Aston Martin DB9 2015: Dans le groupe des centenaires

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2015

Ces derniers temps, plusieurs marques automobiles ont célébré leur centième anniversaire. En plus de Maserati et Rolls-Royce qui ont fêté leurs 100 ans au cours de la dernière année, Aston Martin peut être fière d'avoir soufflé ses 100 bougies un an avant. Un exploit assez rarissime dans le monde l'automobile où les marques centenaires présentes en Amérique du Nord se comptent sur les dix doigts.

Pour la petite histoire, Lionel Martin a mis au point sa première voiture de course en 1913, laquelle avait remporté l'épreuve d'Aston Hill en Angleterre. Suite à ce triomphe, Lionel Martin avait uni son nom à celui de cette première victoire pour créer Aston Martin. Si les activités de la compagnie ont été suspendues durant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre, la marque britannique a repris de la vigueur en 1947 sous la gouverne de Sir David Brown. Ce dernier a donné ses initiales « DB » à une série de modèles mythiques des années 1950 et 1960 comme les DB1, DB2, DB2/4, DB Mark III et DB4. Finalement, la DB5 de 1963 a propulsé Aston Martin au rang de légende grâce aux films de James Bond. Après s'ensuivront les DB6, DBS, Lagonda, AM V8, Vantage, Virage, DB7, DB9, Vanquish et Rapide.

Aston Martin a appartenu à des investisseurs américains dans les années 1970 pour aboutir dans le giron des armateurs grecs Livanos au milieu des années 1980. Dirigé par Ford de 1987 à 2007, Aston Martin est ensuite cédée à un consortium mené par Prodrive et deux sociétés koweïtiennes. En 2012, le fonds d'investissement italien Investindustrial a acquis presque la moitié des actions.

Petit constructeur avec des moyens financiers limités, Aston Martin a dû se rabattre au fil des ans sur d'autres constructeurs pour alimenter son usine d'assemblage. Du côté des groupes motopropulseurs, Ford fournira des moteurs jusqu'en 2018, et ce, même si la division Mercedes-AMG de Daimler AG a conclu récemment une entente pour la fourniture de moteurs V8 et différentes composantes mécaniques et électroniques.

Regard sur la DB9
Il y a trois ans, la DB9 avait pris sa retraite pour laisser la chance à la Virage – à ne pas confondre avec la citadine Mirage de Mitsubishi! Mais face aux insuccès de sa remplaçante, Aston Martin avait fait mea culpa pour réintroduire une DB9 rafraîchie dès l'année suivante. Oui, rafraîchie... car la « nouvelle » DB9 a conservé la même plateforme et le même groupe propulseur que la génération précédente. Toutefois, les ingénieurs ont pris soin d'améliorer la rigidité structurelle du coupé de 20 % et du cabriolet Volante de 30 %. Côté moteur, la cavalerie du V12 de 6,0 litres avait été rehaussée à 510 chevaux – comparativement à 470 chevaux auparavant – afin de lui permettre de rivaliser avec les Bentley Continental, Ferrari California, Jaguar XKR et Maserati GranTurismo.

Dans le but de moderniser son style, les stylistes avaient redessiné la calandre et le becquet du coffre, et ajouté des phares bixénon et des ouïes latérales avec des DEL. Sans doute pour faire un clin d'œil à l'agent secret 007, la DB9 profite des derniers gadgets à la mode, dont une montre transpondeur Jaeger-LeCoultre capable de verrouiller et déverrouiller les portières à distance.

Pourvue de quatre places, dont deux minuscules à l'arrière, la DB9 est considérée comme la Grand Tourisme de la famille. Néanmoins, elle se débrouille fort bien en piste grâce à sa suspension adaptative, sa direction à assistance variable et un système de freinage comprenant des disques ventilés en fibre de carbone.

Dévoilée au dernier Salon de Genève, la DB9 offre cette année deux éditions spéciales appelées Black Carbon et White Carbon. Ces livrées se distinguent par leur teinte de carrosserie et des éléments en fibre de carbone (jupes avant et arrière, prises d'air latérales et rétroviseurs) qui ajoutent une touche de sportivité ou d'élégance, selon la version. Les mêmes ornements s'appliquent à bord.

L'ultime Vanquish
À la différence des Ferrari dont les carrosseries ne partagent aucun point en commun entre elles – sauf le logo du cheval cabré, le design des Aston Martin se ressemble et il faut être attentif pour les différencier les unes des autres. Comme la DB9, la Vanquish est offerte en format coupé et cabriolet Volante, et dispose d'une banquette arrière. Même si la calandre et le profil sont similaires, les ressemblances s'arrêtent là.

Plus légère et dotée d'un V12 de 565 chevaux, la Vanquish est la voiture ultime de la marque britannique et lorgne des exotiques comme les Ferrari F12 et Lamborghini Aventador. Même si les performances ne sont pas aussi exaltantes que les italiennes, la Vanquish offre en contrepartie un meilleur confort et une finition plus soignée. De même, elle s'avère plus discrète et peut être utilisée sur une base quotidienne à l'abri des paparazzis en tout genre.

Partager sur Facebook
Commentaires