Lexus GS 2015: Une rivale sérieuse

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2015

Longtemps reconnue pour ses voitures à la fiabilité légendaire et à la conduite soporifique, Lexus a pris le virage de la sportivité en redessinant sa GS pour l’année-modèle 2013. Nous avons donc eu droit à un modèle d’une dynamique nettement plus affirmée que ce à quoi la marque nous avait habitués dans le passé. Aujourd’hui déclinée en versions propulsion, intégrale ou hybride, la GS se présente comme une rivale sérieuse aux berlines sport allemandes de taille moyenne.

Dotée d’un châssis rigide et d’une répartition des masses établie à 52 % sur le train avant et 48 % sur l’arrière, la GS actuelle compte sur une base solide qui est à la mesure de ses ambitions. Le degré de sportivité diffère selon les modèles et la plus « authentique » berline sport de la gamme est sans contredit la GS 350 F Sport. Avec ses roues arrière motrices et son comportement routier plus affûté, elle se plaît à livrer des sensations de conduite qui sont remarquablement similaires à celles des rivales allemandes établies. Qui aurait cru qu’un jour on écrirait de telles choses à propos d’une Lexus! Comme quoi l’attente en vaut quelquefois la peine…
 
Une conduite plus typée…
Au volant des modèles F Sport, il suffit de choisir l’un des trois modes de conduite soit Normal, Sport ou Sport Plus pour voir la voiture adopter un comportement conséquent. La sélection des modes les plus performants permet à la GS d’attaquer les bretelles d’accès ou les sorties d’autoroute avec un aplomb remarquable qui détonne franchement avec celui de plusieurs autres modèles de la marque. On peut cependant émettre un bémol à propos de la direction qui est très rapide mais un peu artificielle concernant le feedback qu’elle procure. De plus, la F Sport se contente du même moteur que le modèle de base, soit le V6 atmosphérique de 3,5 litres développant 306 chevaux. Compte tenu des réactions plus incisives typiques de cette version olé-olé, on souhaiterait un peu plus de punch, côté moteur, pour mieux cadrer avec sa vocation plus sportive.

Le modèle à motorisation hybride, appelé 450h, est plus fidèle à l’idée que l’on se fait d’une Lexus traditionnelle et l’acheteur typique de la marque ne sera pas dépaysé par la conduite plus aseptisée propre à ce modèle axé sur le confort et le silence de roulement plutôt que sur la dynamique. Animée par un moulin thermique secondé par un moteur électrique, la 450h compte sur une cavalerie combinée de 338 chevaux, livrée aux roues arrière par une boîte à variation continue qui vient malheureusement saper l’agrément de conduite et le réduire à sa plus simple expression. On peut également ajouter qu’il faut s’habituer à la réactivité du système de freinage régénératif de la 450h qui entre en action dès que l’on actionne les freins pour recharger la batterie, rendant le freinage parfois difficile à moduler.

Le comportement routier plus affirmé de la GS trouve son écho dans un style plus affûté d'allure à la fois sportive et sobre. Même constat du côté de l’habitacle où trône un volant sport à trois branches gainé de cuir, mais la GS pèche encore avec son système de contrôle Remote Touch. Ce dernier comprend un bouton carré localisé sur la console centrale qui se manipule un peu comme une souris d’ordinateur et qui s’avère assez frustrant parce que difficile à bien contrôler en roulant.

Une « vraie » GS F en vue?
Il existe déjà une GS 350 F Sport, mais la gamme des GS pourrait bientôt s’enrichir d’une version encore plus performante désignée simplement par la lettre F. Chez Lexus, la division F s’apparente à la division M chez BMW ou la division AMG de Mercedes-Benz et compte la berline IS F et le coupé LFA parmi ses réalisations. Si l’on se fie aux photos-espions saisies sur le vif, un prototype GS F serait en cours de développement, ce qui permettrait à la marque d’opposer une rivale crédible aux BMW M5 et Mercedes-Benz E63 AMG, entre autres. Selon une rumeur évoquée par un magazine japonais, l’éventuelle GS F serait animée par un V8 atmosphérique de 5,0 litres développant 459 chevaux : c'est à contre-courant de la tendance actuelle, les constructeurs migrant plutôt vers des motorisations turbocompressées. De plus, si Lexus veut vraiment se mesurer directement à la M5 et la E63 AMG qui sont animées par des moteurs turbos développant 550 chevaux, le recours à une forme de suralimentation, par turbo ou par compresseur volumétrique apparaît presque comme une condition sine qua non. Le prototype ayant été aperçu récemment lors d’essais sur le circuit du Nürburgring, il y a fort à parier que la GS F deviendra prochainement la version la plus performante de la gamme, reste à savoir ce que l’on retrouvera sous son capot.

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