Toyota Sequoia 2020 : l’imposant passe-partout

Points forts
  • Coffre transformable volumineux
  • Capacité de remorquage importante
  • Version TRD Pro attrayante
Points faibles
  • Direction légère
  • Insonorisation perfectible
  • Consommation élevée
  • Roulis en courbe
Évaluation complète

L’utilitaire le plus gros signé Toyota, le Sequoia, se donne des allures de robuste passe-partout avec la nouvelle version TRD Pro.

À mesure que progressent les ventes des utilitaires, de nouvelles tendances se dessinent chez les acheteurs. La plus récente s’exprime par une demande croissante de modèles aptes à servir à l’écart du bitume. À l’affût de ces tendances, les constructeurs se sont naturellement mis à offrir des versions étiquetées « tout-terrain ».

Dans certains cas, les prétentions associées à ces noms sont exagérées, mais il en va autrement pour d’autres. C’est le cas des TRD Pro.

Lancées en 2020, ces nouvelles versions du Sequoia, du 4Runner et des camionnettes Tacoma et Tundra sont préparées à l’usine pour un usage hors route (que nous qualifierons de « normal »). L’imposant Sequoia dont nous avons fait l’essai illustre la formule éloquemment avec sa carrosserie Vert kaki. Coiffé d’un très grand porte-bagages tubulaire, il donnait l’impression d’être conçu pour nous transporter au bout du monde!

Bien sûr, les amateurs de tout-terrain s’attarderont plutôt aux amortisseurs Fox de 2,5 po à dérivation interne que reçoit ce véhicule, de même qu’à la plaque de protection sous le moteur. Ils apprécieront aussi les antibrouillards Rigid Industries, mais plus encore les roues noires en alliage de 18 po chaussées de Michelin LTX A/T2, des pneus tout-terrain. C’est un choix nettement plus avisé que les roues de 20 po des autres versions du Sequoia.

Pour les passionnés hardis, qui entendent affronter des sentiers non balisés, un équipement pareil ne constitue qu’un début. Ils consulteront assurément des catalogues d’accessoires spécialisés (celui de TRD ou d’autres) afin de préparer ce véhicule à un usage plus intense. Par contre, pour Monsieur et Madame Tout-le-Monde, le TRD Pro conviendra parfaitement aux visites occasionnelles dans des pourvoiries du Québec. D’ailleurs, sa dotation a été pensée aussi pour rehausser le confort et l’agrément de ses utilisateurs. Voilà pourquoi il a, entre autres, un hayon assisté, une sellerie en cuir et une chaîne audio JBL à 14 haut-parleurs avec système de navigation intégrée et service Destination Assist.

Photo: Toyota

Gamme remaniée

Lorsque le TRD Pro a été introduit au Canada, en 2020, il devenait la troisième variante du Sequoia SR5, la version de base. L’équipement associé à cette variante ajoutait toutefois la coquette somme de 15 660 $ au prix du SR5! Du coup, le TRD Pro devenait le Sequoia le plus cher de la famille. Ce modèle hors route aux allures de travailleur de chantier forestier était plus coûteux qu’un Sequoia Platinum, version réputée la plus luxueuse! Toyota Canada a donc réorganisé ses utilitaires Sequoia 2021 pour corriger cet anachronisme. Les versions SR5 et SR5 TRD Sport, peu populaires, ont été retirées du catalogue, alors que le Sequoia TRD Pro est devenu une version à part entière, en plus d’être le nouveau porte-étendard de la gamme!

Cette gamme compte toujours trois versions. La Limited devient désormais la plus abordable du lot, suivie de la Platinum, à laquelle on prête encore un penchant luxueux. Enfin, la version TRD Pro coiffe la gamme. On la distingue d’ailleurs à sa calandre exclusive que le constructeur qualifie de rétro.

Le Sequoia est un modèle qui change peu. Sa première génération lancée en 2000 a été commercialisée durant sept ans. Puis, en novembre 2007, le modèle que l’on connaît aujourd’hui a fait ses débuts au Salon de Los Angeles. Au fil des douze années qui se sont écoulées, sa dotation a évolué, sa gamme de motorisations a été rationalisée et sa silhouette a subi quelques retouches esthétiques en 2018.

Photo: Toyota

Assemblé dans une usine de Princeton, en Indiana, le Sequoia partage la motorisation de la camionnette Tundra (qui est assemblée à San Antonio, au Texas). Pour l’animer et lui permettre de remorquer de lourdes charges, Toyota a recours au V8 i-Force de 5,7 L. Ce moteur de 381 ch est jumelé à une boîte de vitesses automatique à 6 rapports dotée d’un mode manuel pratique et d’un mode de remorquage essentiel. Ce moteur livre 401 lb-pi de couple, assez pour les déplacements hors routes exigeant l’utilisation de la gamme de vitesses basses et les tâches de remorquage impliquant une cargaison atteignant 3 221 kg, dans le cas des Sequoia TRD Pro et Limited (3 175 kg pour la version Platinum). L’équipement nécessaire au remorquage fait d’ailleurs partie de la dotation de série (attelage de forte capacité, connecteurs à 4 et à 7 broches, refroidisseur supplémentaire du liquide de la boîte automatique et indicateur de sa température).

Tous les Sequoia vendus au Canada ont un système à quatre roues motrices multimode (4H, 4L et 2RM) avec différentiel central Torsen autobloquant; un différentiel qu’il est possible de verrouiller pour faciliter les manoeuvres sur des surfaces offrant peu d’adhérence.

Avec une motorisation pareille et un véhicule pesant au-delà de 2,7 t (le TRD Pro est le plus lourd de la gamme), personne ne s’étonnera d’apprendre qu’ÉnerGuide attribue une consommation moyenne de 16,5 L/100 km au Sequoia (même si notre essai s’est conclu avec une moyenne de 14,5 L, cette cote semble plus réaliste).

Photo: Toyota

Intérieur vaste, mais vieillot

L’intérieur très spacieux peut accueillir 7 ou 8 personnes, selon la version choisie. Le coffre transformable très vaste constitue naturellement un point fort de ce véhicule.

Malgré la suspension indépendante aux quatre roues, ce véhicule a un roulis prononcé en courbe. Par contre, malgré ses 5,2 m de long, il demeure très manoeuvrable. Sa direction, qui a un rayon de braquage réduit, est très légère. C’est tant mieux lorsque l’on se déplace dans un petit sentier sinueux à basse vitesse. Par contre, à haute vitesse sur l’autoroute, les petites corrections qu’elle impose régulièrement peuvent devenir irritantes.

Photo: Toyota

Le Sequoia laisse paraître son âge relativement avancé par son manque d’insonorisation (GMC fait nettement mieux avec le Yukon 2021) et les vibrations parasites que l’on ressent au niveau de la direction et de la suspension. Le design intérieur le rappelle aussi, surtout avec cet écran tactile de 7 po qui paraît minuscule dans le grand tableau de bord. En revanche, les systèmes Bluetooth, CarPlay d’Apple et Android Auto, tous de série, et l’avènement de la version TRD Pro démontrent qu’un modèle vieillissant peut rester au goût du jour! 

En vidéo: 10 modèles vendus aux États-Unis...mais pas au Canada

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