Fiat 500L 2015: Aussi excentrique que pratique

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2015

Seuls les Italiens sont en mesure de concocter une auto comme la Fiat 500L. En effet, sa silhouette peut être qualifiée de « troublante », tandis que son habitacle est spacieux et pratique. Toutes ces caractéristiques en font un véhicule qui se démarque de la concurrence. En fait, seule la Mini Countryman rivalise avec elle, mais à un prix beaucoup plus élevé.

Aussi bien vous l’avouer toute de suite, j'ai craqué pour la 500L. Beaucoup de personnes rencontrées avouent ne pas savoir quoi penser de cette bagnole italienne assemblée en Serbie. Certains la rejettent carrément. Personnellement, sa silhouette intemporelle, son caractère pratique et une conduite intéressante m’ont conquis.

Unique en son genre

Il est évident que le design de cette voiture n’est pas sportif ou aérodynamique. En fait, les stylistes ont tenté de l’apparenter à la 500, dont la présentation est à son tour inspirée par le modèle original de même appellation, si populaire dans les années 60. Il y a une certaine ressemblance, mais on a quand même réussi à dessiner quelque chose d’original. De très original. D'ailleurs, si vous vous souvenez de la Fiat Multipla des années 2000, vous trouverez des similitudes. Quoi qu’il en soit, cette allure pour le moins différente, qui s’inspire de la tendance semi-rétro très populaire de nos jours (et pas juste dans le domaine de l’automobile) donne une voiture qui a de la gueule!

Comparée à celle de la 500, la planche de bord de la 500L est plus conventionnelle avec ses deux cadrans indicateurs circulaires séparés par un tableau d’information dans la partie inférieure de la nacelle des instruments, tandis que le thermomètre et la jauge d’essence sont placés au-dessus. L’écran d’affichage permet de naviguer dans le système Uconnect qui est assez facile d’utilisation.

Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas d’une version allongée de la Fiat 500, mais d’un modèle bénéficiant d’une plate-forme à part. La 500L est plus longue de 70 cm, 15,1 cm plus haute et 14,7 cm plus large, ce qui explique l’étonnante habitabilité de cette voiture. Comme il se doit, les occupants des places avant n’ont aucun problème de dégagement pour les coudes et la tête. Mais ce sont les places arrière qui impressionnent le plus. En effet, même une fois le siège avant reculé au maximum, j’ai pu m'assoir à l’arrière sans difficulté, le dégagement pour les jambes étant amplement suffisant. Quant à l’espace de chargement, il est plus que respectable avec une capacité de 343 litres avec le siège arrière relevé et de 1926 litres lorsqu’il est rabattu.

Moteur adéquat, transmission capricieuse

Pour propulser cette excentrique italienne, les ingénieurs ont fait un choix pertinent en utilisant le moteur de la 500 Abarth. Ce quatre cylindres turbocompressé produit 160 chevaux et 184 lb-pi de couple. Cette puissance est adéquate dans la majorité des cas; la consommation observée a été légèrement supérieure à 8,0 l/100 km, ce qui est tout près de la moyenne annoncée par le constructeur.

Une boîte manuelle à six rapports arrive de série. Toutefois, le passage des vitesses pourrait être plus précis. En fait, la transmission automatique à six rapports convient mieux au caractère pratique et relaxe de cette voiture. Elle est de type à double embrayage avec commande manuelle au levier de vitesses. Si vous conduisez sans solliciter l’accélérateur outre mesure, cette boîte ne se comporte pas trop mal. Mais il arrive parfois qu’elle s’empresse de monter les rapports pour optimiser l’économie de carburant. Et si vous décidez par la suite d’appuyer à fond sur l’accélérateur afin d’activer le rétrocontact (kick down), la transmission peut avoir une réaction brusque. Donc pour apprécier la conduite de la 500L, il faut piloter en douceur. Ce qui n’est pas toujours facile, car le démarrage initial se révèle parfois lent et l'on a alors tendance à enfoncer l’accélérateur, provoquant ainsi des passages de rapport saccadés. Mais après une courte période d’acclimatation, on réussit à bien doser les sollicitations de l’accélérateur.

Le tenue de route est loin d’être mauvaise tandis que la voiture accroche bien dans les virages et affiche un léger sous-virage. Le roulis de caisse est perceptible, mais bien contrôlé.

Somme toute, la Fiat 500L est une voiture d’un design particulier proposant un niveau de confort relevé. Malgré son moteur emprunté à la 500 Abarth, c’est un véhicule qui privilégie une conduite souple tout en étant spacieux et pratique.

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