Audi TT – TTS, belle et rapide

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2010

Selon Walter Da Silva, le designer en chef de Audi, la A5 est la plus belle voiture du monde. Il y a beaucoup de gens qui seront d’accord avec cette affirmation. Par contre, il y a en d’autres et ils sont passablement nombreux également, qui croient que la TT la surpasse en élégance. Je ne veux pas contredire M. Da Silva, mais je partage l’avis du second groupe. L’A5 est une voiture d’une rare élégance mais la TT a ce je ne sais quoi d’exclusif qui me fait craquer. Mais cet engouement cible surtout la seconde génération, soit le modèle actuel. La première version était trop caricaturale à mon goût.

La version actuelle est un peu plus allongée, ce qui a permis aux stylistes de raffiner les lignes et de donner plus mordant à la silhouette. La TT toute en rondeurs de la première mouture la faisait ressembler plus à un jouet pour enfant qui aurait pris du volume qu’une voiture classique. Et cette appréciation de l’esthétique de la voiture cible surtout le coupé car, comme auparavant, l’ablation du toit ne réussit pas tellement à cette voiture, surtout lorsque le toit en toile est en place. Un peu comme la Porsche 911, la présence d’un toit souple n’est pas tellement appropriée.

Toujours l’habitacle

Cette nouvelle cuvée de la TT apparue en 2007 est plus longue et plus large. L’habitacle bénéficie donc d’une habitabilité accrue. En raison de la faible hauteur du véhicule, l’accès à bord exige une certaine souplesse, mais une fois en place, on est confronté à un tableau de bord tout aussi élégant que précédemment. La TT a innové sur le plan du design en faisant appel à des buses de ventilations circulaires cerclées d’aluminium  poli. En outre, le mariage entre les éléments en aluminium, l’utilisation du cuir sur certaines surfaces verticales et un volant avec une partie inférieure plate  à la R8’ nous confirment que nous sommes dans une voiture d’exception. Les sièges baquets enveloppants et la ceinture de caisse élevée nous donnent l’impression d’être dans une authentique sportive.

Détail à souligner, le coupé propose de petites banquettes arrière tandis qu’elles brillent par leur absence sur le cabriolet. Celles-ci ne peuvent logiquement accueillir des passagers, mais ces places symboliques permettent d’y remiser colis, sacs de sports et même un porte-documents.

La TT régulière propose dorénavant un seul moteur. Le  V6 de 3,2 litres qui se démarque de fort brillante façon sur plusieurs autres modèles Audi nous tire sa révérence.  Il ne réussissait pas à se faire justice sur la TT. Plutôt lourd et ne possédant pas la vigueur du 2,0 litres turbo, il avait pour conséquence de rendre la voiture sous-vireuse tandis que le feed-back de la conduite était passablement estompé. Dorénavant, seul  le quasiment légendaire moteur quatre cylindres turbo 2, 0 litres est disponible. Sa puissance est de 200 chevaux  et couplé de série à la boîte automatique séquentielle. Et cette année, il n’est plus possible non plus de commander la traction, le rouage Quattro est de série et le seul offert.

Si vous aimez piloter sur des routes secondaires parsemées de virages serrés, cette voiture vous comblera et ce quatre cylindres est un moteur d’un rendement exceptionnel. La boîte manuelle n’est plus disponible cette année sur ce modèle remplacée par  la fameuse transmission automatique à double embrayage STronic.  Celle-ci permet de passer les vitesses à la vitesse de l’éclair en plus d’ajouter aux options du conducteur qui peut passer manuellement les rapports à l’aide des pastilles placées derrière le volant. Avec une telle transmission, rares sont celles et ceux qui vont regretter la boîte manuelle.

S’il est vrai que le 2,0 litres Turbo explique l’agilité de la voiture, il faut également souligner que l’utilisation d’un châssis partiellement en aluminium permet de concilier rigidité et légèreté. Bref, la TT a l’air d’une voiture d’exception et elle livre la marchandise.  Mais pour Audi, malgré ses multiples qualités, ce modèle qui est déjà reconnu comme un classique de l’automobile, devait céder  sa place au chapitre des performances aux Porsche Boxster et Cayman sans oublier la nouvelle BMW Z4 révisée du tout au tout cette année.

Agile et rapide

La TTS, est doté de caractéristiques visuelles   exclusives comme il se doit pour les voitures de performances. À part une carte de couleurs  exclusives, la TTS est équipée de jantes exclusives et ses deux échappements doubles permettent de la reconnaître au premier coup d’œil tout comme la présence de diodes électroluminescents dans les blocs optiques avant.

Si la TTS est offerte en version coupé et cabriolet, elle ne peut être équipée que d’un seul moteur. Elle est en effet dotée d’une version plus musclée du moteur quatre cylindres 2,0 litres turbocompressé. Mais sa puissance est de 265 chevaux. Cette cavalerie supplémentaire  par rapport au modèle TT est obtenue par l’utilisation d’un turbo de plus forte pression, d’un bloc moteur renforcé et d’une culasse plus performante. De plus, la TTS est doté de série de la suspension dotée d’amortisseurs  à gestion magnétique tandis que la transmission séquentielle S STronic est aussi standard. Ces amortisseurs permettent de toujours avoir l’amortissement optimal à la vitesse de l’éclair. Ils possèdent un fluide magnéto rhéologique dont la densité varie en raison du passage d’un courant qui permet de rendre le liquide plus épais ou plus fluide.

Avec une telle puissance, les ingénieurs ont jugé plus sage d’opter là aussi pour le rouage intégral Quattro  afin d’assurer une meilleure répartition du couple et une tenue de route plus équilibrée. La puissance disponible n’est pas perdue par des dérobades ou des glissades inopinées. Enfin, puisque ce moteur quatre cylindres est tout aussi léger que l’autre 2,0 litres T, il permet de conserver toute l’agilité voulue. Bref, la TTS permet d’optimiser au maximum l’élégance de cette silhouette et le raffinement de l’habitacle avec une conduite sportive.

Feu vert

Look ravageur
Moteurs 2,0 litres
Transmission S STronic
Rouage Quattro
Modèles TTS

Feu rouge

Accès à l’habitacle difficile
Suspension ferme
Visibilité perfectible
Places arrière symboliques (coupé)

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