Mazda Mazda6 2016: La référence de la catégorie

Tel que publié dans le Guide de l'auto 2016

Depuis qu’elle est arrivée sur le marché, la génération actuelle de la Mazda6 a mérité le titre de « meilleur achat » de la catégorie des berlines intermédiaires des éditions 2014 et 2015 du Guide de l’auto, en plus de ravir le titre de « voiture de l’année » dès sa première année de commercialisation chez nous. Belle, dynamique et efficiente, la Mazda6 fait l’objet de subtiles retouches à sa plastique pour 2016 et sa planche de bord a également été revue. Portrait d’une surdouée.

Les retouches esthétiques apportées à la carrosserie sont minimes. Elles se limitent essentiellement à une calandre et des ailles avant redessinées et il faut presque stationner une 2016 à côté d’une 2015 pour pouvoir se prêter au jeu des différences. C’est plutôt dans l’habitacle que les changements sont plus marqués avec une nouvelle planche de bord coiffée de l’écran tactile de 7 pouces, un nouveau graphisme pour les instruments, de nouvelles commandes pour le système de chauffage/climatisation et, surtout, un très beau style, plus épuré, qui émule celui des récentes Audi. La synthèse de tous ces éléments nous donne vraiment l’impression d’être dans une voiture beaucoup plus luxueuse qu’une simple berline intermédiaire. Du travail bien fait.

Dynamique et efficiente

Sur le plan technique, la Mazda6 demeure essentiellement inchangée, une bonne chose dans la mesure où elle savait déjà très bien comment concilier des notions aussi diamétralement opposées que la dynamique et l’efficience. Avec son moteur à quatre cylindres de 2,5 litres développant 184 chevaux, la Mazda6 est capable d’abattre le 0-100 kilomètres/heure en un peu plus de 8 secondes, un temps tout à fait respectable pour la catégorie, et sa consommation observée s’est chiffrée à une moyenne de 7,6 litres aux 100 kilomètres, ce qui est également très bon.

Mentionnons au passage la présence du système i-Eloop composé d’un condensateur qui récupère l’énergie à chaque décélération pour alimenter certains composants électriques de la voiture, une solution innovatrice qui témoigne du souci du détail des ingénieurs de la marque. On attend toujours la venue d’un éventuel moteur diesel pour bonifier l’offre en ce qui a trait à la motorisation mais, surtout, on souhaite ardemment que la Mazda6 à rouage intégral débarque chez nous puisqu’elle est déjà sur le marché au Japon, en Europe, ainsi qu’en Australie où Mazda obtient des parts de marchés substantiellement plus élevées qu’ici.

Mais plus que les données objectives de performance ou de consommation, c’est vraiment le comportement routier de la Mazda6 qui la place au sommet de sa catégorie. De toutes les berlines intermédiaires, c’est elle qui se démarque pour ce qui est de l’agrément de conduite grâce à son châssis remarquablement équilibré, à sa direction à assistance variable fine et précise qui communique bien les sensations de la route et à ses suspensions calibrées pour mettre la dynamique en évidence.

Même la réponse à la commande des gaz est immédiate, au point de faire rougir des voitures sport. On regrette seulement que le niveau sonore s’avère parfois élevé dans l’habitacle lors de l’accélération maximale, mais on fait véritablement le plein de sensations agréables en toutes autres occasions. La Mazda6 offre également une panoplie de systèmes de sécurité active et passive. Côté style, elle frappe un grand coup avec sa silhouette qui est aussi athlétique et dynamique que la voiture qu’elle recouvre et, bien qu’il s’agisse ici d’un aspect hautement subjectif, c’est à mon avis la plus belle des voitures de sa catégorie.

Et pourtant…

Malheureusement pour elle, la Mazda6 est en lice dans une catégorie où les rivales se nomment Honda Accord, Hyundai Sonata et Toyota Camry, entre autres, et où les acheteurs choisissent généralement de remplacer leur voiture actuelle par un autre exemplaire du même modèle. C’est un peu par habitude ou par paresse, et il est difficile pour la Mazda6, qui est pourtant une meilleure voiture, de faire des conquêtes auprès de ces acheteurs qui ne font pas souvent preuve d’initiative. C’est dommage pour eux, car ils ne savent pas, et ne sauront peut-être jamais, ce qu’ils manquent.

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