Nissan LEAF - PLUS pour plus d’autonomie

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2020

Depuis son introduction en 2010, la Nissan LEAF est celle qui a véritablement permis de démocratiser la voiture électrique. Elle a prouvé, dès le départ, qu’il était possible d’utiliser au quotidien une voiture zéro émission, sans trop de soucis et surtout, sans devoir composer avec des paiements similaires à ceux d’une hypothèque. Alors que la seconde génération est encore toute fraiche, Nissan a récemment introduit une nouvelle version dotée d’une autonomie supérieure.

L’idée d’offrir davantage de choix est excellente. D’un côté, on apprécie l’autonomie élevée d’une voiture comme la Chevrolet Bolt EV, de l’autre, son prix plus corsé refroidit les acheteurs. On n’a pas tous besoin d’un iPhone hors de prix avec 256 Go de mémoire – 64 Go, c’est amplement suffisant pour plusieurs. Voilà les choix que permet maintenant la LEAF : moins d’autonomie pour un prix accessible, plus d’autonomie pour les grands besoins, ou pour les personnes anxieuses.

Jadis vendue en trois versions, la LEAF régulière n’est maintenant proposée qu’en version SV, la plus intéressante de toute manière, et la plus populaire en raison de son niveau d’équipement. Sa batterie de 40 kWh, que l’on peut recharger en huit heures sur une borne de 240 volts, lui procure une autonomie de 243 km alors que son moteur électrique développe 147 chevaux et un couple de 236 lb-pi. Depuis sa refonte, elle a gagné en dynamisme de conduite, les ingénieurs ont amélioré les réglages de la suspension tandis que la poutre de torsion arrière comprenant une barre de stabilisation aide à minimiser les transferts de poids en virage.

Pour ceux qui veulent plus d’autonomie

À ceux qui accusaient la LEAF de ne pas en offrir autant que la concurrence, Nissan a répliqué en introduisant la LEAF PLUS qui, de son côté, est équipée d’une batterie de 62 kWh, poussant ainsi son autonomie à 363 km, un chiffre qui se rapproche davantage des tendances actuelles. Son prix de base exige un déboursé supplémentaire d’environ 3 000 $, ce qui n’est pas énorme, expliquant que plusieurs acheteurs délaissent la version régulière, surtout si l’on tient compte des incitatifs gouvernementaux.

Non seulement la LEAF PLUS permet d’aller plus loin avant d’être rechargée, mais elle a gagné en puissance grâce à son moteur de 214 chevaux, une hausse de 46%. Cet aspect justifie davantage le déboursé supplémentaire. Déjà que la LEAF disposait d’accélérations assez franches, c’est encore plus exaltant dans le cas de la LEAF PLUS. La grande différence se remarque par le couple accru à vitesse de croisière, lorsque l’on veut dépasser ou s’engager sur l’autoroute.

On a toujours apprécié l’agilité en ville de la LEAF, et la variante avec la grosse batterie hérite du même attribut, malgré qu’elle soit plus lourde de 137 kilos, perceptibles qu’en freinage. Du reste, sa direction électrique transmet bien les sensations de la route, mais l’on déplore toujours l’absence d’une colonne de direction télescopique. En outre, le chargeur embarqué de la LEAF PLUS est doté de la même capacité, soit 6,6 kW, il faut donc un peu plus de temps pour recharger la voiture. Cependant, son port de recharge rapide peut soutenir un débit plus élevé avec un maximum de 100 kW au lieu de 50 kW.

On peut se passer du frein

La LEAF propose toujours la e-Pedal, une fonctionnalité que l’on active via une commande placée près du levier de vitesses. Ainsi, on peut moduler notre conduite uniquement avec l’accélérateur, permettant ainsi de réduire le mouvement du pied entre les deux pédales. Il faut un peu plus de pression sur l’accélérateur pour avancer, mais dès qu’on le relâche, la voiture ralentit beaucoup plus vite jusqu’à un arrêt pratiquement complet en quelques dizaines de mètres. Il s’agit, en fait, d’un mode de régénération d’énergie que l’on apprend à apprécier puisqu’il épargne les freins. Moins d’usure, donc moins d’entretien.

Côté style, la LEAF dispose, depuis sa refonte, de lignes moins ésotériques, notamment à l’arrière. Elle est beaucoup plus jolie avec son air de familiale à hayon conventionnel. Des accents bleutés soulignent sa vocation zéro émission, et à l’arrière, les feux de type boomerang nous rappellent ceux des autres véhicules Nissan. On reconnaît la LEAF PLUS à son emblème e+ placé sur le volet de recharge.

À bord, les deux variantes sont identiques, sauf dans le cas de l’écran tactile du système d’infodivertissement qui gagne un pouce (huit au lieu de sept) dans le cas de la LEAF PLUS. On aime bien l’ergonomie des commandes et le niveau de raffinement est aussi supérieur que dans le cas de la Chevrolet Bolt EV, alors qu’on a droit à un habitacle plus en ligne avec le prix exigé. Il manque toutefois quelques rangements afin de placer les objets nécessaires à notre quotidien.

Feu vert

  • Prix de base attrayant
  • Un choix de deux batteries
  • Bon niveau d’équipement
  • Finition intérieure appréciable

Feu rouge

  • Colonne de direction non télescopique
  • Pas de toit ouvrant offert
  • Assise un peu haute
  • Taux de financement et à la location élevés

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