Lexus LS 2014: À un doigt de la perfection

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2014

Pas facile de rénover une voiture qui frôle la perfection. C’est pourtant le défi que les ingénieurs de Lexus ont dû relever quand est venu le moment de rajeunir leur porte-étendard.

Les moindres détails ont été passés au peigne fin afin que ce modèle de 5e génération soit au-dessus de tout reproche. Ils n’y sont pas arrivés à 100 %, mais presque. Après tout, il faut bien laisser certaines lacunes pour que les journalistes automobiles aient quelque chose à inscrire dans la colonne des « Feux rouges »!

Esthétiquement, il n’y a pas de quoi se pâmer, quoique la calandre en forme de sablier s’intègre bien au dessin de la voiture. À ce propos, le chiffre magique est .26, qui révèle le coefficient aérodynamique très favorable de la dernière grande Lexus. Un autre petit raffinement est la montre analogique au tableau de bord qui tient compte automatiquement du fuseau horaire de la région où vous circulez. Comme broutille, on ne fait pas mieux, c’est certain.

Les constructeurs de voitures de grand luxe sont engagés en ce moment dans une lutte serrée afin d’offrir à leur clientèle des berlines d’une sécurité maximale. Pour protéger ses acheteurs, Lexus a donc installé une caméra de recul dont les prises de vue permettent de voir les obstacles qui pourraient se trouver dans une voie adjacente. Lexus a aussi emprunté à Volvo son dispositif de repérage des piétons qui stoppe automatiquement la voiture lorsqu’elle circule à une vitesse de 40 km/h ou moins et cela même la nuit.

F Sport, la potion magique

Absente jusqu’ici du marché des versions hautes performances de son modèle phare, la marque Lexus a pris le pari de combler cette lacune avec l’option F Sport, une sorte de potion magique qui part à l’assaut des dérivés sportifs des modèles concurrents. On parle ici des Mercedes à la sauce AMG ou des BMW griffées de la lettre M.  

On pourrait reprocher à Lexus de ne pas être allé jusqu’au bout dans cette démarche. En effet, si la tenue de route s’élève d’un cran, que la direction est un peu plus révélatrice et que le freinage est plus incisif, l’ingrédient de base qu’est le moteur n’est pas dans le même ton. En fait, il ne bouge pas d’un iota par rapport à une LS ordinaire. Ses 386 chevaux, rassurez-vous, sont parfaitement adéquats comme le montre assez bien les 5,4 secondes requises pour le sprint 0-100 km/h. La boite de vitesse automatique à 8 rapports parait un peu lente à réagir, mais on ne peut nier sa douceur de fonctionnement même avec l’option F Sport. Pour un peu plus de pep dans le soulier, on peut toujours jouer la carte écologique et se tourner vers une LS 600h dont la motorisation mixte essence/électricité dégage une puissance de 438 chevaux tout en offrant une petite économie d’essence. Cette Lexus à empattement allongé, dotée en plus de la traction intégrale, a malheureusement le grand tort de couter environ 40 000 $ de plus qu’une LS 460, un écart de prix que seuls les Allemands pouvaient se permettre, croyait-on.       

Les ingénieurs japonais n’ont peut-être pas la même vision d’une berline sport de luxe que leurs vis-à-vis de Munich ou Stuttgart, la LS F sport n’est pas inintéressante pour autant. Son comportement routier a été étudié pour une clientèle qui n’a pas d’attirance pour une Mercedes AMG plus brutale pour ne pas dire plus enragée. La maniabilité en milieu urbain a fait des progrès et les virages en épingle se négocient en toute quiétude. Bref, c’est toujours et encore une Lexus avec un confort irréprochable. Bien que l’on nous ait longuement vanté les vertus de l’option F Sport, je vous avouerai que j’ai eu bien du mal à détecter la différence entre les réglages Confort, Sport et Sport +. Précisons tout de même que cette configuration F Sport se distingue par un centre de gravité plus bas, des palettes de changement de vitesse au volant et, esthétiquement, par une calandre noire et la présence d’acier brossé sur le tableau de bord au lieu de bois.

Un intérieur somptueux
Par rapport aux autres constructeurs de voitures de luxe, Lexus continue de privilégier la présentation intérieure qui s’approche beaucoup plus de celle d’une Rolls-Royce que de ses rivales allemandes. La qualité des matériaux, leur agencement et le choix des couleurs contribuent à créer une ambiance chaleureuse au sein de laquelle le confort occupe une place importante. Par exemple, des capteurs règlent la température intérieure selon la température corporelle de chaque occupant! À cela s’ajoutent un volant chauffant, des sièges climatisés avec dispositif de massage, des tablettes de travail à l’arrière, un mini réfrigérateur, etc. 

Somme toute, la Lexus LS est une voiture difficile à prendre en défaut, d’autant plus qu’elle a rarement quitté la première place de tous les sondages mesurant la fiabilité des véhicules automobiles. Quand je dis qu’elle est à un doigt de la perfection, c’est pour que le compte rendu de cet essai ne ressemble pas à une réclame commerciale.

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