Maserati Quattroporte/Gran Turismo, beauté italienne

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2009

On ne peut rester insensible à la beauté du nouveau coupé à quatre places Gran Turismo de Maserati qui est venu rejoindre la berline Quattroporte dans le giron de la marque au trident en remplaçant les défuntes Coupé et Spyder à deux places proposées antérieurement. Plus typée que la Quattroporte dont elle est dérivée, la Gran Turismo affiche une allure résolument plus sportive qui est en phase avec sa vocation de routière de grand tourisme.

Quelle gueule ! La Gran Turismo a beau reprendre la calandre surdimensionnée, les ouvertures pratiquées sur les ailes avant, de même que la forme triangulaire du pilier C qui sont tous des éléments retrouvés sur la Quattroporte, force est d’admettre que l’ensemble prend ici une élégance renouvelée dans une silhouette plus svelte et athlétique qui ne manque pas de faire tourner les têtes. Côté style, on peut difficilement faire mieux que cette plus récente création de Pininfarina qui a, en quelque sorte, bouclé la boucle avec ce modèle puisqu’on doit également à cette firme de design la Maserati A6GCS Berlinetta Pininfarina de 1947 qui est reconnue comme étant la première Gran Turismo, ainsi que la voiture-concept Maserati Birdcage de 2005 qui annonçait les nouveaux canons de style de la marque italienne.

Monter dans une Maserati, c’est s’installer dans un habitacle réalisé à la main où l’odeur des cuirs fins et la chaleur des appliques de bois véritable. Ces éléments contribuent à créer cette atmosphère raréfiée qui permet à la voiture de se démarquer des autres berlines de luxe dont la présentation est souvent plus austère. Ici, la passion est palpable. Toutefois, parmi les impairs, notons que le couvercle du coussin gonflable côté passager saute aux yeux, son intégration à la planche de bord n’étant pas du tout réussie et, même si la Gran Turismo est présentée comme une authentique quatre places, précisons que l’espace accordé aux passagers arrière est tout de même limité.

Des moteurs de Ferrari et d'Alfa Roméo

Après avoir été sous le contrôle de Ferrari jusqu’en 2005, les destinées de Maserati sont désormais liées à celles d’Alfa Roméo. Et c’est la raison pour laquelle des moteurs en provenance de ces deux marques se retrouvent sous le capot de la Gran Turismo qui fait appel au V8 Ferrari de 4,2 litres qui livre 400 chevaux, alors que la Gran Turismo S hérite du V8 Alfa Roméo de 4,7 litres et 425 chevaux qui a été développé pour la sportive Alfa Roméo 8C. Dévoilée au Salon de Genève au printemps 2008, la S représente donc une évolution encore plus sportive de la Gran Turismo avec son moteur plus puissant et son échappement moins restrictif, ses roues de 20 pouces et ses suspensions recalibrées, ainsi que l’ajout d’éléments aérodynamiques étudiés en soufflerie.

Deux modèles pour la Quattroporte

Lancée en 2004, la Quattroporte fait l’objet de subtiles retouches esthé tiques pour l’année-modèle 2009. Ainsi, la partie avant a été redessinée, de même que les phares, et les nouveaux modèles sont maintenant équipés de feux arrière de type LED. Les rétroviseurs extérieurs sont plus aérodynamiques et les Quattroporte reçoivent également un nouveau système de divertissement et de navigation développé conjointement avec la firme spécialisée Bose. Ce sont donc des changements mineurs qui ont été apportés à la berline sport italienne qui, tout comme la Gran Turismo, se décline désormais en deux modèles : la voiture de base ainsi qu’une variante S. Les motorisations sont identiques à celles du coupé à quatre places, mais les deux variantes de la Quattroporte font maintenant appel à la boîte automatique à six rapports développée par la firme ZF, la boîte manuelle à commande électrohydraulique qui équipait le modèle GT l’an dernier ayant été délaissée pour 2009.

Le design de l’habitacle permet également à la Quattroporte de se distinguer de ses rivales. Ici, l’acheteur devra faire un choix parmi dix teintes différentes pour le cuir, mais il devra aussi apprendre à composer avec la multitude de boutons agencés sur la planche de bord. Quant aux passagers arrière, précisons qu’ils s’y trouveront plus à l’étroit qu’à bord d’une Audi A8L ou d’une BMW Série 7 à empattement allongé, et le coussin de la banquette leur semblera très ferme. Ils pourront cependant se consoler avec l’inclinaison variable du dossier. Le prestige de la marque dépasse de loin ses chiffres de vente et Maserati se démarque des Mercedes-Benz, Audi et BMW par ce cachet d’exclusivité qui est propre aux purs-sangs italiens, même si la vocation de la marque a migré vers les berlines de luxe et les voitures de grand tourisme, laissant le champ libre à Ferrari pour exploiter pleinement le créneau des voitures sport.

De plus, Maserati a beau profiter d’une diffusion élargie par rapport à Ferrari, il n’en demeure pas moins que le concessionnaire de Montréal ne reçoit qu’une poignée de ces voitures par année et qu’elles sont toutes vendues d’avance.

FEU VERT

Style très réussi (Gran Turismo)
Habitacle luxueux
Motorisations performantes
Une vision différente de la voiture de luxe

FEU ROUGE

Voiture trois saisons
Certains détails de finition à revoir
Diffusion limités

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