Nissan Murano 2012: Un peu moins dispendieux

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2012

Vous êtes sans doute plusieurs à trouver que le Nissan Murano constitue un candidat de choix chez les VUS de type multisegments et vous avez probablement raison. Ce dernier en a séduit plus d’un lors de son introduction en 2003 alors qu’il défiait, à l’époque, les conventions en matière de style. Qui plus est, sa conduite emballante, similaire à celle d’une voiture, le démarquait des autres VUS qui avaient la réputation d’être beaucoup plus lourdauds et donc, moins agiles. Cette année, le Murano conserve ses attraits, en plus d’être offert à un prix plus compétitif.
Malheureusement, les ventes du Murano sont en baisse depuis les bonnes années, notamment parce qu’il a vu apparaître une horde de rivaux tout aussi intéressants et bien souvent, offert à prix moindre. Il semble également que son petit frère, le Rogue, ne réussit pas assumer correctement sa fonction, soit disposer des mêmes qualités que le Murano, dans un format plus petit et plus abordable. Face à ce constat, le constructeur a décidé de réagir l’an passé en retranchant environ 4 000$ du prix de base du Murano. Voilà qui corrige sans doute le principal reproche fait au modèle dans le passé, les acheteurs étant très sensibles au prix et surtout, aux paiements. Le Murano est offert cette année à un prix beaucoup plus compétitif, inférieur à quelques rivaux, dont le Ford Edge.

Dans le cas du Murano, vous avez peu de choix au chapitre des motorisations. Toutes les versions héritent du même groupe motopropulseur, soit l’increvable et plus qu’éprouvé V6 de 3,5 litres qui développe une puissance de 260 chevaux pour un couple de 240 lb-pi. Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, la fiabilité sera au rendez-vous. Pour en rajouter au chapitre de la tranquillité d’esprit, Nissan propose de série, dans tous les Murano, un rouage intégral. Une excellente décision, puisqu’il est difficile de justifier l’achat d’un tel véhicule en version à traction, même si un modèle de ce genre dispose d’un prix de base inférieur et des chiffres de consommation alléchants, des informations que les constructeurs aiment mettre de l’avant dans leurs publicités.

En matière de déclinaisons, nos voisins du Sud peuvent obtenir un Murano en version cabriolet. Eh oui, un Murano équipé d’un toit souple amovible! Mais comme vous vous en doutez, cette version n’est pas proposée au Canada.

Quelques retouches en 2011

En ce qui concerne le style du Murano, nous avions mentionné dans le Guide de l’auto 2011 qu’aucun changement esthétique ne serait apporté l’an passé. Le constructeur semble s’être ravisé en cours d’année puisque même si pour 2012, on ne note rien de nouveau, le Murano affiche depuis l’an dernier un peu plus de modernisme. On retrouve de nouveaux feux arrière à LED dont le style s’inspire des voitures sport du constructeur, même constat pour les phares et la grille avant qui ont été retouchés. C’est surtout la partie autour des phares antibrouillards qui se distingue du modèle antérieur. C’est subtil, mais ça se remarque. Du reste, le Murano demeure l’un des plus beaux VUS à circuler sur nos routes. Le constructeur a frappé fort lors de l’introduction du Murano et plusieurs années plus tard, son design demeure plus stylisé que celui de plusieurs concurrents.

À bord, on apprécie la console enveloppante qui dote le Murano d’une bonne ergonomie. L’instrumentation est claire et bien lisible, alors que la partie centrale de la console s’avère typique des autres modèles Nissan. On retrouve le même écran multifonction situé en haut ainsi que les différentes commandes placées juste en dessous, sur un plan incliné, imitant le clavier d’un piano. Les sièges avant s’avèrent confortables et leurs ajustements permettent de trouver rapidement une bonne position de conduite. Les sièges arrière offrent justement assez de dégagement aux jambes, mais leur assise est un peu basse. Trois adultes pourront prendre place à l’arrière en cas de besoin, mais le Murano est principalement destiné à n’en accommoder que deux. À l’arrière, l’espace cargo n’est pas des plus généreux, principalement en raison du style du véhicule et de sa ligne de toit plongeante. Forcément, il est plus difficile de transporter de gros objets.  

Une bête de route

Là où le Murano marque le plus de points, c’est au chapitre de la conduite. On a davantage l’impression d’être au volant d’une berline que d’un VUS. Tout d’abord, le volant offre une bonne prise en main et il nous donne l’impression de diriger le véhicule du bout des doigts. Ajoutez à cela une suspension juste assez ferme et vous obtenez un véhicule étonnamment agréable à conduire. Qui plus est, il est stable à haute vitesse, élément plus rare dans le cas des VUS classiques. Certes, le Murano n’est pas destiné au hors route extrême, mais sa garde au sol un peu plus élevée demeure un atout en conditions moins favorables.

Sans être une véritable bombe, le Murano dispose de suffisamment de puissance. La boîte à variation continue de type CVT n’est pas ce qui nous enchante le plus normalement, mais dans le cas de Nissan, ce dernier propose sans doute la plus aboutie des CVT. La programmation de cette dernière émule bien une transmission automatique conventionnelle alors qu’elle maximise l’économie de carburant. Du beau travail.

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