La CMM veut étendre la taxe sur l’immatriculation aux banlieues

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM ci-après) envisage fortement l’exportation de la taxe sur l’immatriculation de 50 $ vers les banlieues de l’île de Montréal dans l’optique de contribuer au financement des transports en commun. Cette mesure viserait également à diminuer les embouteillages et favoriser une meilleure santé du réseau routier.

La CMM, c’est un organisme de planification, de coordination et de financement créé en 2001 qui rassemble 82 municipalités de Montréal et de ses environs. Sa mission est accompagnée de compétences notamment au niveau des transports en commun et de l’aménagement. Depuis 7 ans, la CMM récolte une surtaxe pour les véhicules de promenade immatriculés sur l’île de Montréal dans le but de financer ses activités de transport en commun. Mais depuis 2017, plusieurs études soutiennent la thèse que le nombre de voitures augmente plus vite que le nombre d’habitants en banlieue, contrairement en ville où cette tendance semble inversement proportionnelle.

C’est dans cet ordre d’idées que la CMM a mandaté un petit groupe d’élus pour étudier la possibilité d’étendre la surtaxe à l’immatriculation à la région du 4-5-0. Cette taxe viserait le développement des projets de transport en commun au-delà de l’île, ce qui motiverait les travailleurs qui doivent se rendre en ville à laisser tomber leur voiture comme moyen de transport principal. Selon les informations dévoilées pas la CMM dans son budget présenté le 5 novembre dernier, il serait question d’une taxe de 50 $ par immatriculation qui permettrait à la CMM de voir son budget gonfler de 100 millions de dollars par an.

Cette mesure serait applicable à 66 villes des 82 membres de la CMM et aux 2 millions d’automobiles qui se trouvent en périphérie de la métropole québécoise. Les 16 autres municipalités cotisent déjà pour cette taxe. Selon Guy Pilon, maire de Vaudreuil-Dorion et président de la commission du transport de la CMM, « ces travaux permettront d'identifier des pistes de solution dans le cadre du plan stratégique de l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM)  ».

À l’heure qu’il est, on évalue que 35% des résidents de l’île de Montréal utilisent régulièrement le métro ou l’autobus, alors que la proportion chute à 9% pour les résidents des banlieues de la région métropolitaine. La mairesse de Montréal, Valérie Plante, soutient donc que l’on doit agir et imaginer de nouvelles manières de financer ces activités dans le but de réduire les embouteillages devenus critiques depuis quelques années. «  Ce qui ressort, c'est la nécessité de trouver d'autres façons de financer le transport collectif. Les villes doivent diversifier leurs sources de revenus, ça ne peut pas être la taxe foncière pour tout. À un moment, ça devient lourd  ».

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