Nissan Maxima 2014: La cinquième roue du carrosse

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2014

On l’a déjà écrit à plusieurs reprises, la Maxima a été une voiture marquante chez Nissan vers la fin des années 90, mais depuis ce temps, son étoile a pâli. Tout d’abord, l’Altima est arrivée dans le décor et s’est occupée de livrer concurrence à la Maxima, alors que la création de la division haut de gamme de Nissan, Infiniti, a détourné l’intérêt de la berline luxueuse de Nissan au profit de modèles dotés d’un logo plus prestigieux.

Ajoutez à cela un engouement marqué pour les VUS ces dernières années, et vous comprendrez très bien pourquoi la Maxima ne tient plus qu’un rôle de figuration dans la gamme Nissan, elle qui s’est vendue à peine à plus de 2 000 unités au Canada l’an passé.

Malgré toutes les embuches que la vie lui pose, la Maxima n’est pas une mauvaise voiture pour autant. Elle affiche un style toujours très réussi, s’avère confortable et très fiable. Rares sont les propriétaires déçus de leur achat, ils le deviennent simplement à la revente lorsqu’ils constatent la dépréciation assez importante. Soyez averti!

Un magasinage assez simple
Nissan n’est pas dupe et sais très bien que la Maxima n’a plus l’aura qu’elle avait. Incapable de rayer le modèle du catalogue, le constructeur nippon a toutefois rationalisé l’opération en simplifiant au maximum les choix. La Maxima est proposée en une seule version, très cossue, avec un seul moulin, c’est à prendre ou à laisser. La Maxima 3.5 SV est donc l’unique représentante de sa race alors qu’elle abrite sous le capot le plus célèbre des moteurs de Nissan : l’increvable V6 de 3,5 litres développant ici 290 chevaux à 6 400 tr/min pour un couple de 261 lb-pi à un régime de 4 400 tr/min. C’est une puissance plus que raisonnable pour cette berline quatre portes, mais elle serait drôlement plus intéressante si elle disposait du V6 de 3,7 litres qui équipe maintenant plusieurs Nissan et Infiniti.

La Maxima exhibe des lignes racées et sportives. Toutefois, le style de l’Altima s’en rapproche de plus en plus. On aime le design plus sportif et moderne qui donne de la gueule à la Maxima. L’avant — inspiré des modèles sport du constructeur, dont la GT-R — est ravissant. On apprécie le travail des designers concernant les phares et le capot. La voiture est encore plus jolie avec l’ensemble Sport, ce dernier ajoutant quelques éléments supplémentaires, notamment des jantes de 19 pouces.

Un intérieur « style Infiniti »
Lorsque l’on monte à bord de la Maxima, on croirait être à l’intérieur d’une voiture de chez Infiniti! Avant tout, grâce à la qualité de la finition, de l’assemblage et des matériaux, mais aussi en raison de la similitude des différentes composantes, notamment l’écran multifonction et son panneau de contrôle dont les commandes sont disposées sur un plan pratiquement horizontal, authentique signature de chez Infiniti. On apprécie également son volant à trois rayons dont le design et la prise en mains s’apparentent aux bolides de Nissan. Il donne au conducteur l’impression d’être réellement en contrôle.

Là où la Maxima tire son véritable avantage face à l’Altima, c’est au chapitre des dimensions intérieures. Tous les passagers profitent amplement de dégagements et trois adultes pourront aisément s’installer à l’arrière, ce qui n’est pas le cas pour bien des voitures. Malheureusement, le coffre est amputé par les tourelles de suspension.

Davantage grand tourisme que sportive
Les aspirations sportives de la Maxima ne sont pas telles qu’on veut nous le faire croire. Oubliez l’ADN de la Z ou des berlines Infiniti, la Maxima doit vivre avec une transmission CVT, favorisant l’économie de carburant, et non le plaisir et les performances. De plus, contrairement aux autres véhicules énumérés ci-haut, le moteur de la Maxima transmet sa puissance aux roues avant et non à l’arrière, ce qui change drastiquement le comportement de la voiture.

En général, la Maxima se comporte davantage comme une voiture de tourisme. Malgré une direction précise, sa suspension est beaucoup plus calibrée en fonction du confort que de la tenue de route, mais certains s’en réjouiront. N’ayez crainte, on est à des lunes de la Toyota Avalon tout de même! En dépit du poids de la Maxima, le V6 de 3,5 litres délivre une bonne puissance. Lorsqu’on enfonce l’accélérateur, elle se lance promptement, mais avec un effet de couple marqué. Les roues avant tentent de se diriger de gauche à droite, et cet élément est encore plus marqué sur un sol inégal. Quant à la boite à variation continue (CVT), même si l’on n’est pas friand de ce type de transmission, il faut avouer que Nissan a bien minimisé ses désagréments, surtout avec une bonne programmation.

Difficile de vous inviter à jeter votre dévolu sur la Maxima pour toutes ces raisons. Toutefois, en éliminant les versions plus abordables de l’Infiniti G, devenue la Q50, Nissan a redonné un peu de sens à la Maxima, mais très peu.

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