Nissan Murano, délicate succession

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2009

La silhouette de la Murano ne nous étonne plus de nos jours. Mais lorsqu’elle est apparue en 2003, elle faisait tourner les têtes. Non seulement elle innovait en fait de design et de conception mécanique, mais l’ensemble de ses caractéristiques lui a permis de devenir rapidement l’une des références sur le marché. À la suite de ces succès, inutile de préciser que l’équipe affectée à sa refonte avait tout un défi à relever.

Comme c’est généralement le cas pour les véhicules qui ont connu du succès, il n’était pas question de tout transformer. Bien au contraire, l’objectif était de faire évoluer ce véhicule multisegment de façon à conserver les points forts et à corriger les faiblesses.

Un moteur connu

Parlant de points forts, il est certain que l’incontournable moteur V6 de 3,5 litres en fait partie. Non seulement est-il considéré comme l’un des meilleurs moteurs sur le marché en fait de rendement et de performance, mais il est également très fiable, ce qui explique pourquoi Nissan l’utilise sur une multitude de modèles. Sous le capot de la Murano, il produit 265 chevaux, un gain de 25 chevaux par rapport à la version précédente. La première génération de ce modèle innovait avec sa transmission automatique à rapports continuellement variables. Puisque Nissan nous a alors démontré son expertise avec cette transmission CVT, il ne faut pas se surprendre si elle est de retour. Déjà très performante dans la première génération, elle a reçu plusieurs améliorations pour 2009. L’impression de régime élevé incessant est éliminée, et la transmission réagit plus rapidement. Celle-ci a été développée conjointement par Nissan et Jedco.

Si le groupe propulseur est une évolution de ce qui était proposé, la plate-forme est toute nouvelle. Appelée plate-forme D, elle est une évolution de celle utilisée sur l’Altima. Sa rigidité est plus grande tandis que plusieurs des éléments de la suspension sont en aluminium afin de réduire le poids non suspendu. La tenue de route ainsi que le silence de roulement sont ainsi améliorés.

Initialement, le rouage intégral était adéquat, sans plus. Une version plus sophistiquée corrige plus rapidement le patinage des roues et transfère le couple en conséquence. De plus, pour une meilleure traction au départ, la répartition du couple avant/arrière est toujours de 50/50. Ensuite, cette répartition varie selon les conditions.

Allure familière, nouveau design

Cette nouvelle génération de la Murano se reconnaît au premier coup d’oeil, à tel point qu’on se demande si des changements majeurs ont été réalisés. Pourtant, en y regardant de plus près, on s’aperçoit que la grille de calandre est plus complexe et confère une allure plus raffinée. Il en est de même pour la partie arrière, qui est plus stylée alors que les feux sont davantage en évidence. D’autres modifications aux panneaux de caisse ont permis d’affiner la silhouette.

Si les lignes se démarquaient avantageusement, il en allait pareillement du tableau de bord qui nous en mettait plein la vue avec son design fort original et l’utilisation à satiété d’aluminium brossé. Cette fois, la présentation est plus sobre, plus équilibrée et donc moins tape-à-l’oeil. Il faut également mentionner que la qualité des matériaux s’est améliorée. Le volant, autrefois le centre d’attraction visuel, est aussi plus sobre mais il est plus pratique et se prend mieux en main. Par contre, certains boutons de commandes d’appoint sont petits et peuvent porter à confusion. Parmi les autres critiques, les commandes de la climatisation sont placées trop bas tandis que le bouton de commande de l’écran d’affichage exige beaucoup de patience.

Un net progrès

La version originale était spectaculaire, mais souffrait d’une suspension parfois sèche, de sièges avant plus ou moins confortables, d’une insonorisation perfectible et d’une direction manquant de précision. Ces faiblesses ont été corrigées, notamment au chapitre du confort et du comportement routier. Les sièges avant et arrière sont plus confortables et l’insonorisation est excellente. Grâce au catalogue des options, il est possible de commander un toit panoramique de grand format tandis que le hayon motorisé est de série. Au volant de la Murano, on a la sensation que le véhicule est solide et stable. Comme il se doit, le moteur V6 est toujours aussi doux et son rendement est sans reproche. Cette fois, il s’abreuve à l’essence sans-plomb. Quant à la transmission CVT, elle prouve que cette technologie peut être efficace et peut presque contribuer à l’agrément de conduite.

En fait, le seul véritable défaut de cette Nissan est son manque de feedback et de sensation de conduite. Malgré ce bémol, la deuxième édition possède une meilleure homogénéité.  

FEU VERT

Silhouette élégante
Moteur performant
Tenue de route améliorée
Sièges confortables
Équipement complet

FEU ROUGE

Certaines commandes à revoir
Feedback peu prononcé
Roues 20 pouces chères (LE)
Cache-bagages irritant

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