Mercedes-Benz Classe B 2014: Une taille au dessus

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2014

De petites dimensions, la Classe B se faufile aisément dans la circulation. Ce qui n'empêche pas son intérieur d'être spacieux et pratico-pratique. Aussi, le dernier passage générationnel lui a accordé la bonne suspension et, surtout, le bon moteur. Pas encore convaincu? Alors, voici l'argument massue : la Classe B est la seule Mercedes, chez nous, qui se détaille sous les 30 000 $.

La 2e génération de la Mercedes Classe B, débarquée en début d'année, a donné un coup de dynamisme à une silhouette qui, avouons-le, déparait dans la famille allemande. L'allure fonctionnelle du « frigidaire » a heureusement cédé le pas à un aspect plus dynamique, merci à l’étoile Mercedes plus imposante à la calandre. Aussi, les démarcations qui remontent les flancs accordent un caractère plus jeune (bien qu'on retrouve là-dedans un soupçon de Toyota Matrix) et le hayon, en étirant sa vitre jusque sur les flancs, fait plus chic.

Au sein de la famille Mercedes, rares sont les modèles à traction – ils sont soit à propulsion, soit à traction intégrale. La Classe B à traction évolue donc dans une catégorie à part, mais au moins a-t-elle le bonheur d'être assemblée sur une plateforme – partagée avec la sœurette CLA – plus moderne que l'ancienne architecture « à sandwich » qui obligeait un plancher trop élevé.

Exit, donc, la bondissante poutre de torsion et bonjour la suspension arrière multibras, plus conventionnelle. Du coup, la balade se fait toute germanique, penchant du côté plus ferme que confortable. La direction est de bonne connexion et le comportement se fait étonnement solide. Même qu'on vous entend reprocher l'absence de traction intégrale, mais sachez que des virées hivernales dans les Laurentides nous ont démontré que la voiture fait très bien sans le « quatre pattes ».

Assurée à la campagne, mais aussi à l'aise en ville : la Classe B se faufile aisément en ville, merci à une longueur d'un quart de moins que pour la Classe C. Surtout, la « monospace », comme diraient les Français, a le mérite du dispositif d'Arrêt/Démarrage – de série, s'il vous plait. Ce système, qui fait s'éteindre le moteur aux arrêts, se traduit par une réduction de la consommation en ville. À Miami, où nous l'avons d'abord testé, le moteur se faisait effectivement tout silence aux intersections. Mais... lorsqu'il reprenait vie, il le faisait avec un ébranlement de caisse qui donnait envie de désactiver le système (ce qui est possible).

Dans le froid sibérien du Québec? Notre Classe B a préféré demeurer au garde-à-vous, son moteur sollicité par le chauffage et les (optionnels) sièges chauffants. Notre combiné ville-autoroute a donc enregistré 9,2 L/100 km, alors que la moyenne officielle est de... 6,8 L/100 km.

Le bon moteur

Alors que la 1re génération de Classe B s'est amenée avec deux moteurs quatre cylindres, un turbo (193 chevaux) et un non-turbo (154 chevaux), la nouvelle génération n'a même pas daigné se pointer sans turbocompression. Qu'une seule version pour elle, mais la bonne : la B250 avec quatre cylindres turbo (2,0 L) avec injection directe, produisant 208 chevaux et 258 lb-pi de couple.

Si la puissance est dynamique, sachez cependant qu'elle n'est pas progressive. Un accélérateur peu communicatif (surtout en mode Éco) et un turbo paresseux se traduisent par un moment d'inertie au coin des rues. Et lorsque finalement, la voiture décolle, on risque le crissement de pneus...

Il faut donc apprendre à doser la décharge, tout comme il faut apprivoiser la boite automatique sept rapports (la boite manuelle a disparu du catalogue). Avec ses palettes au volant, cette boite à double embrayage accorde certes des passages instantanés, mais son levier de vitesses non traditionnel nous fait désespérément chercher le mode recul, même après une semaine d'essai. Par ailleurs, il n'existe aucun intermédiaire entre les modes Sport, Éco et Manuel – un mode Normal, est-ce trop demander?

Des atouts, un bémol

Les plus grands atouts de la Classe B résident dans l'habitacle : le dégagement est généreux pour les passagers et l’espace de chargement accommode les grands formats, grâce à la très large embouchure de hayon.

Côté visuel, l'intérieur est manifestement monté en grade, entre autres avec les trappes d'aération tout en rondeurs reprises à la Mercedes SLS. Surtout, on fait monter à bord des équipements dignes d'une marque de luxe. Le revêtement similicuir Artico est de série (bye, bye, les sièges en tissu!) et pour quelques centaines de dollars en extra, on peut s'offrir l'alerte de changement de voie, qui fait discrètement vibrer le volant. Ne partez pas sans la caméra de recul (480 $), pour contrecarrer une vision handicapée à l'arrière.

Un bémol : l'insonorisation laisse beaucoup passer les bruits du vent et de la route. C'est peut-être, avec les sièges de base à ajustement manuel, l'unique élément qui nous rappelle que la Classe B est, à partir de 29 900 $, la Mercedes la moins couteuse sur le marché canadien (elle n'est toujours pas distribuée aux États-Unis).

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