Hyundai Tiburon, Une sportive facile

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2005

Il est vrai que lorsque vos yeux se posent sur la Hyundai Tiburon, ils se régalent. Mais votre cerveau lui, vous lance des images de Ferrari, Mustang, Lamborghini et autres grandes sportives de l'histoire.

À croire que les stylistes du fabricant coréen ont puisé leur inspiration chez d'autres voitures célèbres uniquement. Mais le résultat est une réussite totale.

Et l'inspiration est tellement subtile, que bien malin est celui qui parviendra à me confirmer que c'est un modèle en particulier qui a servi

de base au design.

La réussite des lignes de la petite sportive coréenne est telle que la Hyundai Tiburon est devenue une véritable légende dans le milieu du « tuning », où les mordus lui font subir toutes les transformations possibles.

Mais il y a aussi la rançon de la gloire et la Tiburon, devenue célèbre et populaire, trône aussi au premier rang des voitures les plus volées du Canada. Comme quoi la célébrité vient aussi avec son lot d'inconvénients.

Cette année, la Tiburon ne changera que très légèrement. On a refait un peu la grille, changé quelque peu les phares avant, modifié le dessin des jantes en alliage, et rien de plus.

Bref, l'histoire de la Tiburon c'est celle d'une belle petite réussite esthétique qui confirme la volonté du fabricant de s'inscrire dans la foulée des voitures sport sérieuses, et d'y demeurer. La réussite est d'autant plus grande que Hyundai réussit à offrir tout cela à un prix résolument abordable (la plus chère sur le marché se vendant moins de 30 000 $), ce qui explique sans aucun doute sa grande popularité.

Petite sportive

Au démarrage, le moteur V6 installé sous le capot a un ronronnement très agréable. Avec 170 chevaux, il dégage assez de puissance pour que le plaisir soit au rendez-vous. Un plaisir que vous ressentirez surtout quand vous poserez la main sur le levier de vitesses de la transmission manuelle à 6 rapports qui équipe la version la plus luxueuse, la Tuscani. Un autre moteur, un 2,0 litres, alimente les versions plus élémentaires du petit coupé sport.

Plusieurs constructeurs devraient d'ailleurs copier la Tiburon dans ce domaine. La boîte de vitesses 6 rapports est très bien étagée et permet de toujours utiliser le moteur de façon optimale.

Tous les modèles sont cependant vendus avec une transmission automatique de type Shiftronic ce qui, bien qu'étant agréable, ne rend pas aussi bien les sensations de conduite que l'on attend d'une telle voiture. Une autre transmission, manuelle à 5 rapports, est aussi de mise sur les versions de base et SE.

Sur route, en raison notamment de ses pneus à profil sport, la Tiburon mord à la route et amorce les virages sans aucune hésitation. Tout comme les freins qui fournissent un bon effort et qui sont suffisamment progressifs pour être faciles à contrôler.

La suspension est toutefois celle d'un véhicule plus sportif, et tout en permettant de rester en contact étroit avec les réactions de l'automobile, elle ne fournit pas grand confort.

Le poids du V6 augmente le sous-virage, notamment dans les virages serrés, et ce, même si la suspension McPherson avec des barres stabilisatrices bien adaptées permet un bon comportement en courbe rapide.

La Tiburon reste une voiture qui demanderait quelques ajustements pour obtenir un peu plus de performances. Mais soulignons-le, le constructeur coréen a surtout voulu une voiture qui soit facile à piloter. Le freinage, lui, est assuré par quatre freins à disque d'une dimension raisonnable, mais qui, en usage répété, auront tendance à s'échauffer et à perdre de leur efficacité.

Sobre et sport

À l'ouverture des portières, un décor tout de cuir noir vous attend. Le tableau de bord inspire, dès le premier regard, la personnalité sport du véhicule. L'instrumentation est simple d'utilisation et tout l'équipement est à portée de main et facile à consulter.

Je considère que la position de conduite est un des facteurs des plus importants, surtout pour une voiture sport. Dans ce domaine, la Tiburon est une belle réussite aussi puisqu'en plus d'avoir des sièges qui offrent un très bon support latéral, vous trouverez à coup sûr la position de conduite idéale grâce a une multitude d'ajustements allant de la position du siège à la colonne de direction. Dommage que le pédalier ne soit pas ajustable.

Le passager avant profitera d'un confort tout à fait intéressant. En revanche, les passagers arrière devront souffrir chaque seconde qu'ils passeront sur le banc. Ce n'est pas tellement l'inconfort du siège lui-même qui est à blâmer, mais plutôt l'espace, presque microscopique, que l'on réserve aux jambes et à la tête.

Autre petit inconvénient de la Tiburon, c'est peut-être le côté sécurité. La Tuscani est munie d'un ensemble d'équipement de sécurité fort intéressant, incluant les freins ABS et des coussins gonflables latéraux. Mais sur les modèles de début de gamme, malgré un équipement de série relativement complet, certaines de ces particularités ne sont même pas en option. Comme si la préoccupation pour la sécurité ne venait qu'avec les plus puissants modèles...

Malgré tout, pour un prix d'achat capable de rivaliser avec n'importe quelle sportive, la Tiburon demeure un achat de choix. D'autant plus que Hyundai a résolu une bonne partie de ses problèmes de fiabilité et est devenue une compagnie à qui on peut faire confiance.

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