce même caoutchouc recouvre également la partie arrière du dossier ce qui fait que le plancher de la soute à bagage au complet est assez glissant. Détail à souligner, la vitre du hayon peut s’ouvrir indépendamment, une astuce qui permet de transporter des objets minces et longs. Mais si on l’utilise pour déposer des petits colis dans la soute à bagages, il faut faire gaffe de ne pas souiller ses vêtements en les frottant contre le hayon.

Bilan au 17 juin

Cet article a été écrit le 17 juin et notre Sportage a totalisé plus de 8 595 km au compteur et son dossier demeure sans tache au chapitre de la fiabilité. Ce qui n’est pas surprenant compte tenu de nos essais précédents avec des véhicules de cette marque. Et si l'hiver nous a permis de vérifier l'efficacité du système de chauffage, l'arrivée de la saison plus tempérée nous a permis de constater que la climatisation est  également efficace.
Il faut souligner que le système audio est particulièrement sophistiqué pour la catégorie. Il est possible d’y brancher une clé USB ou un lecteur MP3 tandis que la radio satellite a été sans doute ce qui a été le plus utilisé et le plus apprécié.

Au fil des kilomètres, cette Kia s’est révélée un passe-partout dans la neige, sur la glace et pour affronter les congères en plus d'être un véhicule tout usage fort apprécié une fois la neige disparue. Hiver comme été, la conduite est sans surprise, la tenue de route est correcte tandis que la stabilité latérale est bonne. Même par un vent latéral assez fort, le véhicule demeure stable, par contre le support de toit était la source de bruits éoliens.
Somme toute, cette Kia toutes saisons propose un bilan passablement positif. Le seul trait de caractère désagréable qui nous a irrité est un mauvais dosage de l’accélérateur qui provoque une accélération très vigoureuse à la moindre sollicitation. Il faut savoir doser la poussée de son pied droit car cela se traduit en secousses qui sont embarrassantes lorsqu’un ou plusieurs passagers vous accompagnent. Le piloter pris en flagrant délit a droit au mieux à quelques regards furtifs ou, au pire, à des remarques ou des quolibets désobligeants du genre : ‘ Je croyais qu’il fallait savoir conduire pour obtenir son permis de conduire.’
Même si nous allons devoir retourner le véhicule à Kia avant la fin de l’été, les kilomètres parcourus à son volant nous permettent de dresser un bilan positif de notre expérience. Sans être  le meilleur à tous les chapitres, son équilibre général, un bon rapport qualité-prix et un système audio versatile sont à mettre dans al colonne des plus. Pour les moins, il y a cet accélérateur qui devrait être traité au Ritalin, des cadrans indicateurs difficiles à lire en plein soleil, une suspension parfois sèche et un siège du pilote qui pourrait pouvoir se reculer un peu plus. Avouez que c’est quand même assez positif !

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