Audi TT RS 2018 : la TT survitaminée

Points forts
  • Performances bestiales
  • Habitacle splendide
  • Rouage intégral de série
  • Puissance du moteur
Points faibles
  • Style moins exotique que certaines rivales
  • Places arrière pratiquement inutilisables
  • Peu d'espace de rangement à l'avant
Évaluation complète

Les coupés sport de luxe ne sont pas légion sur nos routes, mais ils conservent tout de même leur attrait malgré un marché qui leur est de plus en plus difficile. On les affectionne non seulement en raison de leurs performances relevées, mais ce sont surtout leurs lignes sportives qui attirent, d’autant plus qu’ils font tourner les têtes et ne laissent personne indifférent.

Chez Audi, c’est la TT qui – depuis 1998 – remplit ce rôle et affronte dans une bataille épique la Porsche 718 Cayman, la Mercedes-Benz SLC et feue la BMW Z4, laquelle devrait revenir sous peu. L’atout de la TT, c’est la livrée RS qui est de retour pour 2018, une véritable bête de performance et de puissance.

400 chevaux dans un coupé compact

Pour un peu plus de 72 000 $ – ce qui est beaucoup moins dispendieux que la Cayman S à 82 260 $ – vous obtenez un coupé sport qui dispose sous le capot d’un moteur cinq cylindres turbocompressés de 2,5 litres développant 400 chevaux métriques, la même mécanique dont on vous parlait récemment lors de notre essai de l’Audi RS 3. Nous y reviendrons.

Côté style, la TT conserve ses lignes tout en rondeurs, même si quelques parties sont un peu plus angulaires depuis sa dernière refonte. La TT RS se distingue surtout grâce à sa calandre Singleframe en nid d’abeilles et tridimensionnel, où l’on retrouve l’inscription « quattro » à sa base. Un petit béquet assez subtil à l’arrière ajoute à l’impact aérodynamique et bien entendu, l’auto a droit à des roues qui lui sont uniques. La voiture est jolie, mais certaines rivales semblent avoir un prestige supérieur.

Un tableau de bord épuré

L’habitacle de l’Audi est simplement magnifique, et il est difficile d’y trouver un défaut, que ce soit dans la qualité d’assemblage ou dans l’attention portée aux détails. Le tableau de bord est ultrasobre, il n’y a même pas d’écran multimédia au centre de la console. Tout l’affichage se fait par le biais du cockpit virtuel Audi, un large écran à haute définition placé derrière le volant qui reproduit l’instrumentation et – selon nos choix – la carte du système de navigation, les informations de connectivité et du système multimédia.

Photo: Olivier Beaulieu

On a aussi placé certaines commandes du climatiseur ainsi que celles des sièges chauffants directement au centre des buses de ventilation. C’est audacieux et ça libère entièrement la planche de bord. Du reste, le volant sport loge également une panoplie de commandes utiles.

Les performances qui vont avec le style

Les sièges sont sculptés et bien enveloppants et quand on ferme la portière, les appuis latéraux se resserrent afin de vous tenir bien en place. On comprend que la table est mise pour une expérience de conduite peu commune. Dès que l’on enfonce le bouton rouge du démarreur, placé sur le volant, on est séduit par la sonorité du moteur, surtout si l’on a pris soin d’activer le mode Sport. On a alors droit à une symphonie unique de la part du cinq cylindres. C’est jouissif.

En enfonçant le frein et l’accélérateur en même temps, le moteur entre en mode « départ contrôlé » et révolutionnera à un peu plus de 3 500 tr/min. Lorsque l’on relâche le frein, la boîte DSG à double embrayage – la seule offerte maintenant – achemine les 354 lb-pi de couple au rouage intégral et aux pneus Pirelli P Zero tout en vous clouant au siège, le temps d’atteindre 100 km/h en 3,7 secondes. C’est plus rapide que l’ancienne TT RS, notamment en raison de sa légèreté accrue et de sa puissance supérieure.

L’approche d’un virage n’est pas véritablement un problème, puisqu’un léger toucher des freins vous permettra de placer la voiture à la bonne vitesse et sa direction ultraprécise permet d’amorcer le virage du bout des doigts. Aussitôt que l’on dépasse les limites d’adhérence, la TT RS se met à déraper légèrement des quatre roues, mais elle demeure prévisible et sans malice pourvu que vous ayez les systèmes de contrôle de la traction activés. On apprécie aussi l’équilibre de la voiture et sa bonne répartition des masses. La relance s’effectue rapidement, la boîte DSG extirpe magnifiquement toute la puissance disponible avec en prime un « blip » du moteur à chaque changement de rapport.

Photo: Olivier Beaulieu

Afin de rehausser l’efficacité au freinage, on voudra sans doute vous vendre des freins en céramique, au bas prix de 5 800 $. C’est vrai que ces derniers sont drôlement efficaces et endurants, mais si vous ne prévoyez pas visiter les circuits, résistez!

Et comment se comporte la TT RS dans la vie de tous les jours?

Vivable. Activez le mode Comfort et la voiture absorbera beaucoup mieux les défauts de la route. Elle est confortable et traite bien les deux passagers avant, même sur de longues distances. Oubliez les sièges arrière pour autre chose que des enfants en bas âge, tout humain d’âge pratiquement légal aura la tête au plafond et à peine d’espace pour les pieds.

Malgré un plancher assez élevé, le volume de chargement est assez généreux et l’accès est facilité par le hayon. On peut aisément abaisser les sièges arrière pour obtenir alors un espace de 712 litres. L’hiver approche? Bien équipée de pneus à neige, la voiture pourra vous mener à bon port en tout temps, mais plusieurs préféreront l’admirer dans le garage, à l’abri des intempéries en attendant que la chaleur et le soleil soient de retour.

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